11 août 2017

Quand sort la recluse

Topissime ...où comment je me suis clairement réconciliée avec Fred Vargas.
La critique ce weekend.

Song to song

de Terrence Malick.
Si votre projet est de voir de jolies jeunes femmes se frotter contre les murs et s'enrouler dans les rideaux de sublimes baraques avec piscine (prix : "nous consulter") : foncez. Sinon passez votre chemin, c'est pénible à mourir.
FA, AA : je suis prête à débattre :)

9 août 2017

Si le verre est à moitié vide ajoutez de la vodka

Vous savez surement à quel point j'ai aimé adoré "Les crevettes ont le cœur dans la tête" de Marion Michau". J'avais savouré ces histoire de trentenaires décomplexées, leurs amours, leurs emmerdes, leurs rapports aux hommes. Nous l'avions lu entre copines, aux 4 coins du monde. Nous avions lutté ensemble pour ne pas le sortir de sous les bureau aux heures de boulot. Nous avions même rebaptisé notre WhatsApp "Les crevettes" ...c'est dire!
Avec cet opus et son titre fort bien trouvé, Marion Michau, la plume toujours légère et un humour savoureux nous livre ses conseils, sous forme de micro-chapitres de 2/3 pages.  Nous suivons avec elle les grandes étapes de la vie d'une nana. Le barbu de 3 jours,  le voisin de palier (et surtout pourquoi il est particulièrement imprudent de tenter l'aventure), le salaud, l'amour à distance, l'ex collant, le couple avec enfant, les vacances, la demande en mariage ...
J'ai sans doute moins ri qu'avec les crevettes, mais j'ai malgré tout dévoré, ce Guide pratique à l'usage de toute Cendrillon moderne.
Un grand merci à B pour ce cadeau! (il y a déjà une liste d'attente pour le prêt ...)

31 juillet 2017

Venise n'est pas en Italie

Vous avez aimé Little Miss Sunshine ? Vous aimez les roadtrip en  famille, doux-dingues et poétiques ? Le mélange des genres type Lequesnoix/Groseille vous amuse ... FONCEZ! C'est émouvant, drôle, sensible et un peu barré aussi. 
Le narrateur, c'est Émile, 15 ans, un blondinet décoloré par une mère un poil envahissante, affublé d'un père VRP aux blagues douteuses, les hormones en folie et un regard troublant sur le monde qui l'entoure.  Il a fait la connaissance au lycée de Pauline, aussi jolie que distinguée, violoniste, un peu bourgeoise. Lorsque celle-ci lui propose de la rejoindre à Venise pour un concert à la Fenice, c'est toute la famille qui embarque dans la caravane!
J'ai adoré ce périple rocambolesque, avec pour point final la belle Venise, où il est question  d'adolescence, de familles (parfois) encombrantes, mais surtout d'amour. Un chouette livre qui mêle émotions et humour. A lire, sans hésiter. 
NB : Il parait que le livre a été adapté au théâtre et ça donne bien envie d'une escapade parisienne pour cette occasion !!

26 juillet 2017

Cherchez la femme

Une vraie comédie sur un sujet sensible. Fallait oser et c'est plutôt une réussite, rythmée, enlevée, maline! !
Ça commence comme une histoire d'amour improbable entre Armand (Moati parfait!), fils d'anciens opposants iraniens au régime de Khomeini, et Leila (Camélia Jordana, épatante)  tous deux étudiants à Sciences-Po. 
Sont pas vraiment du même monde ces deux-la, pourtant tout leur réussit: le billet pour les USA est réservé, le stage à l'ONU a été accepté ! Jusqu'au jour ou débarque le grand frère de Leila, parti faire de l'hôtellerie au Yemen mais qui revient franchement radicalisé et bien décidé à enfermer sa sœur et à envoyer le petit frère chez "les grands frères" du Yemen.
Pour voir sa belle, Armand décide de se faire passer pour une iranienne traditionnelle, Shérazade, de se revêtir du niqab ...sauf que le grand frère tombe sous le charme de cette "femme si pieuse et aimable".
Le sujet est risqué voire ultra casse g... et pourtant on rit, on s'amuse du travestissent (le voir traverser Paris avec ses petits talons, son Niqab et ses yeux soulignés de khôl), on sourit des quiproquos et  personnages secondaires aux traits certes un peu forcés (les parents opposants au régime, les réfugiés politiques, les "blancs" de la cité radicalisés, etc.). 
 

