11 juin 2012

Des saumons dans le désert

C'est une bonne surprise...Une histoire abracadabrante d'importation de saumons dans le désert du Yemen, rêve d'un richissime cheikh. Une première heure très drôle, british avec une Kristin Scott Thomas délicieuse, survoltée, culottée, prête à tout pour la bonne photo avec le ministre. La deuxième partie tourne (un peu trop) à la lovestory, un peu candide mais rafraichissante. Le couple Harriet (Emily Blunt) et Fred, scientifique un peu autiste qui parle aux carpes de son bassin marche... Ewan McGregor est charmant, avec son humour de scientifique et ses attentions envers Harriet, la pétillante consultante financière, sont attendrissantes. La scène du sandwich est juste parfaite! La morale du conte est un peu cucul mais je me suis laissée emportée par l'ensemble.
Je valide, à la fois pour la PCR (Parfaite Comédie Romantique) et la comédie so british!

3 juin 2012

L'annonce

Un très très joli roman de Marie-Hélène Lafon...La quatrième de couverture fait un peu l'amour est dans le pré mais la lecture, bien loin des émissions de m6 révèle un bijou de poésie et de qualité littéraire! Les mots me manquent pour exprimer ce que j'ai ressenti à la lecture de ce livre, et de toutes façons, ne seraient pas à la hauteur...
L'histoire d'une rencontre, celle d'Annette, mère célibataire qui laisse derrière elle, un compagnon alcoolique pour rejoindre Paul, un agriculteur du Cantal, rencontré grâce a une annonce du Chasseur Français. Ce n'est jamais mièvre, plutôt rugueux, comme les hivers dans le Cantal, comme le travail à la ferme. Ce qui est fascinant, c'est comment l’écriture réussit à traduire le froid, l'hostilité de ce monde paysan...J'ai été émue aux larmes, relisant à haute voix cette histoire d'amour douce et rugueuse comme les mains de Paul, cette tendresse. A lire et relire. A haute voix, c'est comme un poème!
En cliquant là, vous aurez une lecture de l'auteur: http://www.lexpress.fr/culture/livre/marie-helene-lafon-lit-un-extrait-de-l-annonce_790914.html

Indian Palace

Un peu cliché, un peu too much, trop de couleurs, trop de bons sentiments mais malgré tout une impression presque positive. L'histoire de sept retraités britanniques qui partent couler leurs vieux jours en Inde avec un billet aller (sans retour) dans un hôtel tout confort pour troisième age (du moins c'est ce qui sur l'annonce). A l'arrivée, l’hôtel ressemble plus à un immeuble en rénovation, et le personnel se résume à Sonny (le petit de Slumdog Millionnaire qui a pas mal grandi), qui gesticule beaucoup, (pour les besoins du rôle?)
Le tout est un peu longuet mais non sans charme... grâce à des dialogues aiguisés, très comédie british grinçante et des acteurs de qualité. Le reste est cousu de fil blanc et un peu tarte : ces 7 retraités que tout oppose vont mettre en commun leurs expériences et réaliser que la vie, l'amour, le bonheur, peuvent recommencer lorsqu'on laisse son passé derrière soir; y a tous les stéréotypes colorés de l'Inde, les mariages arrangés, les salle de standardistes téléphoniques, les soucis digestifs; sauf qu' a aucun moment on ne voit la misère, même la famille d'intouchables a l'air épanouie et de vivre dans l'opulence...
Au total, pourquoi pas, si envie de couleurs, de bon sentiment et d'acteurs british plutôt talentueux?

29 mai 2012

Le problème avec Jane

De Catherine Cusset, l'auteur de "un brillant avenir" http://popcornoreillechien.blogspot.fr/2012/04/un-brillant-avenir.html
Ce n'est très certainement pas le meilleur livre que j'ai lu, mais c'est plaisant. L'histoire de Jane, professeur de lettres à l'université américaine de Devayne, près de New York qui reçoit un matin devant sa porte, une grosse enveloppe contenant un manuscrit, intitulé "le problème avec Jane " et qui raconte sa propre vie. Le roman intègre deux romans: le manuscrit que Jane dévore et par moments, les pensées de Jane à la lecture de ce manuscrit non signé, les interrogations que la lecture suscite. Qui est l'auteur? Comment la connait-il? Comment a-t-il pu la cerner si finement, pour dépeindre ses angoisses, travers, folies, doutes? Nous sommes donc deux à lire "le problème avec Jane", Jane et le lecteur. C'est déjà une idée plutôt originale.
La première partie est vraiment bien écrite, les difficultés sentimentales de Jane, sa passion pour Eric, sa pénible intégration à l'université, son désarroi à chaque refus de publication de ses papiers. Vraiment captivant!
En revanche, dans la deuxième partie, l'abondance de personnages secondaires nuit réellement au récit: on ne les connait pas aussi bien que ceux de la première partie, on les voit arriver au fil des chapitres, sans pouvoir s'attacher à eux...dommage
Quand à la fin, c'est la fin du mystère, puisque l'on découvre qui est l'auteur du manuscrit. Un beau moment de lecture!

