10 novembre 2012

Populaire

Avant première, vendredi 20 heures...
EXTRA!!! du moins la premiere heure et demi! j'ai été obligée de quitter brutalement la salle de ciné apres un appel d'astreinte. 
Me tarde de le revoir en vrai, en entier car les 2/3 que j'ai vu m'ont déjà totalement convaincue.

8 novembre 2012

Augustine

Vraiment une réussite que ce film sur l'hystérie et la relation de Charcot et de sa jeune malade/cobaye/objet de désir: Augustine.
Le sujet est plutôt difficile, délicat et le film vraiment captivant, à plusieurs titres. 
Le premier, le sujet: l'hystérie et son traitement à la fin du 19 ème. La réalisation est moderne, tout en restituant bien l'époque et la soumission de la malade (et des femmes plus généralement) face aux grands noms (masculins!) de la médecine, les scènes d'hypnose dérangeantes comme il le faut. 
Le deuxième, les acteurs: ils sont magistraux.  Augustine à la fois fragile, mais aussi joueuse. Cette femme cobaye observée sous toutes les coutures, image de la féminité dérangeante quand elle "crise" avec des scènes quasi orgasmiques est interprétée brillamment par la chanteuse Soko. Face à elle, Vincent Lindon, solide, viril professeur de neurologie qui voit son équilibre se fissurer au contact de cette patiente. Quant à sa borgoise et glaciale épouse, interprétée par la fatale Chiara Mastroiani, on ne peut qu'aimer!  
Enfin, entre le médecin et sa malade naît une relation ambiguë filmée avec brio; la sensualité qui se dégage de leur regards, leurs gestes, leurs frôlement est juste étonnante. 
A ne pas louper....

1 novembre 2012

Don't trust the B---- in apt 23

Merci Angie!!!!!
Ou le retour de Dawson, mais pas du tout là où on l'attend!!!
C'est l'histoire de June, une petite blonde fraîchement débarquée à New York de sa province américaine pour débuter sa carrière dans le milieu de la finance. Sauf que la boite ferme à son arrivée et qu'elle se retrouve la coloc d'une brune, garce et sexy!
C'est cynique, méchant et surtout l'occasion de retrouver notre Dawson national : James Van der Beek dans son propre rôle, vivant sur sa fortune de Dawson et couchant avec les fans de la série!!!
Si vous aimez "2 broke girls" ou "New girl" allez-y, c'est dans l'esprit!

31 octobre 2012

J'enrage de son absence

Bouh, quel ennui...
Suis passée totalement à coté de ce "très beau film de Sandrine Bonnaire" pour de nombreux critiques. "Récit poignant" disent certains,  "va droit à l’âme" disent d'autres, et bien moi, cela m'a terriblement déplu!
Sur le papier, l’idée semblait pas mal:  l'histoire d'un homme (Wiliam Hurt) qui ressurgit dans la vie d'une femme, Mado (Alexandra Lamy) après dix ans d'absence. Celle-ci est aujourd’hui mariée et maman d'un petit garçon Paul, 7 ans. La relation de l’ancien couple est entachée du deuil d’un enfant dans un accident de voiture. Si Mado a  refait sa vie, a rebondi, lui, en revanche n'en n'a pas été capable et lorsqu'il rencontre Paul, c'est encore plus compliqué et cela tourne à l'obsession. Commence alors une sorte de cache-cache entre cet homme qui s'attache pathologiquement à cet enfant (qui le lui rend bien) et la mère de l'enfant.
En vrai, c'est long, pénible, pas réaliste et limite angoissant. Ce type sorti de nulle part, fasciné par ce gamin au point de sombrer dans la folie est terriblement perturbant. Sans trop dévoiler l'histoire, le récit d'un type bouffé par le deuil et l'absence, en planque dans une cave qui épie cet enfant, j'adhère pas des masses. Je n'y ai pas vu la sensibilité et l’émotion...
Ah oui, le gros point positif (il en faut bien un): les acteurs, excellents!

28 octobre 2012

Skyfall

Très bon opus! À voir, pour plein de raisons! 
La première, Daniel Craig, parfait selon moi! Pas trop "top model", pas trop lisse, un petit côté vieillissant qui prend tout son sens.... Car oui, il est question d'un James Bond cinquantenaire plus tout à fait agile et qui a perdu ses réflexes ! Javier Bardem en méchant, cynique blond méchu, souvent très drôle ne gâche rien!
La deuxième, la mise en scène: dès les premières minutes (grandiose poursuite sur les toits d'Istanbul ) au final extraordinaire et crépusculaire dans la maison d'enfance de James , en passant par une scène tout à fait spectaculaire de jeux de lumières (dignes d'un jeu vidéo) et d'ombre à Shanghai! 
La troisième, l'absence (ou du moins la modération) de gadgets qui concentre le spectateur sur une intrigue (relativement) simple et laisse place à une jolie réflexion sur la vieillesse et la difficulté à assurer quand on prend de l'âge!
Et finalement -et peut-être ce que j'ai préféré- l'humour, subtilement disséminée dans tout le film!
PS: Ne ratez pas le générique avec la voix d’Adèle, envoutant!
À voir sans hésitation! 