9 juillet 2017

Central Park

Croyez-le ou non, j'ai lu un Musso (hyper vite) et je n'ai pas détesté !!
Ça commence sur un banc de Central Park à New York. Alice et Gabriel, se réveillent menottés l'un à l'autre. Ils ne se connaissent pas et n'ont aucun souvenir de leur rencontre. La veille au soir, Alice faisait la fête avec ses copines sur les Champs-Élysée, Gabriel jouait du jazz à Dublin. 
Je n'irai pas jusqu'à dire que j'ai adoré mais je suis surprise d'avoir été à ce point embarquée dans ce thriller un peu "facile"... J'ai plusieurs explications (excuses ?) 
- ça se passe à New York et vous connaissez ma tendresse pour cette ville! Entre la course poursuite dans le quartier de Red hook (cher à ma copine Cancan), le labo de Mount Sinai,  l'Apple Store de Grand Central, les diners américains , on s'y croirait !
- l'héroïne Alice est attachante, fliquette du  36 Quai des Orfèvres, au passé douloureux, 
- le style est hyper basique, même en sautant un mot sur deux, on comprend tout (parfait pour le train, qui plus est coincé en gare de Coutras),
- Musso sait happer son lecteur, alternant présent et flashback, avec des chapitres courts, qui donnent envie de tourner les pages,
- la fin et ses multiples rebondissements, relativement originale.
Bref, c'est comme un verre de rosé, pas extraordinaire mais sympa pour inaugurer l'été !

5 juillet 2017

Baywatch

Oui, oui, vous ne rêvez pas! J'ai vu ...j'ai survécu :)
En VO qui plus est.
La critique bientôt...

Les méduses ont-elles sommeil ?

Certains ici connaissent mon intérêt pour les addictions et autres troubles de l'usage (sic). 
Je pensais avoir l'estomac noué et les yeux humides à la lecture du récit d'une adolescente dans le gouffre de la cocaïne et de la MDMA. En réalité, j’assiste plutôt pendant 80 pages, à l'ivresse sous psychotropes de la jeune héroïne Hélène. En refermant le livre, j'avoue avoir ressenti un mélange de  frustration et de déception...manque d'émotions ? Difficulté à s'identifier au personnage ? 
A bien y réfléchir, le livre est en réalité fort troublant car il illustre parfaitement le sentiment de plénitude, de toute puissance que produisent ces substances, loin des effets néfastes.  Plus de faim, plus de fatigue, plus de vide, la vie sous MDMA devient légère, diaboliquement enivrante! Tout semble prendre sens. L'auteur décrit habilement cette dépendance à laquelle elle croit échapper, le bonheur superficiel offert par les psychotropes et la quête de sens à l'entrée dans l'âge adulte. 
Au final, un premier sentiment étrange de frustration, remplacé par une troublante impression de réussite littéraire 
J'attends vos avis.

