9 mars 2020

Surface

Un polar français super bien ficelé, avec des personnages très attachants. Page 3, Noémie, flic au célèbre 36, est défigurée par une balle lors d'une perquisition. Page 12, la voila placardisée dans un commissariat au fin fond de l’Aveyron entre Fouace aveyronnaise et secrets de famille. Le livre commence sur les chapeaux de roue et finit en beauté! Un régal d'intrigue et d'humour.
Je cours m'acheter un autre Oliver Norek.

8 mars 2020

Films des derniers mois

Les films des derniers mois 
Deux moi ⭐️⭐️⭐️
La vie scolaire ⭐️⭐️
Les misérables ⭐️⭐️
La reine des neiges ⭐️
la Belle Époque ⭐️⭐️
Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part ⭐️
Hors normes ⭐️⭐️⭐️⭐️
J’accuse ⭐️⭐️⭐️
Des hommes ⭐️⭐️
Le meilleur reste à venir ⭐️
Au nom de la terre ⭐️⭐️
La fille au bracelet ⭐️⭐️⭐️

28 janvier 2020

Les magnolias

Ou l'art de parler de sujets douloureux avec un humour décapant !
C'est après avoir entendu un Gérard Collard dithyrambique sur France 5, que j'ai craqué (alors que ma PAL s'allonge de jour en jour).
Alain est un acteur raté, un gars sympathique mais sans grands projets...Sa carrière se limite à des rôles de figurants dans des téléfilms médiocres. Pourtant Alain nous charme. Quand il donne des noms aux poneys, quand il rend visite à Rosie dans sa caravane, ou encore par la douceur qu'il dégage lorsqu'il évoque sa grand mère qui s'éteint doucement aux Magnolias. 
Dieu sait que l'ambiance aux Magnolias, cette maison de retraite dirigée par l'austère Évelyne est pesante. On imagine les odeurs de soupe, le cake trop sec, la télé allumée, les transferts fauteuil-lit, lit-fauteuil. Tout pourrait être triste, cette solitude, la vieillesse, l'oubli et pourtant on rit, on rit vraiment. Dès qu'Alain y retrouve sa grand mère, on y sent la tendresse et l'affection. On sourit à imaginer cet anti héros aux petits soins pour cette mamie au passé sulfureux.
Quant à la seconde partie du roman, une épopée en Fuego, je préfère ne pas la dévoiler...juste vous conseiller de prendre une place comme passager et de vous laisser embarquer.
Merci Monsieur Oiseau!

20 janvier 2020

Défaillance de BA Paris

Il y a un an jour pour jour, je me laissais happer par le thriller "Derrière les portes" du même auteur. C’était une lecture facile, sans prise de tête. Je me souviens d’avoir frémis dans un vieux wagon de train pour cette pauvre fille, séquestrée par son mari...
Me voila de nouveau plongée dans le deuxième livre de l'auteur : Défaillances. Et la, désolée mais c'est quand même sacrement tartignole voire laborieux! Car, en plus d’être particulièrement mal écrit (ou traduit ?), l'histoire est grotesque.
Cassandra, Matthew vivent heureux dans leur jolie maison... leur bonheur semble sans nuages. Un soir d'orage (tiens voila les nuages), Cass contre l'avis de son mari -faut toujours écouter son mari, ça nous aurait évité 400 pages- emprunte une route de foret sombre et dangereuse ! Tellement dangereuse, qu'elle apprend le lendemain que la jeune femme (Jane) qu'elle y a croisé est retrouvée assassinée (au couteau de cuisine à dents (couteau à pain?). Évidemment, Jane avait des jumelles adorables (ben oui, évidemment, manquerait plus qu'elles soient moches) et était mariée à Alex, qui se retrouve veuf éploré...Commence alors pour Cass une infernale descente aux enfers entre appels anonymes et perte de mémoire (arrête les benzo ma chérie). Heureusement sa copine Rachel est la pour l’écouter! Quant à John l’amoureux transi, il attend son tour.
Mon Dieu que ce livre est risible quand on y pense. Que cette fille est naïve...Sur M6, en téléfilm, ça doit pouvoir passer mais 400 pages pour cela, non ! 

9 janvier 2020

les films de cette fin d'année

Même si je ne prends plus le temps de rédiger une critique pour chaque film vu, je trouve malgré  tout l'occasion d'aller au cinoch.
Parmi les derniers sorties Ciné...et mon avis en étoiles.
- La Reine de Neiges 2 **
- Les Misérables ***
- La Belle Époque ***
- Le meilleur reste à venir **

8 janvier 2020

Un dimanche à ville d'Avray

Recommandé dans Elle par Olivia De Lamberterie, me voila embarquée le temps d'une après-midi de vacances, dans les 125 pages de ce court roman, plein d'angles morts et de silences.
Un livre troublant sur la mémoire, la sororité, la confidence et le regret.


