6 décembre 2017

Paris, etc.

La série française que j'attendais! AD, je te bénis de m'avoir glissé qu'elle était intégralement disponible sur Canal ! Comment ferais-je sans toi ?
Pourtant les séries et moi, c'est pas le grand amour. Faut que ce soit court, que je m'attache aux personnages, que ça parle d'amour (un peu voire beaucoup), de filles (ça aide pour l'identification), de problèmes de société (amour, sexe, addictions, etc.) ou de médecins (Grey's Anatomy, Urgences, Dr House, Scrubs, etc.).
La probabilité que j'accroche avec une série est faible en dehors de ces circonstances! Mais lorsqu'elles sont réunies, whaou!! Et là y a TOUT, carton plein.
Chaque épisode dure 30 minutes, du coup, ça fait deux à trois par soir, voire 4 en cas de chutes de neige! On y parle de femmes qui aiment, qui ont aimé, qui aiment moins ou qu'on aime mal dans une bien jolie ville (Paris). On y parle de sexe, d'enfants, d’école, de la vie, des attentats, de différence, de médecine (quoique la chef de clinique de 45 ans, je doute :). Les destins s'entremêlent, comme dans ces livres choral que j'affectionne.
La bande originale est formidable (y a même la jolie chanson "La Parisienne", de Kiddo, la fille de Zabou que mon ami FA m'avait fait découvrir il y a quelques années.)
Un vrai régal! Vite la saison 2 : Mathilde (ma chouchoute!) Marianne, Gil, Allisson, Nora, vous me manquez déjà tant ! 

21 novembre 2017

M

C'est lors d'un trajet Montpellier-Limoges à l'aube, le cœur encore un peu ailleurs, que j'ai entendu Sara Forestier présenter son film "M" à ce cher Augustin. Tout me plaisait dans cette histoire, la rencontre entre deux personnages cabossés, la notion de silence amoureux, le fait qu'elle soit librement inspirée de la vie de Sara Forestier et de son histoire d'amour avec un jeune homme analphabète.
C'est donc avec joie que je découvrais que ce film était projeté dans le petit cinéma de mon quartier.
Nous étions 5 dans la salle (oserais-je un "comme d'habitude" ?) et je retrouvais le plaisir de me vautrer dans ses grands sièges rouges.
Le résultat a été à la hauteur de mes espérances, un film puissant, habité,  sans doute très imparfait, et bourré de maladresses mais émouvant.  On y découvre une Sara Forestier sans âge, en ado de 17 ans, qui n'a pas pris l'ombre d'une ride depuis l'Esquive et un Redouanne Harjanne, violent, sauvage et fragile. 
Mention spéciale à la BO et une chanson de Christophe juste parfaite!

15 novembre 2017

Noir dehors

Un livre qui m'a emballée dans sa première moitié puis moins convaincue par la suite devant son caractère hautement "improbable".
C'est l'histoire croisée de 3 personnages, sombres, meurtris dans un New-York paralysé par une panne générale. Il y a Canal, l'enfant abandonné de Chinatown, Simon, l'avocat arrogant et Naomi, la " pute qui n'a jamais vu la lumière du jour" (et sa compagne de toujours Bijou). Si le début est magistral, dans ce  New-York étouffant, et étouffé par une panne générale, la deuxième partie est plus poussive. La rencontre avec les personnages est épatante, enfermés respectivement dans leurs solitudes. On s'attache, on transpire, on s'échappe avec eux jusqu'à Brooklin. Puis, ça patine, on n'y croit moins, devant tant d'improbabilité. On en sort un peu mitigé, mais néanmoins heureux d'avoir croisé  pendant quelques heures, le destin de ces héros malmenés dans une ville que j'aime tant.