30 juin 2017

Marie-Francine

Sincèrement, j’ai beau apprécier Valérie Lemercier, ce film est franchement oubliable. Pourtant, les critiques de la presse, radiophoniques (cher Masque!) ou de bloggeurs appréciés sont plutôt aimables voire carrément positives! On y voit une comédie "moderne", un film chaleureux, "une vision juste de la France".... Euh, on n’a pas du voir le même film ! Marie-Francine est chercheuse dans un laboratoire, son meilleur ami, c’est son cahier de paillasse. Elle porte des jupes longues, kaki, et des sandales plates qu'on imagine confortables…Du coup, son mari s’est barré avec une jeunette au ventre plat (sic) de 20 ans sa cadette ! Sans emploi (une histoire d’amiante pas très crédible), elle est obligée de retourner vivre chez ses parents, d’adorables bourgeois parisiens, dans un appartement aussi cossu que suranné! Personnellement, je n’ai jamais ri, vaguement souri (et encore je ne me souviens plus vraiment quand). Tout y est appuyé, cousu de fil blanc et bébête. Des bourgeois qui mangent du pain complet en mettant en vente leur fer à repasser sur le bon coin : hilarant ?? Oh non !!!!! Une pauvre fille abandonnée par son mari, obligée de travailler dans un magasin de cigarettes électroniques en fumant de vrais clopes, c’est ça la vision juste de la France? A part Timsit, diablement attachant en restaurateur amoureux, ça vaut juste les 4 euros de la fête du cinéma!

24 juin 2017

Le châle de Marie Curie

Tout d'abord merci à masse critique Babélio et aux éditions Rivages de m'avoir permis de découvrir ce roman qui m'a happée un samedi matin. En 150 pages, avec une plume humaine et poétique Déborah Lévy-Bertherat nous raconte la rencontre de deux femmes rongées par le même mal. Elsa est juive d'origine polonaise ; Kahina est kabyle et musulmane. Elles sont voisines de lit à l'institut Marie Curie, l'espace d'un soir, une nuit. Kahina c'est la mère, la mama (on entend son accent chantant entre les lignes), entourée de ses enfants, qui ne lui ont pas tout dit ("un kyste bénin"). Elsa n'est pas mère mais voue pour sa petite nièce de quatre ans, un amour inconditionnel (tiens tiens !) Elle dessine, tout ce qui l'entoure, capte les instants et les retranscrit dans son carnet. C'est le personnage qui m'a le plus intriguée : sa solitude, sa souffrance silencieuse et cette rage omniprésente m'ont troublée. L'auteur nous entraîne comme dans un conte d'un autre temps ou une légende ancestrale dans la vie de ces deux femmes et nous livre une bien jolie réflexion sur la religion, la maladie et la solitude.


Tu comprendras quand tu seras plus grande

De Virginie Grimaldi, j'avais lu "Le premier jour du reste de ma vie",  que j'avais bien aimé. Elle nous confirme  ici qu'elle sait nous émouvoir avec des histoires simples, une écriture punchy et nous donner l'envie irrépressible de tourner les pages!
Prenez une psychologue, trentenaire (Julia), en pleine remise en question après le décès de son papa et une rupture amoureuse. Plongez-la dans le pays basque dans une maison de retraite, les Tamaris,  et entourez-la de papys et mamies. Y a ceux dont la mémoire vacille, les bougons, les blagueurs, les amoureux! Ajoutez des collègues de son âge: Greg et Marine et un charmant Raphaël,  petit-fils d'une des pensionnaires ... Le tout donne un livre joyeux, un "feel good book" lu en moins d'une semaine, pour l'optimisme et la tendresse qui s'en dégage. 

19 juin 2017

Pas de grand château bordelais, ici, ni de grand Saint Emilion, ni de Millésime, l’histoire se déroule en Bourgogne entre Meursault et Beaunes, dans des vignes familiales multicolores. Jean, l’ainé, Juliette et Jérémie sont enfants de vigneron, un type honnête qui a bossé toute sa vie pour ses vignes. Sauf que le dit vigneron est parti trop tôt (Mossanto ?). À la mort du père, Jean (Pio Marmai),  parti faire le tour du monde et absent des écrans radars depuis 5 ans, refait surface.
C’est filmé à la Klapisch avec le package : voix off du narrateur, nuages en accéléré et couleurs qui défilent pour mieux rythmer l’alternance des saisons...
Klapisch filme comme toujours de gens, des jeunes, des êtres qui grandissent. La reprise du domaine par les 3 frangins à peine trentenaires n’est que le prétexte pour nous parler de transmissions, de liens, d’enfance et d’amour aussi : filial ! Le vin et la vigne (quoiqu'en permanence et fort précisement abordés d’ailleurs) ne sont  que le terreau de ce récit générationnel.
Ces gamins, pas encore tout à fait adultes (parfois déjà pères) se cherchent. Qu’est ce que la transmission, l’héritage?  Une terre, un savoir faire, des valeurs.  Tout ça est bien raconté entre poésie, humour, tendresse (un peu excessive parfois) et empathie (trop ?).  Reste qu'on irait bien le goûter leur petit blanc ou déguster à l’aveugle les litchis et les magues juteuses du père, ou participer à ces réunions de groupes joyeuses et arrosées.
Chapeau aux personnages féminins : la soeur, délicieuse Ana Girardot  et la belle soeur australienne, pleine de retenue et d’élégance.
Bref, un  bon cru avec une fort belle réflexion sur la transmission et les liens familiaux.