26 octobre 2012

Amour

Dérangeant, troublant...
Toute la journée, je me suis dis: ce soir, je vais voir "Amour" sauf que (sans véritable raison) je le prononçais "Amorrr" et je crois que le lapsus n'a jamais été si vrai. Car oui, ça parle de mort, de fin de vie, de souffrance, de maladie. 
Mais il faudrait donc ajouter que ça parle de mort, sans être jamais sordide; ça parle de fin de vie mais ça n'est pas glauque, ça parle de souffrance mais ça n'est jamais pervers....parce que ces deux là s'aiment. Depuis près de 60 ans, ils avancent côte à côte. On les découvre côte à côte au concert, côte à côte dans le bus, assis côte à côte à la table de la cuisine de cet appartement bourgeois empli de livres. C'est un matin, à cette table qu'Anne subit sa première attaque, premières minutes d'une chute, inexorable, lente et à la fois brutale vers la fin. Pour George, son mari, le valide, c'est le début de l'abnégation.
Tout est dérangeant et beau en même temps. Les scènes s'étirent, nous laissent face à des pièces vides, juste le temps qu'il faut, le temps de faire naître en nous le malaise pour le faire disparaître la seconde d'après devant un geste de tendresse de George pour Anne, un mot de réconfort, des caresses d'apaisement.
Et puis ces mots, cette réalité qu'on prend en pleine face quand George dit à sa fille, Isabelle Huppert étonnée que sa mère ne soit pas à l'hôpital, traitée par le médicament miracle : “Il n’y a rien à faire, ça va être de pire en pire, puis ça s’arrêtera".
En sortant, je me suis dis, c'est déprimant...en y repensant je me dis, c'est incroyablement réaliste!
Ecoutez ou Lisez Vincent Josse sur Inter : http://www.franceinter.fr/blog-le-blog-de-vincent-josse-aimer-a-perdre-la-raison

21 octobre 2012

Bachelorette

Trash  (y a du sexe, du vomi, de la coke, de l'alcool...) politiquement incorrect, provocant, rythmé et assez marrant...
L'histoire de 3 jolies copines de lycée très très névrosées qui apprennent que la quatrième de la bande: la grosse moche sympathique, surnommée "pig face" au lycée, va se marier avant elles. En plus le futur mari est plutôt pas mal et amoureux!!
Le trio accepte de jouer les demoiselles d'honneur, malgré une jalousie difficilement dissimulée...Six mois plus tard, la veille du mariage, on retrouve  Regan (la psycho-rigide-control'addict), Katie (la nympho naïve attachante) et Gina (la paumée adulescente cocainée) dans un contre-la-montre nocturne, arrosé et cocaïné, dont l'objectif est de réparer les dégâts commis sur la robe de mariage...
C'est extrêmement rythmé, assez scabreux (boulimie, avortement...), parfois touchant et juste car Bachelorette parle aussi de filles qui se détruisent d’abord elles-mêmes.
Respect aux actrices, notamment Lizzy Capln (vue dans New Girl) et Kirsten Dunst, en "fausse solide du groupe" (qui m'a presque plus touchée que dans Melancholia!) (j'attends les jets de pierre pour cette dernière remarque mais j'assume!)
Bref, Bachelorette, on aime ou on déteste.

