22 septembre 2012

Rosa Candida

Un fort joli conte islandais...merci Hélène T.
L'histoire du jeune Lobbi, un garçon rouquin de 22 ans qui vient de perdre sa maman dans un accident de voiture et qui souhaite la faire "survivre" via une espèce unique de Rose à 8 pétales et sans épine. Il quitte sa jeune enfant, qu'il a conçu en une "demi-nuit d'amour dans un serre" avec la jeune Anna,  son frère jumeau, autiste, son père inquiet et sa terre natale, l'Islande. S'engage alors une sorte de parcours initiatique pour le jeune Lobbi, au volant de son Opel et avec comme précieux bagage: trois boutures de ces fleurs si précieuses, vers une roseraie d'un monastère sur une terre qui n'est jamais nommée, comme dans les contes de fées. Il fera diverses rencontres, joliment poétiques. Au monastère, il se découvrira "père" puisque Anna viendra le rejoindre avec leur petite fille Flora Sol.
Comme une parenthèse dans un mode tourmenté, ce roman est un vrai havre de paix, aux odeurs fleuries!
Brigitte, Mama des Amériques: tu devrais adorer!!

« Rien de plus charmant que ce premier roman, bulle de délicatesse et d’authenticité rescapée d’une époque qui ne connaît plus ces mots-là. »
Jeanne de Ménibus, Elle

18 septembre 2012

Camille redouble

De Noémie Lvovsky
Ce film est étrangement magique, poétique, tendre, mélancolique et drôlissime...
L'histoire c'est celle de Camille (Noémie Lvovsky), actrice quadragénaire, ratée, assez portée sur la boisson, qui se fait larguer à l'aube de 2008 par Éric (Samir Guesmi), son amour de toujours et père de sa fille. Pour noyer son chagrin, elle part fêter le nouvel an chez des copines, picole du  champagne (un peu trop), et attérit le lendemain matin à l'hôpital en 1985, à la veille de ses 16 ans, vêtue d'un t-shirt des Clash, face à ses parents ressuscités. 
Une fois passé le choc, Camille retrouve sa maison d'enfance, son Walkman, ses posters d'adolescentes, son lycée et sa bande de copines et surtout Éric, celui qui la quittera 25 ans plus tard...Commence alors le "redoublement" de son adolescence dans son corps de femme, avec sa maturité d’adulte. Pour ceux qui l'entourent, rien anormal, elle est juste une ado des années 80. Sauf que la question des pertes/erreurs de l'adolescence se pose a nouveau et Camille est confrontée à l'idée/illusion (?) de pouvoir changer sa destinée.
Le tout donne un film quasi onirique, à la frontière du réel et tendrement poétique. Ça parle d'amour: amour de jeunesse, amitié, amour filial (Yolande Moreau en mère, discrète et aimante est époustouflante!) . C'est aussi philosophique, puisqu'il est question de se retrouver dans le passé avec toute notre expérience et pleine conscience, et de faire (refaire) les mêmes choix...
Noémie Lvovsky, joue Camille à 15 ans et à 40, avec un talent démesuré! Tous les seconds rôles sont extraordinaires; les acteurs sont brillants, sobres et justes. Quant à la BO: je tire mon chapeau à monsieur Gaëtan Roussel, elle est juste impeccable.
J'ai oscillé entre rires et larmes en permanence, particulièrement touchée par la justesse du film notamment lorsqu'il est question d'amour parental et de perte. 
Tiens, je crois même que je vais y retourner...
La jolie critique des Inrocks

14 septembre 2012

Les Lisieres (Ou comme on dit à Tahiti "y'a trop de lumière dans ta tete à toi, Olivier Adam")

