Me tarde cet été, tiens !!
10 octobre 2020
Antoinette dans les Cévennes
La daronne 0/5
Isabelle Huppert, pour laquelle je n'ai pas une passion (c'est peu de le dire) n'est jamais crédible ni émouvante...Elle surjoue voire dénature totalement le personnage de Prudence, pourtant troublante dans le livre. Il faut la voir porter péniblement des sacs de shit, que l'on sait factices à 100 km pour se demander si elle est comédienne! Quant à son amoureux (Girardot), sa naïveté fait peine.
Mème les petits dealers de banlieue, dont Anne-Laure Cayre se moquait avec tendresse par leurs attitudes, leurs accoutrements sont fades!
Enfin, ce qui faisait la qualité du livre, c’étaient les références au passé, à l'enfance, ces rapports familiaux troublés, dans cette famille pas très honnête, où le jardin servait parfois à cacher des cadavres. Rien de tout cela ne transparait dans ce "mauvais téléfilm". Bref, vous l'avez compris: j'ai détesté.
Passez votre chemin, zappez la séance ciné, courez chez votre libraire, pour le même prix vous avez un roman désopilant !!
5 octobre 2020
Histoire du fils
Dans celui-ci, il est question d'un fils, André né de Gabrielle, une mère absente, parisienne, distante et de père inconnu. André est élevé par sa tante Hélène dans le Lot. Il grandit heureux, choyé, unique garçon, brillant et adoré de tous. Pourtant l’absence, celle des racines, est là, en filigrane sur près de 100 ans. L'histoire (et c'est là ce qui en fait le charme ) est construite comme un puzzle, une fresque chronologique désordonnée qui s'emboite chapitre après chapitre de 1908 à 2008. Comme d'habitude avec MHL, ça sent le terroir, les traditions et le silence de la campagne. On ne dit pas grand chose mais on ressent beaucoup.
Andeé, Paul, Hélène, Gabriel, et les autres....qu'ils sont beaux ces personnages, qu'ils vont me manquer.
26 septembre 2020
Paradis avant liquidation
Monsieur Julien Blanc-Gras (JBG) a décidément un talent dingue. Après ses géniaux "Touriste et "Comme a la guerre" je plonge dans "Paradis avant liquidation". Plongée en apnée puisque je n'ai pas pu le lâcher tant ce livre est percutant de cynisme et de drôlerie.
Sur le papier, c'est un roman de voyage aux Kiribati, pays d'Océanie... voyage, voyage, dans un pays à la fin programmée ! Dès les premières lignes le ton est donné: "il y a des pays en voie de développement et des espèces en voie de disparition. La république des Kiribati est un pays en voie de disparition". Parce que c'est avant tout le récit d'une catastrophe annoncée, un océan avec une date limite de consommation et des rencontres avec les habitants forts démunis sur un île tout sauf paradisiaque entre pollution, pauvreté et immobilisme des autorité.
C'est particulièrement fort bien écrit et bourré d'humour comme d'habitude avec JBG ! Morceau choisi : En usant de généralités, on pourra affirmer qu'on rencontre aux Kiribati les gens les plus serviables et les moins efficaces du monde. On acceptera toujours de vous aider et on y parviendra rarement. Tout est facile, rien ne marche. C'est le charme et le drame de cette contrée.
Épatant!
Un enlèvement de Francois Begaudeau
Merci le Masque et la Plume pour m'avoir donné envie de suivre l'histoire de cette famille d’insupportables bobos, plus bourgeois que bohèmes. 200 pages de vacances à Royan avec les Legendre...entre running, parentalité positive, yaourts bio, smoothies et yoga ! C'est caricatural et cynique. On lit cela comme on feuillette les pages en papier glacé d'un Elle déco, en se disant qu'on va continuer les yaourts marque Repère et ne jamais commencer le pilâtes !
31 août 2020
Bexit romance
Revenons à Brexit Romance. Commencé au début du mois d'aout, j'ai eu le temps de finir 5 livres entre temps tellement celui-ci me tombait des mains toutes les 30 pages. C'était même devenu une running joke familiale à chaque nouveau livre acheté en mode "dis, t'as pas Brexit à terminer avant ? "
Le problème de ce pavé de 537 pages (je les ai comptées) c'est que c'est TRÈS long, pas particulièrement bien écrit et globalement pas drôle (en tous cas pour moi ...).