18 octobre 2012

Nous York


Vu en avant première...
J'aurais tellement aimé aimer, vous dire qu'après "Tout ce qui brille", Géraldine Nakashe confirmait ses talents de réalisatrice! Hélas non… C'est bien pire que cela: on se demande même si "Tout ce qui brille" n’était pas un "parfait accident"! C’est désespérément vide! Pas de scénario, pas d’émotion. Pas une once de trame narrative! Certes, les images de New-York sont bien belles et m’ont rappelé à quel point j’aime cette ville. Oui, on se prendrait bien “a_medium_coffee_please” au Starbuck du coin et un bretzel sur la 5ème mais pas avec cette bande de potes qui n’ont pas l’air de s’aimer tant que ça! Les retrouvailles sonnent faux, les personnages secondaires n'ont pas d'âme. On a la sensation d'une addition d’images sans ligne directrice; j’ai du mal à vous raconter l’histoire: y en a pas! Une vague histoire de papys américains juifs dans la maison de retraite dans laquelle travaille Gabrielle, l'histoire de sa copine Sam, une petite nana de la banlieue venue à NY pour quoi? Se mettre à disposition d'une star de cinéma, incarnée par Sienna Miller (elle-même) ou fuir? Quoi? On ne comprend pas...S'ajoute une amourette totalement non crédible entre Manu Payet et Denise (une amerloc canon)... Et les gags?? Y en a peu pas. Bref, c'est absurde et inutile ! Ah oui, j’oubliais: ce film permet à chaque acteur de la ramener et de nous faire une démonstration d’anglais US! Allez Géraldine, on remonte en selle et on écrit un scénario pour le prochain! 
Je suis certaine que les fans iront quand même et je comprends!!

Ca y est, je lis enfin des critiques officielles et certains sont d'accord avec moi!

" Là où tout marchait d’un bon pas dans « Tout ce qui brille » (le duo complice des filles, le scénario à l’énergie, la mise en scène rythmée, la juste balance des sentiments), tout semble plat et ordinaire dans ce « Nous York », qui tourne à vide, humour creux et réalisation en panne d’idées, trop faiblard pour qu’on s’attache à son histoire d’amitié, de famille, d’exil.
Géraldine Nakache et Hervé Mimran ne s’amusent même pas à tordre les clichés sur New York et à déplacer le regard, pour voir battre le cœur vrai de la ville fantasmée. Il ne suffit pas de chanter, comme leurs héros, « New York, New York » après Sinatra…"
Nathalie Chifflet (Le Progrès)




11 octobre 2012

Ted

C'est assez très éloigné des films que j'aime d'ordinaire. Mais j'ai ri de bon cœur, vraiment!!!!
En voyant la bande-annonce, je m'étais dit : "oh mon dieu, l'horreur". Ca avait l'air débilissime, pas du tout crédible, pas marrant. Mais à lire les critique et rn voyant la note moyenne (3,8!!!!) sur Allociné, me suis laissée tenter et je ne regrette pas.
Pour faire court, le pitch c'est l'histoire du petit John Bennett qui, à 8 ans reçoit pour Noël un ours en peluche Ted. Celui-ci s'anime, parle et devient son meilleur ami pour la vie.  30 ans plus tard, Ted est toujours aux cotés de John et pourrit sa relation amoureuse avec Lori puisque les activités préférées de l'ours sont alcool, fumette, et baise. Après 4 ans de relation, la demoiselle désespère de voir son homme toujours adolescent attardé, qui fume des pétards avec son ours...
Le Ted en question est franchement poilant (sans jeu de mots), carrément irrévérencieux, un brin vulgaire; il y a des tas de références aux années 80, certaines m'ont échappées (Flash Gordon je connais pas des masses...) certes, mais aussi plein de références à la culture américaine. Bref, ça fuse de tous les cotés et on est happé par ce scénario abracadabrant.
On peut y voir une bonne grosse comédie potache teintée de personnage d'animation mais aussi une sorte de conte sur la difficulté à quitter le monde de l'enfance, endosser des responsabilités et être adulte, vraiment! Car Ted, c'est le gamin qui nous hante...
Franchement un joli mélange de genre entre le trash, le conte, le film d'animation et la comédie romantique!

5 octobre 2012

Absolument débordée

Aurélie Boullet, alias Zoe Shepard signe un essai-roman drôle et facile à lire....Haut fonctionnaire au Conseil régional de notre chère région Aquitaine, elle s'est a priori largement inspirée de l'ambiance locale pour dépeindre le climat de l'administration territoriale française. Le ton est décapant, cynique, très drôle parfois cruel sur la vie de bureau dans une mairie. Au programme : réunion à gogo (ça rappelle des stages), comités de pilotages (ça rappelle les mêmes stages et les fameux "co-pils"), lenteur, immobilisme, incompétence...rien ne leur est épargné. Ça se lit en un week-end, c'est vraiment marrant. 
Entre le rapport police Times 12 à transformer en Arial 11 en moins de 4 jours (gros challenge), Coconne (personnage oh combien central) qui faxe systématiquement les pages a l'envers en laissant le Post-It "à faxer, SVP" et la description des pots de service,  Simplet et les autres, j'ai franchement rigolé...
Morceau choisi: "Lorsqu'il s'agit de l'accueil de délégations étrangères, nous sommes les spécialistes des cadeaux pourris. Ce n'est pas une mince affaire: il faut trouver quelque chose à la fois esthétiquement abject et suffisamment petit pour que le chef de la délégation, évidemment tombé en pâmoison lors de l'ouverture du napperon en macramé ou de la tapisserie « Biche s'abreuvant dans le courant d'une onde pure par clair de lune », puisse le faire suivre comme bagage à main dans l'avion. Parce qu'il serait cruel de chercher à le séparer de son cadeau. Nous ne sommes pas des monstres. Contrairement aux apparences, l'assiette en faïence, la croûte criarde à accrocher au mur ou le CD des plus belles chansons de nos régions n'ont pas été récupérés au vide-grenier du coin.Le service protocole les a achetés. Sur le budget de la collectivité. Des deniers publics".
Le gros reproche serait peut être le coté "moi je fais bien et vous, vous n'êtes qu'un bande de nases fainéants"; encore que, l'auteur égratigne aussi allégrement son héroïne, incapable d'arriver à l'heure et capable de mater des séries dans son bureau.
Vraiment une bonne surprise.