Si le sujet de départ est plutôt bon (un écrivain bobo gaucho retourne à V. sa ville d'enfance pour s’occuper de sa mère malade et son père isolé alors que Sarah, sa femme l'a quitté gardant ses deux enfants), le résultat final est drôlement décevant!
Le texte est un récit geignard, portrait d'un écrivain nombriliste à la lisière de deux mondes: celui de la littérature parisienne (avec description acerbe de son éditeur -vas-y que je crache allègrement dans la soupe-, se moquant de ses congénères parisiens qui ne comprennent pas son exil breton...) et celui de son enfance/adolescence troublées, entre anorexie et tentative de suicide à V., en banlieue parisienne. Là-bas, ses anciens amis ont fait leur vie, la-bas, on est caissier à l'Hypermarché, on vit dans une maison de lotissement sans charme, on est endetté par deux crédits revolving...et Paul ne se sent plus appartenir à ce monde-là non plus.
Entre des parents mal-aimants, un secret de famille, une maison de famille à vider: Paul est perdu, donc il geint, se lamente, se cherche! Et c'est gonflant! Le parallèle avec l'actualité japonaise et le Tsunami qui ravage la seule terre qu'il aime ne fonctionne pas des masses! On a sans cesse l'impression de recevoir des leçons de sentiments et de politique! La "Blonde" déchaîne les débats dans les banlieue, le père de Paul va voter pour elle et Paul s'insurge! Son frère vétérinaire, capitaliste marié à une avocate fiscaliste incarne le Mal absolu: trop facile. En plus, le style n'est pas époustouflant, jamais je n'ai eu envie de corner les pages....En bref, merci les plages tahitiennes, un bon hamac (photo a l'appui) et plusieurs heures d'avion, sans quoi j'aurais probablement laisse tomber! Quand on pense qu'il est en lice pour le Goncourt...

25 août 2012

Associés contre le crime

Déçue après les deux premiers opus, particulièrement savoureux. (Vus et revus en DVD!). 
Restent Catherine Frot et Dussolier, particulièrement bons mais l'histoire, mon Dieu l'histoire! On dirait les gendarmes et les extra-terrestres! 
Le duo Belisaire/Prudence est impeccable,  juste et charmant. L’alchimie entre les deux acteurs fonctionne toujours. Le hic c'est le programme de ce talentueux duo. Parce qu'entre de jolies tablées (un mythique "choucroute-salade d'endives"), des lendemains de fête arrosée hilarants, des pas de danse extra ...s'entrevoit un scenario, qui ne tient pas la route. Pour le retour, les Beresford repartent dans la maison de retraite de leur première aventure, devenue une clinique de chirurgie esthétique où un savant a disparu emportant avec lui, le secret de l'éternelle jeunesse: l'oeuf d'Ambroise...Se succèdent alors des scènes fantaisistes (à la limite du ridicule de l'absurde), dans cette clinique futuriste peuplée de personnages secondaires qui sonnent faux : que faut-il voir en ces chirurgiens mi-nazis ou cette infirmiere "indic" chinoise ? Et puis cette fin....une fin idiote.
Quelques détails rigolos :  Belisaire deguise en Capitaine Nemo (j'ai ri comme une baleine), Catherine Frot en peignoir qui fait le canard sont-ils suffisant pour sauver le film? Probablement pas. J'attendais tellement de ce troisième volet :(

Mauvaise fille

Décidément Justine Lévy est écrivain...vraiment! 
"On va lui trouver un chouette nom, rien qu'à elle, sans fantôme, un nom qui ne lui mette pas la pression, un nom avec lequel elle puisse, plus tard, faire ce qu'elle veut, cosmonaute, député, rockeuse, gangster, styliste, femme au foyer, championne sportive, fleuriste, un nom qui aille avec tout, un nom avec lequel elle ait le choix d'être belle ou vilaine, facile ou difficile ou entre les deux, ça n'existe pas? On trouvera. Maman m'aidera"
Sauf que sa mère n'est plus la. Justine Lévy (Louise) évoque avec talent la disparition de sa mère qui se déroule en même temps que  sa propre grossesse. Que de justesse dans l’écriture, que de précision pour décrire ce conflit intérieur entre le désir de devenir mère et l''injustice suprême de voir la sienne lutter contre un cancer déjà gagnant. Pas de mélo, pas de pathos, juste des mots simples pour raconter ce duel entre deuil, souffrance d'un être aimé et pourtant inconnu  et la naissance d'un être à apprivoiser, à  aimer, dont on ne sait rien, dont tout reste a découvrir.
Chapeau Madame.
Voir aussi "Rien de grave" de la même Justine Lévy.