5 novembre 2017

Cher lecteur

En ce dimanche soir, à l’heure où Jérôme GARCIN et cie polémiquent sur les ondes de radio France, je laisse la place à mon ami Eric, qui fort enthousiaste après sa lecture, souhaitait la partager et m’offrait ces quelques lignes pour mon blog. --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- "Faisant encore une fois la nique à l'utilitarisme ambiant, j'ai passé la majeure partie de ce vendredi allongé sur mon canapé, un plaid sur les genoux - car même s'il ne fait pas encore très froid, le plaid est l'accessoire indispensable à toute lecture automnale qui se respecte - à lire le petit livre (à peine 200 pages) de Georges Picard intitulé "Cher lecteur" (conseil de Jérôme Garcin au dernier Masque et la Plume) paru dernièrement aux éditions Corti et disponible chez votre libraire indépendant préféré pour la modique somme de 17 euros : un foisonnement d'idées, de références (c'est à dire d'envies de lectures prochaines) et des phrases sublimes telles que celle-ci : "Connaître la vie, c'est accepter d'être le nomade impénitent de notre monde intérieur". Vous n'avez certainement pas besoin, lisant le blog d'Hélène, d'être convaincus de la grande nécessité (je n'écris pas "absolue nécessité" bien que j'en sois tenté, car je connais des gens infréquentables qui lisent beaucoup - des universitaires pour la plupart - et d'autres parfaitement fréquentables qui n'ont pas ouvert un roman depuis le lycée - un ami cher et que je considère comme la perle des hommes-) de lire des livres (dans l'idéal pas n'importe lesquels mais c'est un autre débat) pour devenir des êtres humains plus ouverts, tolérants, patients, en deux mots : moins cons. Vous n'avez pas besoin non plus que l'on vous rappelle que la lecture fait de nous, cultivateurs de ces mondes intérieurs que la société marchande tend à détruire, car tel est son intérêt, des êtres humains moins frustrés, capables d'échapper quelques temps par la grâce de la littérature au mouvement de balancier qui nous fait osciller entre l'envie de posséder et l'ennui qui s'installe immanquablement après toute nouvelle acquisition et nous pousse à en désirer une autre. Vous n'avez besoin de personne pour savoir si, comme moi, vous préférez généralement la compagnie des morts à celle des vivants, et redoutez par dessus tout ces "imbéciles qui se croient plus vivants que Proust !". Mais avec ce livre, comme avec tout bon livre (j'entends par bon livre un livre qui nous révèle quelque chose de nous-même : roman, essai, poésie, manuel d'anatomie...), dans lequel Picard nous dit essentiellement, de sa voix chaleureuse, solidaire et intelligente, des choses que nous portons en nous, il s'agit moins d'être convaincu que, très simplement, de se sentir moins seul. Ma lecture achevée, j'ai remis fébrilement "Cher lecteur" dans son emballage en papier kraft et filé jusqu'à la Poste pour l'expédier à un ami, bien vivant et grand lecteur, qui habite à l'autre bout de la France, puis à La Machine à Lire où j'ai acheté, sur les conseils d'un certain Georges, le premier volume des "Papiers collés" de Perros. J'ai commencé à le feuilleter. Je crois que je vais me faire un nouvel ami."

15 octobre 2017

Numero Une

Je crois que c'est ce qu'on appelle "passer à coté"! Je suis restée parfaitement hermétique à ce "grand" film dont parle la presse.
L'histoire d'une ingénieur brillante, Emmanuelle Blachey (admirablement incarnée par Emmanuelle Devos, cela est incontestable) dans une grosse société d'énergie, recrutée pour prendre la tête d'une société du CAC40. C'est là le début des emmerdes :  jeux de pouvoirs, manipulations, bassesses machistes en tous genre.

A vouloir nous prouver qu'il est difficile voire impossible pour une femme de devenir PDG: ça en devient démonstratif, féministe et relativement répétitif ! L'homme est odieux, assoiffé de pouvoir, les femmes s'organisent, les réseaux féministes résistent. MOUAIS, je ne devais pas être dans l'esprit ce soir là...

1 octobre 2017

L'un dans l'autre

Avec Louise Bourgoin, Stéphane De Groodt.  

Mais qu'allais-je donc faire dans cette galère ? Perdre 6.50 euros assurément ...
La bande-annonce m'avait fait sourire (l'histoire d'un homme qui se retrouve dans le corps de sa maitresse et inversement ) et j'avoue une tendresse pour Louise Bourgoin, actrice que je trouve physiquement divine et plutôt convaincante. Mais là, non c'est insupportable, pas crédible, bête et pas drôle. Même sur canal + , passez votre chemin. 

Le soleil de Scorta de Laurent Gaudé

C'est dur, c'est âpre, ca sent la rocaille des Pouilles,  et ça m'a transportée l'espace de 48 heures dans un autre monde... à lire, assurément !