21 mai 2012

Moonrise Kingdom

Bien, mais pas inoubliable!
J'ai honte...honte de ne pas avoir vu toutes les métaphores de ce film. Merci a Jérôme Garcin et ses collègues du Masque et la Plume de m'avoir ouvert les yeux sur le perçage des oreilles, avec la boucle d'oreille "insecte", métaphore de la première fois!!! mais comment ai-je pu être si niaise?? Faudrait peut-être que j'y retourne...

20 mai 2012

Barbara

Un film un peu intello, un peu esprit Arte mais que j'ai beaucoup aimé.
L'histoire est celle de Barbara, médecin dans les années 80, dans un hôpital de Berlin-Est. Elle est soupçonnée de vouloir passer à l'Ouest et de ce fait, envoyée au fin fond de nulle part dans une clinique de province, où elle fait la connaissance d'un médecin un peu nounours, effacé, discret mais attentif. Est-il amoureux d'elle ou simplement intrigué par cette femme sublime mais silencieuse? Est-il chargé de l'espionner? Peut-elle lui faire confiance, se laisser aller aux confidences? Peut-on faire confiance à quelqu'un dans cette Allemagne d'avant la chute du mur?
Voici toutes les questions que l'on se pose pendant la projection. L’actrice est d'une beauté froide dans un paysage pourtant coloré mais si figé, un peu trop théorique. Les rues, les chambres d’hôpital, couloirs d'hôpital, chemins sous les arbres, tous les lieux que traverse Barbara évoquent ce climat hostile, menaçant. Même les rochers ont l'air de pouvoir la trahir...On sent l'angoisse de cette femme, cette difficulté a s'abandonner totalement aux autres. Rien ne doit déranger l'ordre immobile, les apparences immuables. Malgré tout, tout en Barbara est humain. Sa volonté de soigner, son temps passé avec une jeune malade à fleur de peau jusqu’à son sacrifice d’évasion par la mer, organisé par son amant, au profit de cette adolescente prisonnière de cet ordre totalitaire.

19 mai 2012

De rouille et d'os

Audiard est grand, très grand. Epoustouflée par ce film...J'ai tout aimé. Cette facon de filmer les corps, cette violence, cette solitude. Entre Stéphanie, femme au corps mutilé, qui réapprend le plaisir, la vie, et Ali, jeune père solitaire, peu de mots mais que d'émotions. Les effets spéciaux qui nous montrent ce corps amputé sont a tomber a la renverse, que de beauté dans ces scènes charnelles de corps qui se touchent, se soulèvent, s'aident, s'emboitent...

16 mai 2012

the vow

Que demander de plus qu'un film avec un homme torse nu qui mange une pizza en câlinant un chat??? je vous le demande. C'est 100% girly, 100% romantique, 100% amerloc mais j'ai aimé!
Oui, c'est bon comme un vrai moment de culpabilité féminine!
J'aime bien Rachelle Mc Adams et j'avoue que son partenaire((grand inconnu) est fort agréable à regarder! L'histoire est un peu gnangnan et cousu de fil blanc mais qu'importe: Paige a perdu la mémoire après un accident de voiture, lorsqu'elle sort du coma elle ne reconnait pas son mari Léo, qui l'aime plus que tout! Le voila prêt à tout pour la reconquérir...happy end à prévoir!

13 mai 2012

Sea, no Sex & Sun

Trois hommes, trois générations, une seule préoccupation: les femmes! Les critiques que j'ai pu lire sont extrêmement sévères car c'est plutôt pas si mal. Peut-être parce que de manière générale, j'aime les romans chorales, les films chorales, où les parcours de personnages qui ne se connaissent pas, se mêlent, via des personnages secondaires. C'est le cas dans ce film, les trois hommes ne se connaissent pas mais leurs chemins vont se croiser à l'occasion de leurs vacances à Carnac. Il y a Alex, une vingtaine d'année embauché pour la saison dans un club de tennis qui court après celle qui ne veut pas de lui; Guillaume, le presque quarantenaire, qui s'ennuie un peu avec sa femme dans une maison de location (pas tout à fait comme dans l'annonce) et Pierre, fraichement divorcé, en quête d'une nouvelle jeunesse sentimentale. C'est d'abord une comédie (jamais hilarant certes mais avec des tas de scènes sympathiques) mais j'y ai aussi vu une assez jolie réflexion un peu douce-amère sur le désir, la routine, l'adultère...