24 août 2012

Cornouaille

Bel hommage a la Bretagne, des paysages sublimes et une lumiere sensationnelle mais pas tres convaincue par le scenario.

19 août 2012

Rebelle

Broderie, bonnes manières, recherche du prince charmant: tout le contraire de Mérida,  notre petite princesse écossaise rousse et bouclée (c'est la première héroïne Disney aux cheveux bouclés). Ses cheveux d'ailleurs ne sont jamais lisses, toujours en bataille, avec de jolies mèches rebelles comme l’héroïne! :)
Car ce qu'elle aime, c'est le tir a l’arc, l'équitation, écouter son père raconter son combat contre l'ours... et surtout sa liberté!! Sa mère, voit les choses un peu différemment et tente de la marier avec un héritier . Les 3 prétendants sont aussi hilarants que ridicules: en kilt, laids et particulièrement crétins. Pour échapper à cet avenir, Mérida a recours a un sortilège, qui risque de mal finir...
Ce qui est bien dans Rebelle c'est que ce n'est pas un film de princesse, c'est presqu'un dessin aminé pour les garçons (ou les féministes!) C'est plein de batailles, d'ours, de maléfices, de sortilèges, de forets angoissantes et y a même pas de prince charmant: même à la fin! 
Un vrai bon Pixar, avec une histoire simple mais des décors a tomber et surtout une héroïne très attachante! Doit y avoir quelque chose qui me parle en cette petite nana qui prend son temps pour trouver "l'ours a son goût"...

18 août 2012

Du vent dans mes mollets

Un vrai "J'AIME", sincère, franc et massif!

Les témoins de la mariée

Gros bof! J'suis mitigée, ça se lit vite, preuve que ça ne m'a pas déplu et c'est accrocheur... mais ça a un coté un brin horripilant! Trop facile, trop mélo...et pourtant une impression bizarre à la fin. Comme un "Tiens,  je me suis un peu laissée prendre au jeu de cette chinoise sortie de nulle part, venue semer le bonheur et resserrer le lien d'amitié entre 4 potes". Didier van Cauwelaert y a mit tous les ingrédients qui plaisent "une pincée de sexe (hétéro et homo, comme ça personne n'est déçu), un brin d'humour, une poignée de potes, un fauteuil roulant, une histoire de mort presque "belle", de la philosophie tibétaine: too much!! A envisager comme lecture d'été...

10 août 2012

La rivière noire

Un bon indrinason, avec au programme des histoires de viols, de vengeance mais surtout de Rohypnol. C'est LA raison pour laquelle je l'ai acheté!

9 août 2012

Les saphirs

Dire que le film "les Saphirs" est un petit bijou voire un joyau relève du jeu de mots un peu facile... néanmoins c'est ce que m'inspire ce film. J'ai tout simplement savouré ces 1h45 de roadmovie musical.  L'histoire se déroule en 1968, quatre chanteuses aborigènes quittent le bush Australien pour le Vietnam accompagné de leur "impressario", le genial et charmant Chris O'Dowd (le flic de "mes meilleurs amis"), pour devenir le groupe soul des camps militaire. En route, de jolies histoires d'amitié teintées d'amourettes sur un rythme soul! J'adore ;)
Le personnage de Dave Lovelace, l'impressario, un mucisien un peu raté qui decide de faire de ces 4 aborigenes des chanteuses soul est juste terriblement attachant. Les filles ne sont pas des bombes, bien loin des canons des comédies sentimentales sirupeuses américaines, mais incarnent avec beaucoup d'authenticité ces nanas qui rêvent d'atteindre le firmament des étoiles de la soul music!!!
J'ai ri, j'ai été émue...j'ai sursauté avec elles au Vietnam, et le quatuor soul m'a souvent "dressé les poils" comme disaient les jurys de la Nouvelle Star.
Certes, j'entends d'avance la critique : "trop de clichés", "c'est conventionnel", "écrit d'avance"...ben, pas tant que ça! Le scenario est plutôt costaud, y a des rebondissements, juste ce qu'il faut de larmes, beaucoup de chansons énergisantes...Bref, pourquoi se priver de se faire du bien! La bande annonce n'est pas a la hauteur mais je la mets tout de même:

8 août 2012

A coeur ouvert

Mais quel ennui!!
Dans ses deux derniers films, Juliette Binoche avait l'air soit bourrée soit épuisée...Dans celui ci, elle joue le rôle d'une brillante femme chirurgien très fatiguée et très portée sur la boisson -on ne change pas une équipe qui gagne.
L'histoire est celle d'un couple d'illustres chirurgiens mariés depuis près de 20 ans, qui réalisent des greffes cardiaques sans intubation (oui, ok, je cherche la petite bête), qui baissent des poignées de bloc après s’être lavé les mains à la Bétadine Scrub et qui errent dans les couloirs de l’hôpital vêtus de blouses beigasse de cordonnier. Crédibilité : ZERO!
Revenons a notre couple, ils sont fou-amoureux, mangent trop, boivent trop, baisent trop...ce n'est pas moi qui le dit c'est Mila (Juliette Binoche) à Javier (Edgar Ramirez). Ils font des trucs bizarres comme des ados en phase passionnelle (ils vont au zoo faire des pique-niques improvisés, se planquent de nuit dans des parcs, font de la barque de nuit en mangeant à même les doigts, foncent à moto de nuit). Bref, une vie bohème, égoïste et insouciante! Mais Mila tombe enceinte et l'équilibre ado-bohème chavire (comme la barque! oui, parce qu'il y a out plein de métaphores grossières!) Elle n'a jamais voulu d'enfant, mais Javier en a envie. Commencent les emmerdes: Javier buvait déjà trop, la il vire alcoolo. Le couple se fragilise: Mila ne fait que pleurer, crier (proche de l'hystérie, insupportable à regarder...) ou bien dormir et lorsqu'elle se réveille, demande systématiquement quelle heure il est et si elle a beaucoup dormi. Nous aussi!!!
Bref, j'ai détesté! Mais j'aimerais bien avoir vos avis.

6 août 2012

4 août 2012

360

Comme je n'ai jamais vu, ni même entendu parler de La Ronde, la pièce de théâtre d'un autrichien Arthur Schnitzler dont est inspiré le film, je me contenterai de vous dire que j'ai éprouvé énormément de plaisir avec ce film chorale.
Ça parle de solitudes modernes, de chemins, d'histoires qui se mêlent, d’êtres qui se frôlent, parfois sans le savoir...Aux quatre coins du monde, Vienne, Londres, Paris, Usa, on suit les destins croisés de ces personnages : l'homme d'affaire, sa femme, Rose, le dentiste parisien musulman, ce père à la recherche de sa fille, une jeune brésilienne fraichement séparée qui rentre chez elle. Le casting est digne de ce nom: Hopkins, Jude Law, Rachel Weisz, Jamel Debbouze (qui ne fait pas "du Jamel)!
La question du film, c'est un peu: "un simple battement d'ailes d'un papillon peut-il déclencher une tornade à l'autre bout du monde?" Une rencontre peut-elle modifier leur vie? Que se serait-il passé pour chacun d'entre eux ?
Des halls d’aéroport, aux trottoirs de Londres et Paris, en passant par la prison américaine, le film prend l'apparence d'un récit "kaléidoscope" et semble vouloir nous montrer à quel point nous sommes interconnectés, décrivant ces ficelles qui nous lient les uns aux autres. Un bon film dont vous pouvez voir la bande-annonce:
360 - Offical Trailer / Bande-Annonce [VO|HD] par Lyricis

Chère Maman. Les mères aussi peuvent être toxiques

Pourquoi ai-je acheté Chère Maman et son sous-titre explicite : Les mères aussi peuvent être toxiques ? Difficile à dire. Certainement pas...