L'idée de départ est plutôt sympathique. Justine, une jeune londonienne monte une société de mariages arrangés entre britanniques et français pour contrecarrer le drame du Brexit. Autour d'elle gravitent un lord britannique extrémiste, Marguerite une jeune soprano de 17 ans, Pierre son coincé prof de chant. des pro Brexit, des activistes fervents opposants. On surfe sur les incompréhensions de langage, quiproquos et autre différences culturelles. Londres vs Paris, choc des cultures.
C'est sensé être remarquable. Et bien, personnellement, j'ai du passer à coté de ce bijou (Cf la critique du Monde : https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/09/15/clementine-beauvais-l-ecrivaine-qui-fait-du-brexit-une-comedie-romantique_5355647_4408996.html).
Je n'ai vu ni comédie romantique moderne, ni satire drolatique franco-britannique, encore moins un feelgood book pétillant. Rien de tout cela pour moi. Et, si à certains moments, j 'ai cru déceler une parodie des livres des sœurs Brontë (le lord, le château, les parties de croquet, les scènes d'amour cucul dans le jardin fleuri), on finit presque par s'interroger sur leur caractère intentionnel.
Bref, même en vacances, avec la bruit de la mer, et les embruns, j'ai souffert !
26 août 2020
Chavirer
Elle croise un jour dans sa MJC de quartier, la route de Cathy, prédatrice de chair fraiche en tailleur. Celle-ci lui fait miroiter une bourse et l'entrée dans Galatée, une fondation aux contours mal limités. Sous les ornements dorés et les salons de velours, se cache en fait un réseau de pédophiles en costard. À l'âge de tous les possibles, dans une réalité sans relief, le piège se referme pour Chloé qui en plus se se faire happer par le réseau, servira de recruteuse pour Cathy. S'en suivront des années de culpabilité, de secret puis de reconstruction.
Le livre, en plus de nous narrer la capture de la jeune proie nous propose de très beaux portraits de femmes (Chloé, Betty, Claude et tant d'autres) sur plusieurs décennies, entre Mylène Farmer, Goldman, les années Drucker et la génération #metoo. Des décennies, pour mieux nous montrer la souffrance qui s'infiltre et se faufile années après années, ces vies rayées, ces rapports aux corps compliqués et ces silences qui en disent long.
L'écriture de Lola Lafon est à l'image du roman, précise et incisive. Chaque mot semble trouver sa place pour nous offrir une très belle réflexion sur la culpabilité mais aussi l'oubli et le pardon.
Un très beau roman de cette rentrée littéraire 2020.
20 août 2020
Comme à la guerre
Le titre "Comme à la guerre" m'interpelle, tout comme l'image troublante d'un soldat de plomb côtoyant un biberon. Le filet sur la couverture précise "un livre d'une rare sensibilité".
Je retourne le poche, découvre le résumé éditeur...."Le jour de la naissance de mon fils, j'ai décidé d'aller bien, pour lui, pour nous, pour ne pas encombrer le monde avec un pessimisme de plus. Quelques mois plus tard, des attentats ont endeuillé notre pays. J'en étais à la moitié de ma vie, je venais d'en créer une et la mort rôdait. L'Enfant articulait ses premières syllabes avec le mot guerre en fond sonore. Je n'allais pas laisser l'air du temps polluer mon bonheur. »
J'entrevois une histoire qui pourrait m'émouvoir...
Ce que je n'ai pas imaginé, c'est à quel point ce livre en plus de me toucher en plein cœur, allait me faire rire. Demandez à l'Homme qui partage le canapé en face de moi pendant mes instants lectures, le nombre de fois où je me poilais, lui lisais des passages particulièrement savoureux, commentant tour à tour par des "il faut que tu le lises", "écoute un peu ça", "c'est formidable ce bouquin", "tu vas adorer"...!
Julien Blanc-Gras nous offre dans ce tout petit roman une magistrale démonstration de poésie, de tendresse teintée d'ironie et d'humour noir.
À lire de toute urgence !
*lisez Touriste, du même auteur, c'est formidable aussi.