Demain et tous les autres jours

Un film comme je les aime, sensible et profond sur un sujet pas facile : la maladie mentale et la solitude d'une enfant élevée par une maman aux abonnés absents, bercée par la folie.
La bande-annonce donne terriblement envie, portée par une chanson absolument splendide et qui figure d'ores et déjà en favori dans ma playlist Deezer :  "Oh my mama ".
Le pitch c'est l'histoire de Mathilde 9 ans, une gamine solitaire, élevée par une maman perchée (toujours parfaite Noémie Lvovsky). Le père (Mathieu Amalric) surveille de loin cette relation mère -fille au travers de conversations Skype avec sa fille.  La petite est tout simplement fantastique, incarnant à merveille cet amour fou, ce regard bienveillant  sur cette maman illuminée. Et puis il y a cette improbable micro-chouette, douée de raison, complice, arme anti-solitude, compagnon d'angoisses de cette gamine, métaphore de la conscience...Fallait OSER !
Le film parle d'amour, d'angoisses, de solitude. On y retrouve un certains nombre de thèmes chers à la réalisatrice (l'enfance, le lien à la mère, le songe, etc.) et cette folie douce qu'on entre-apercevait dans Camille redouble. Par certains aspects, j'ai aussi pensé à "En attendant Bojangle", ce livre merveilleux sur la folie et le regard de l’enfant sur la maladie mentale des adultes sensés les guider.

Et même si je pensais être encore plus émue et en sortir en larmes, je ne peux que vous conseiller de regarder ce joli conte métaphorique!


29 septembre 2017

Mary

C'est toujours avec un immense plaisir que je laisse la plume à mon ami Eric sur un film que je rêve de voir...en VO! 
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" Si un jour vous hésitez à accorder une seconde chance à quelqu'un, ce film vous offre une bonne raison de répondre à cette importante question par l'affirmative : il y a dix ans Marc Webb avait réalisé un clip pour Miley Cyrus.
Il vous offre en outre la possibilité de découvrir une merveilleuse jeune actrice nommée Mckenna Grace, alias Mary (traduction littérale de "Gifted" - et ce n'est pas Hélène, qui a acquis grâce à un long séjour aux États-Unis une parfaite maîtrise de l'anglais, qui me contredira), génie précoce des mathématiques dont la mère, elle-même génie des mathématiques dont l'enfance fut sacrifiée par sa propre mère au nom du bénéfice que l'humanité aurait pu tirer de la résolution d'une équation très compliquée, a mis fin à ses jours quelques années plus tôt. Mary est alors recueillie par son oncle (here comes Chris "Captain America" Evans), professeur de philosophie (ce qui lui confère un légitime recul sur l'existence et ses petits tracas) reconverti en réparateur de moteurs de bateaux (ce qui lui confère de la crasse sous les ongles), et tous les deux coulent des jours heureux dans quelque port reculé de Floride (dont on nous dit qu'il est peuplé de moustiques et de cafards mais où l'on aimerait quand même bien habiter) jusqu'à ce qu'intervienne pour Mary la question fatidique de l'école.
Doit-elle assister aux cours dispensés dans l'école primaire locale et apprendre à vivre une vie normale parmi les enfants de son âge (c'est l'avis de son oncle) ou doit-elle plutôt être orientée vers une structure spécialisée où son potentiel intellectuel sera exploité au maximum, au nom de l'intérêt supérieur de l'humanité (toujours lui), et accessoirement d'un nom laissé à la postérité et d'un portrait accroché dans le hall d'une université prestigieuse (c'est l'avis de la grand-mère et elle est prête à tout pour le faire valoir) ?
C'est cette lutte que se livrent l'oncle et la grand-mère (le fils et sa mère) quant au meilleur choix possible pour l'avenir de Mary que nous raconte ce petit film, avec beaucoup d'intelligence et de drôlerie, et à peine un ou deux violons (nous sommes tout de même aux États-Unis), jusqu'au "twist" final d'outre-tombe tant inattendu que pertinent. "

17 septembre 2017

Marie d'en haut

L'unique livre de Agnès Ledig que je n'avais pas lu, fut dévoré en une journée. 
On y retrouve tous les ingrédients d'un roman simple, émouvant et facile à lire, "de midinette" diront certains. Les personnages sont attachants, cabossés, avançant dans la vie un peu cahin-caha.  D'un coté, Marie, agricultrice, forte femme en apparence et maman célibataire d'une petite Suzie. De l'autre, Olivier, lieutenant de gendarmerie solitaire et un poil râleur. Et puis, arrive la rencontre, improbable, celle qui vous donne envie de tourner les pages. Du coup, c'est cousu de fil blanc, hautement romantique, une sorte de l'amour est dans le pré avec des héros charmants.  En somme, parfait pour les vacances. 