11 mai 2012

Chroniques sexuelles d'une famille d'aujourd'hui

1h17 interminable...uns sorte de docu-fiction sur une famille qui ne parle pas de sexe! ah? parce qu'il y a des familles dans lesquelles on parle librement de cul au petit-dej??
Le jour où le benjamin se fait griller en plein cours de science nat en plein délit d'onanisme, c'est l'occasion pour la mère d'explorer les facettes de la sexualité de ses enfants, de son beau père, la sienne....résultat : des dialogues creux, des scènes de sexe sans intérêt et sans fin, sensées donner le propos du film. Dans le fond, je crois que j'ai été un peu dérangée aussi peut-être par ce film qui veut mettre des mots sur l'intime, des images sur des corps vieillissants en plein ébat ou adolescents qui s'apprivoisent... Je n'y ai pas vraiment vu le coté "pédagogique"....Interdit au moins de 12 ans? même 16 à mon avis! On va encore dire que je suis coincée. La bande-annonce, c'est là: http://youtu.be/iTc0Q92ctDI
Ah, j'oubliais le détail croustillant (ou trash pour les prudes comme moi): les scènes de sexe sont non simulées!

6 mai 2012

Dépression et des potes

Aucun intérêt.
Bon après réflexion, et l'avoir revu, c'est pas si terrible...y a même des passages marrants!

Margin call

Ca c'est du cinoch!!!! Du vrai, du grand!
On est plongé pendant près de deux heures dans l'intimité d'une grande banque d'investissement, la nuit avant le krach de 2008; et l'on assiste à la précipitation vers le naufrage mondial, consciemment orchestré par des traders sans morale, qui ont accepté l’inacceptable, vendre en une nuit des actifs qui ne vaudront plus rien à l'aube. Une tension palpable dès les premières minutes du film, avec une scène incroyable de licenciement de grande ampleur. Les employés quittent le bureau avec sous le bras un carton contenant leurs effets personnels, leurs portables sont coupés, leur boite mail clôturée. Juste le temps à l'un des financier (Kevin Spacey) de remettre au jeune trader Sullivan, une clef USB en lui disant "be carreful". Sullivan, génie des chiffres comprend que la crise est imminente...et le temps s’étire, ça ne s'emballe pas ...heure après heure, en une nuit, les décisions sont prises dans des bureaux feutrés, les plus intègres renoncent devant des promesses de chèque à 6 chiffres (et à coup de chantage à l'assurance maladie...), les plus cyniques agissent et tirent les ficelles.
L'absence de scrupules y est filmée avec talent, on ne comprend pas tous les termes techniques mais qu'importe, ce que l'on comprend aisément, c'est que les requins sont en pleine action, quitte à déclencher le plus gros krach de tous les temps. Ça va être moche», dit l'un des personnages : ohh que oui! Et Jeremie Irons de rétorquer « Dans ce métier, il faut être le premier, le meilleur, ou tricher.
Je vous laisse également découvrir cette scène éblouissante, où Jeremie Iron au matin, attablé, au dernier étage de cette immense "prison de verre" explique sans la moindre humanité que les crises, ils les traverse. Foncez y, c'est du lourd.
Tiens tiens, l'éloge du masque et la plume de dimanche 13 mai: http://www.franceinter.fr/emission-le-masque-et-la-plume-cinema-19

2 mai 2012

Nouveau départ

Ne vous fiez pas au titre français, il est idiot. Le vrai titre, "I bought a zoo" lui, traduit toute la poésie et la fantaisie de cette très jolie production américaine. Car je dois dire: sont forts ces amerlocs. Très forts même! Avec des acteurs bancables, une Scarlett sexy en diable (y compris en bottes crottées et pull jacquard), Matt Damon en veuf qui se bat pour ses enfants, une petite fille à croquer, des zanimos tout choux (ohh des bébés lamas), de la pluie (et les baisers qui vont avec), des bons sentiments de partout, une fin que tu connais dès le générique de début, ils te font un bijou! Derrière ce feeling-good-movie hollywoodien, se cachent plein de jolies réflexions, sur le deuil, la maladie, la famille et la possibilité de repartir vers une nouvelle vie, et d’être heureux, à nouveau. On rit, beaucoup, on pleure, un peu, on est ému, on a même parfois un peu peur devant une histoire de lion et de porte d'enclos cassé...et on sort du ciné avec le sourire ! Que demander de plus?? Je crois même que je vais y retourner...

La cerise sur le gateau

Vu en avant première et pas vraiment convaincue par ce film gentillet! Une idée de départ (et unique idée du film, et c'est bien là le problème) très vite épuisée et surtout déjà vue au ciné.
Un quiproquo: une femme, terrorisée par les hommes et l'engagement s'attache à un homme qu'elle croit homo, sauf qu'en fait, il l'est pas, mais il peut plus lui dire car il veut pas la perdre donc il fait semblant de l’être!!! Pas un brin d'originalité dans cette toute petite comédie romantique, qui manque de rythme, de peps et de scénario. Restent néanmoins quelques jolis personnages: le mari d'Isabelle Carré, psychanalyste et ses métaphores permanentes sont assez marrantes et le personnage d'Antoine, incarné par Pascal Elbe est relativement attachant. A la limite, si grosse déprime, sinon, passez votre tour!

L'art de perdre

Mais comment avais-je pu passer à côté de ce chef-d’œuvre ? Acheté il y a neuf ans, au moment de sa sortie, il m’était littéralement tombé ...