Trois saisons d'orage

Un grand merci à Hélène R pour cette bien belle lecture rocailleuse !
Un livre lu lentement, comme pour mieux sentir l’âpreté du récit, en s’imprégnant de la poussière qui gravite autour de cette famille de médecins installée dans les pierre blanches d'une forteresse de falaises.  C'est l’histoire d’André,  médecin dévoué, de son fils Benedict (et sa femme Agnès) et de sa petite-fille, Bérangère. Une famille de médecins qui croise celle du jeune Valère, fils de paysan. Au fil des pages, on suit le destin de cette famille en terre hostile.  Les années passent (en quelle année est-on d'ailleurs ?), les orages grondent, la tension monte et le lecteur sent peu à peu que le drame est proche. 
Chapeau à la jeune auteur Cécile COULON, qui arrive en 300 pages à nous dépeindre les destins de ces hommes au cœur d'une nature majestueuse et dominatrice.. 

Sale gosse



L’histoire attachante d’un môme à la dérive, Wilfried et d’une éducatrice de la PJJ, servie par un langue brute et âpre. On sent le désir de l'auteur, un jeune journaliste, Mathieu PALAIN de nous raconter sans fioriture la vie des gamins nés du mauvais coté du périph'. Un roman, difficile à lâcher, terriblement humain.

23 décembre 2019

Einstein, le sexe et moi

L’extase du selfie de Philippe DELERM

20 ans plus tôt, je me délectais de ma première gorgée de bière avec Philippe Delerm dans un TGV Paris-Bordeaux. Le souvenir est gravé dans ma mémoire tant ce livre m’avait charmée. Les petits pois, les odeurs, ces infimes captures de vie, tout y était si merveilleusement décrit !
C’est dans l’intercités Paris-Limoges que j’ai lu « l’extase du selfie » et soyons honnête, la magie n’a pas opéré. Il manque ce qui faisait le charme des premiers opus, le naturel, l’inattendu. Là, le propos semble convenu, travaillé, torturé avec une désagréable impression d’auteur qui se regarde écrire... Et, même si tout n’est pas à jeter, certains passages sont même assez jouissifs de précision  (le foot, le bâton de noisetier), l’ensemble m’a paru sans grande saveur ! 

12 novembre 2019

Avec toutes mes sympathies

Olivia de Lamberterie signe son premier roman et je n’ai qu’une envie, lire et relire des passages entiers, le conseiller, l'offrir et en parler.
Si je connaissais la critique littéraire, sa voix et sa douceur (que j’ai tant de plaisir à retrouver le dimanche dans le Masque et la Plume), ce que j’ignorais, c’est son histoire familiale et le drame du suicide de son frère Alex, en 2015.
Avec une plume délicate, des mots simples, parfois non sans humour, elle nous décrit un frère profondément aimant, solaire, charismatique, habité par un mal longtemps non désigné : la dysthymie. Rien n’est glauque dans ce livre, tout est lumineux  : les réunions familiales, les étés sur les plages méditerranéennes, cette baraque aux tomettes rouges et les grains de sable dans le lit...
A chaque page, il est question de vie, celle de son frère mais aussi de ceux qui restent (Florence, Juliette et tant d'autres) qui s’unissent pour apaiser la souffrance.  Car oui, Olivia de Lamberterie nous parle de sa peine, de cette incapacité post traumatique à lire (pourtant son métier) et du besoin vital d’écrire et de raconter son frère. Quel ode à la vie, à la famille! On en sort les yeux plein de larmes avec l'impression d'être plus vivant que jamais.

A lire de toute urgence, c’est sublime.

11 novembre 2019

Séquoias

Je laisse la place et les mots à MM que j’ai vu dévorer ce roman en un grand week-end enneigé...Et quand au beau milieu de la nuit, j’ai entendu un « j’ai fini mon livre », j’ai compris qu’il avait été transporté !
Au milieu du XIXe siècle, trois frères chasseurs de baleines sur la côte Est des États-Unis décident de mettre les voiles a bord du bateau hérité de leur père pour répondre à l’appel de l’or californien. Cette épique épopée va voir les destins et les fortunes se croiser, s’éloigner ou diverger au fil des rencontres et des décisions de chacun, dans ce Far-West où tout est à faire et à construire.
Par son écriture efficace et incisive l’auteur ne nous donne ici qu’une seule envie : savoir de quoi sera faite la page suivante!

4 novembre 2019

Le bonheur n'a pas de rides

Ne boudons pas notre plaisir.  Dans la grande famille des feel good books, certains sont insupportables de mièvrerie et le style littéraire est tout simplement inexistant. Ici, rendons grâce à l'auteur, le charme opère. Nous voici embarqués au milieu une bande de doux dingues, dans une pension de famille au fond de la campagne, cohabitant cahin caha dans l'antre de Monsieur Yvon.
Dans cette auberge espagnole pour retraités,  on mange les couscous et les crèmes brulées de Nour, on fait du running avec Monsieur George, on rigole avec l'imposante Marcelline, on suit Juliette dans sa recherche de l'amour et surtout on sourit aux aventures de Paulette, odieusement attachante!
L'avantage de ces petits romans de gare, c'est que ça se lit dans le train, blotti au fond du siège d'un TER (à l'heure!). C'est doux comme un caramel, ça fait du bien au moral et ça s'oublie aussitôt fini!

Nous traverserons des orages

Une vraie merveille ! Un de ces livres qui donne envie de se réveiller plus tôt, juste pour « lire un peu »,  profiter de la pause dej pour ...