Elle et Lui

Un Marc Lévy sur la plage c'est permis : c'est en poche, ça ne craint pas le sable et ça se lit entre deux baignades! Dans cet opus, j'ai passé 48 heures assez savoureuses, j'avoue, avec Paul et Mia. Il est écrivain, américain, paumé. Elle est actrice, britannique, doucement allumée et malheureuse en amour.
Leur rencontre à Paris est improbable, leurs échanges plein d'humour et leur attachement irrésistible. Un livre qui donne envie de tomber amoureux (ou alors c'est le soleil crétois).
rendez vous l'été prochain Monsieur Lévy !

La tresse de Laetitia Colombani

Un très joli cadeau de mes internes et externes, dévoré en 48h.
La tresse c'est le récit croisé de trois destins, de trois femmes sur trois continents. 

En Inde, Smita est une Intouchable, elle ramasse les excréments et rêve pour sa fille  de liberté, d'éducation, d'école. En Sicile, Giulia travaille avec son père dans une entreprise familiale qui traite les cheveux pour fabriquer des postiches. L'accident de son père sera la début d'une remise en question de son métier et de ses choix de vie. Enfin Sarah, la canadienne, avocate, working girl apprend son cancer entre deux rendez vous professionnels.  La maladie est interdite dans son monde : cruel, masculin!  
Une fois commencé impossible de reposer ce livre, les pages s'enchaînent, les destins se croisent. Et, même si le lien qui les lie, le cheveu est "un peu facile", que la fin est prévisible dès le chapitre 3, on se laisse emporter par ces destins et l'écriture ultra fluide.

16 août 2017

C'est où, le Nord ?

Un livre contemporain, générationnel dévoré en une matinée. Ella a 24 ans, elle est professeur de français dans un lycée catholique dans lequel elle fait un peu figure d'OVNI ...Elle a des collègues bizarroïdes, des élèves de 6e aussi attachants qu'atypiques, un mec qu'on a envie de gifler, des potes un peu déjantés : Théo, l'homo fantasque et Lou. En 300 pages, nous voilà embarqués dans la vie de cette toute jeune femme, vie mouvementée entre poèmes de Prévert à commenter, soirées arrosées, histoire d'amour/sexe, virées à Budapest et substances plus ou moins licites. Le ton est, en apparence, ultra léger mais les situations abordées sont parfois graves : autisme, avortement, religion, relations familiales. Le style est aussi jeune et frais que son héroïne, à l'image d'une génération d'adultes en devenir. Franchement réussi ...

Passade

Encore toute  surprise d'avoir vu dans un grand cinéma de ma ville (pas réputée pour ses choix avant-gardistes) ce film pour le moins étrange, qui ne  restera vraisemblablement pas longtemps à l'affiche. Nous étions deux dans la salle...deux comme le nombre de personnages à l'écran: Paul et Vanessa.
C'est l'histoire d'une rencontre entre une prostituée de luxe , Vanessa et un trentenaire en mal d'amour, malheureux en couple. C'est l'histoire d'une soirée qui se prolonge, d'une nuit sans fin, de deux solitudes. Échanges des fluides, des mots, des maux...Le film est un huis clos, intégralement filmé dans une chambre d'hôtel pour intellos où s'étalent livres de poche et livres d'art, sur un fond de papier peint nuageux.  J'avoue avoir trouvé ce couple d'une longue nuit assez touchant, parfois drôle et assurément énigmatique!  Et si les dialogues sont parfois un peu appuyés, les voir savourer du champagne sous une tente improvisée est loin d'être déplaisant . 

Chère Maman. Les mères aussi peuvent être toxiques

Pourquoi ai-je acheté Chère Maman et son sous-titre explicite : Les mères aussi peuvent être toxiques ? Difficile à dire. Certainement pas...