18 août 2020
Deux soeurs
Certes, j'ai dévoré le livre en quelques heures, comme embarquée sur une pente glissante. Assurément, le propos est intéressant...On y évoque le désarroi et l'abime causée par une rupture amoureuse, la rancœur laissée par une trahison et l’ambiguïté des rapports de sororité. Pourtant, la manière de faire me laisse plus dubitative. C'est un peu convenu, facile. Comme à son habitude, l'auteur nous entraine avec ses procédés stylistiques sympathiques (les fameuses notes de bas de page) pour nous laisser comme deux ronds de flancs à la 200e page, avec une fin à la limite du ridicule.
Amis lecteurs, fan ou non de Foenkinos, je voudrais bien vos avis !
Térébenthine
Il y a 3 ans environ, je découvre Carole Fives grâce à Masse Critique avec "Tenir jusqu’à l’aube". D’emblée, j’aime son style, sa façon de nous entraîner sans nous épargner, de nous faire passer par toutes les émotions ! J’enchaîne avec le génial "Quand nous serons heureux", un recueil de nouvelles aussi acides qu’émouvantes puis le troublant « une femme au téléphone ».
À l'annonce de ma sélection pour recevoir son nouveau roman, j'attends fébrile, guettant la boite aux lettres chaque soir. Il arrive un samedi matin et je plonge alors dans Térébenthine, sans trop savoir à quoi m’attendre. La quatrième de couverture évoque un trio d’amis, artistes peintres à l'école Nationale des Beaux Arts, à une époque où la peinture ne fait plus recette... Ce monde m’est étranger ; je ne suis pas une artiste. Je n’ai aucun talent mais j’y suis sensible toutefois. La peinture et la musique m’émeuvent parfois, la littérature souvent ! Vais-je adhérer ? La réponse est oui !
Le titre « Térébenthine » est à l'image du roman, odorant et évocateur. Dès les premiers pages, nous voila plongés avec Luc, Lucie et un personnage féminin, narratrice jamais nommée (entres les lignes Carole Fives, je pense) dans les sous-sols des Beaux Arts, au milieux des effluves de white-spirit. On y peint, on y refait le monde, on lutte pour un peu de reconnaissance. Aux étages, on y enseigne. Les œuvres et leurs maitres. Car, derrière les œuvres, c'est un hommage aux artistes que propose l'auteur en particulier aux artistes Femmes de toutes les époques souvent non reconnues à leur juste valeur.
Et surtout il est question du passage de l'image aux mots, de la peinture à la littérature pour le personnage central dans une très subtile continuité, de la toile à la page.
Ce roman fut une très belle plongée au cœur d'un monde inexploré pour moi entre étudiants-artistes engagés et/ou maudits (les peintres), traditions d'une école dont j'ignorais les codes et réflexion sur les artistes et leur condition.
27 juillet 2020
Le petit guide de la masturbation féminine
Fin juin, je reçois une proposition de Masse Critique, le choix est vaste. Je coche dans un premier temps, "Corentine" de Roselyne Bachelot et un autre roman pas bien gai sur les camps de concentration. Des envies d'Histoire sans doute...Un peu intriguée par son titre, je tente aussi "le petit guide de la masturbation féminine " sous titré "déclarons ouverte la révolution du clitoris". "Révolution" ? Ça doit être historique :)
22 juillet 2020
Les petites reines
17 juillet 2020
Les recettes de la vie
Tout dans ce petit roman m'a régalée au sens propre comme au figuré. Oh comme on les imagine ces 3 compères Lucien, Henri et le petit Julien dans la cuisine. Chaque page est un délice, on y respire la morille, la truffe et le vol au vent. Entre les lignes, on aperçoit les desserts traditionnels et les viandes qu'on oublie sur le coin de la cuisinière du Relais fleuri, leur petit bistrot traditionnel.
12 juillet 2020
Le syndrome de Garcin
L'art de perdre
Mais comment avais-je pu passer à côté de ce chef-d’œuvre ? Acheté il y a neuf ans, au moment de sa sortie, il m’était littéralement tombé ...
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Vous le savez peut-être, les étoiles et moi, ça fait 12 . N'ayant jamais vu les épisodes 1 à 6 , une fois n'est pas coutume, c'...
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La série française que j'attendais! AD, je te bénis de m'avoir glissé qu'elle était intégralement disponible sur Canal ! Comm...
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Voilà, nous sommes le 6 février ...ma carte UGC illimitée est périmée depuis 6 jours et je ne l'ai pas renouvelée ? La faute à qui ?...