Pauline détective

Une comédie policiere pop avec une Sandrine Kiberlain delicieuse, malicieuse et étourdie à la fois.

29 septembre 2012

Les Pays

Quel talent! Marie-Hélène Lafon est décidément un grand écrivain! J'avais déjà dit tout le bien que je pensais d'elle après la lecture de son précédent roman: "l'Annonce". Mais là, c'est confirmé!
Tout est beau dans ce livre, le style, le thème, la poésie,  les odeurs transpercent les pages.
Marie-Hélène Lafon raconte l'histoire de Claire, jeune femme qui quitte son Cantal natal, ses meurs, ses silences, ses hivers,  pour "monter" à Paris, où elle va étudier les Lettres Classiques à La Sorbonne. Claire, c'est elle, Marie-Hélène Lafon (lors de la conférence chez Mollat, où j'ai eu l'immense honneur de me faire dédicacer le livre et de l'entendre en parler, nous en lire des extraits, elle explique sa pudeur de dire "je", préférant se cacher derrière le personnage de Claire...). Sous la forme d'un roman brut, aux mots si "choisis", aux phrases travaillées, elle décrit cet arrachement à sa terre, aux siens. 
Elle nous raconte en trois volets l'histoire, la sienne, étudiante besogneuse plongée en milieu inconnu: Paris! Le livre est empli de métaphores pour illustrer la plongée en ses mondes parfois hostiles, entourée d’étudiants, bourgeois et cultivés, de rencontres d’êtres précieux (Lucie notamment) qui l'initieront à Flaubert, la musique, la peinture. La boursière qu’elle est, va s'employer à tout avec la même assiduité que celle de la traite des vaches pour acquérir cette culture, ces connaissances, s'intégrer. Des cours de grec ancien à son job d'été dans une agence bancaire, elle ne lâche rien.
Elle mettra un an avant d’oser acheter un nouvel habit, presque une folie : un pantalon rouge.  "Elle avait vu ce pantalon en vitrine, dans un magasin du boulevard. Il était à la mode. Les filles dans les rues, certaines filles en cours, plutôt celles qui étudiaient les lettres modernes portaient ce genre de pantalon (..). Pour se récompenser, puisqu'elle était reçue, elle pouvait s'offrir le pantalon rouge, elle avait prévu l'argent pour ça (...).
Petit à petit, elle se familiarise à cette ville, ses odeurs, sa vitesse, ses rites...  et oublie peu à peu d’où elle vient. La distance s’installe. Elle rentre rarement au pays, et la famille vient encore plus rarement la voir. La dernière partie, consacrée à la visite de son père à la capitale est à la fois dure et sublime. Alors qu'il visite le Louvre, le paysan qu'il est, perdu dans ce grand musée et sa pyramide en plexiglas ne cesse de répéter "ils sont beaux les sols, ils sont beaux". 
Jetez-vous dessus, c'est sublime.
François Busnel a aimé aussi, voir sa critique dans l'Express.  http://www.lexpress.fr/culture/livre/francois-busnel-a-lu-les-pays-par-marie-helene-lafon_1162862.html

Le nouvel obs' n'aime pas, pfffff!!

23 septembre 2012

LOL USA

Même pas besoin des sous-titres, j'ai TOUT compris!!!! Ça n'a absolument aucun intérêt mais c'est divin de voir un film et de se sentir "la-bas". Je crois même que j'ai trouvé ça plus sympa que la version française.

Chère Maman. Les mères aussi peuvent être toxiques

Pourquoi ai-je acheté Chère Maman et son sous-titre explicite : Les mères aussi peuvent être toxiques ? Difficile à dire. Certainement pas...