23 avril 2017

Sous le meme toit

Dire que j'ai passé un mauvais moment serait très exagéré. Je ne me suis pas vraiment ennuyée, j'ai souvent souri,  peu (pas) rigolé... Je crois juste que j'attendais mieux : plus drôle, plus grinçant!  En prime time sur France 2, on se dit "oh une petite comédie franchouillarde de 1h30" ou "parfait à 22h30 je suis au lit"; au cinéma à 10 euros la séance, on reste sur sa fin/faim ? Louise Bourgoin est jolie, la maison superbe, Lellouche lourdingue à souhait et l'idée de départ originale...
Mais après ? que reste-il ? Très peu de choses voire moins que ca!  Les dialogues ne sont pas hilarants et la plupart des répliques sont vues dans la bande annonce.   
Ah si! Mon Juju d'amour (Boisselier, pour ceux qui ignoreraient encore que je suis fan absolue) en médecin coincé tellement adorable !


La suture

Il est vrai que le délicieux moment littéraire partagé avec Sophie Daull au salon du livre de Limoges,  sa jolie dédicace, son histoire émouvante auraient pu susciter chez moi un manque d'objectivité ...

Pourtant, c'est sans complaisance aucune que j'écris cette critique : son dernier livre m'a réellement emballée. Sophie Daull a perdu sa fille Camille âgée de 16 ans, et nous avait offert ce livre bouleversant : "Camille mon envolée" (à lire d'urgence).

Dans celui-la, il est question d'une femme, Nicole, sa mère. Elle raconte, recrée, invente l'enfance d'une mère décédée à l'âge de 45 ans, une mère qu'elle a si peu connu, sa mère dont elle ne connaît rien. La voici qui prend corps, vie, matière grâce à une boîte à chaussures et les quelques souvenirs qu'elle renferme : un bulletin de salaire, quelques photos, de succinctes lettres... Le propos alterne récits historiques, relations filiales et familiales (parfois houleuses!), traversées d'époques musicales,  et énigme autour de Nicole.

La plume est toujours aussi fluide, pour décrire la souffrance, l'absence, le manque mais encore et toujours teinté d'humour. Certaines phrases m'ont fait un effet d'électrochocs, m’arrêtant dans la lecture, avec l'envie de les partager, de les lire à haute voix.  J'ai même cherché l'auteur sur les réseaux sociaux pour lui dire mon émotion. En vain!

17 avril 2017

Mes dernières lectures

Dès que je trouve le temps, je vous raconte mes deux dernières lectures : "La vie est facile ne t'inquiète pas" de Agnès Martin Lugand et  "La suture" de Sophie Daull.

Pour mes sorties cinéma,  j'avoue qu'il va me falloir un peu plus de temps vu le retard accumulé ces dernières semaines :-)

1. Lalaland +++
2. Sage femme +
3. Monsieur et Madame Adelman +++
4. Chez nous ++
5. De plus belle ++
6. Pris de court +
7. Rock and roll ++


Chère Maman. Les mères aussi peuvent être toxiques

Pourquoi ai-je acheté Chère Maman et son sous-titre explicite : Les mères aussi peuvent être toxiques ? Difficile à dire. Certainement pas...