26 septembre 2020

Paradis avant liquidation

Monsieur Julien Blanc-Gras (JBG) a décidément un talent dingue. Après ses géniaux "Touriste et "Comme a la guerre" je plonge dans "Paradis avant liquidation". Plongée en apnée puisque je n'ai pas pu le lâcher tant ce livre est percutant de cynisme et de drôlerie. 

Sur le papier, c'est un roman de voyage aux Kiribati, pays d'Océanie... voyage, voyage, dans un pays à la fin programmée ! Dès les premières lignes le ton est donné:  "il y a des pays en voie de développement et des espèces en voie de disparition. La république des Kiribati est un pays en voie de disparition". Parce que c'est avant tout le récit d'une catastrophe annoncée, un océan avec une date limite de consommation et des rencontres avec les habitants forts démunis sur un île tout sauf paradisiaque entre pollution, pauvreté et immobilisme des autorité.

C'est particulièrement fort bien écrit et bourré d'humour comme d'habitude avec JBG ! Morceau choisi : En usant de généralités, on pourra affirmer qu'on rencontre aux Kiribati les gens les plus serviables et les moins efficaces du monde. On acceptera toujours de vous aider et on y parviendra rarement. Tout est facile, rien ne marche. C'est le charme et le drame de cette contrée.

Épatant!

Un enlèvement de Francois Begaudeau


Merci le Masque et la Plume pour m'avoir donné envie de suivre l'histoire de cette famille d’insupportables bobos, plus bourgeois que bohèmes. 200 pages de vacances à Royan avec les Legendre...entre running,  parentalité positive, yaourts bio, smoothies et yoga ! C'est caricatural et cynique. On lit cela comme on feuillette les pages en papier glacé d'un Elle déco, en se disant  qu'on va continuer les yaourts marque Repère et ne jamais commencer le pilâtes !

31 août 2020

Bexit romance

Laborieux serait l'adjectif qui convient le mieux à cette lecture d'une auteur pourtant reconnue : la jeune Clémentine Beauvais. D’ailleurs, son précédent livre "Les petites reines" m'avait plutôt séduite sous des airs de "livre pour adolescentes plus profond qu'il n'y parait"!

Revenons à Brexit Romance. Commencé au début du mois d'aout, j'ai eu le temps de finir 5 livres entre temps tellement celui-ci me tombait des mains toutes les 30 pages. C'était même devenu une running joke familiale à chaque nouveau livre acheté en mode "dis, t'as pas Brexit à terminer avant ? "

Le problème de ce pavé de 537 pages (je les ai comptées) c'est que c'est TRÈS long, pas particulièrement bien écrit et globalement pas drôle (en tous cas pour moi ...).

L'idée de départ est plutôt sympathique. Justine, une jeune londonienne monte une société de mariages arrangés entre britanniques et français pour contrecarrer le drame du Brexit. Autour d'elle gravitent un lord britannique extrémiste, Marguerite une jeune soprano de 17 ans, Pierre son coincé prof de chant. des pro Brexit, des activistes fervents opposants. On surfe sur les incompréhensions de langage, quiproquos et autre différences culturelles. Londres vs Paris, choc des cultures.

C'est sensé être remarquable. Et bien, personnellement, j'ai du passer à coté de ce bijou (Cf la critique du Monde : https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/09/15/clementine-beauvais-l-ecrivaine-qui-fait-du-brexit-une-comedie-romantique_5355647_4408996.html). 

Je n'ai vu ni comédie romantique moderne, ni satire drolatique franco-britannique,  encore moins un feelgood book pétillant. Rien de tout cela pour moi. Et, si à certains moments, j 'ai cru déceler une parodie des livres des sœurs Brontë (le lord, le château, les parties de croquet, les scènes d'amour cucul dans le jardin fleuri), on finit presque par s'interroger sur leur caractère intentionnel.

Bref, même en vacances, avec la bruit de la mer, et les embruns, j'ai souffert !

26 août 2020

Chavirer

Chloé 13 ans et des poussières est une collégienne de la banlieue parisienne, anonyme et transparente. Son rêve, devenir danseuse. 

Elle croise un jour dans sa MJC de quartier, la route de Cathy, prédatrice de chair fraiche en tailleur. Celle-ci lui fait miroiter une bourse et l'entrée dans Galatée, une fondation aux contours mal limités. Sous les ornements dorés et les salons de velours, se cache en fait un réseau de pédophiles en costard. À l'âge de tous les possibles, dans une réalité sans relief, le piège se referme pour Chloé qui en plus se se faire happer par le réseau, servira de recruteuse pour Cathy. S'en suivront des années de culpabilité, de secret puis de reconstruction.

Le livre, en plus de nous narrer la capture de la jeune proie nous propose de très beaux portraits de femmes (Chloé, Betty, Claude et tant d'autres) sur plusieurs décennies, entre Mylène Farmer, Goldman, les années Drucker et la génération #metoo.  Des décennies, pour mieux nous montrer la souffrance qui s'infiltre et se faufile années après années, ces vies rayées,  ces rapports aux corps compliqués et ces silences qui en disent long.

L'écriture de Lola Lafon est à l'image du roman, précise et incisive. Chaque mot semble trouver sa place pour nous offrir une très belle réflexion sur la culpabilité mais aussi l'oubli et le pardon. 

Un très beau roman de cette rentrée littéraire 2020. 

20 août 2020

Comme à la guerre

Librairie des vacances, août 2020, Arcachon. Prise d'une gigantesque flemme à l'idée de mettre le masque pour rentrer dans la boutique, je jette un regard distrait aux romans de poches en présentation dans le bac devant la librairie. Tiens, un livre de Julien Blanc-Gras, auteur que j'aime beaucoup*.

Le titre "Comme à la guerre" m'interpelle,  tout comme l'image troublante d'un soldat de plomb côtoyant un biberon. Le filet sur la couverture précise "un livre d'une rare sensibilité".

Je retourne le poche, découvre le résumé éditeur...."Le jour de la naissance de mon fils, j'ai décidé d'aller bien, pour lui, pour nous, pour ne pas encombrer le monde avec un pessimisme de plus. Quelques mois plus tard, des attentats ont endeuillé notre pays. J'en étais à la moitié de ma vie, je venais d'en créer une et la mort rôdait. L'Enfant articulait ses premières syllabes avec le mot guerre en fond sonore. Je n'allais pas laisser l'air du temps polluer mon bonheur. » 

J'entrevois une histoire qui pourrait m'émouvoir...

Ce que je n'ai pas imaginé, c'est à quel point ce livre en plus de me toucher en plein cœur, allait me faire rire. Demandez à l'Homme qui partage le canapé en face de moi pendant mes instants lectures, le nombre de fois où je me poilais, lui lisais des passages particulièrement savoureux, commentant tour à tour par des "il faut que tu le lises", "écoute un peu ça", "c'est formidable ce bouquin", "tu vas adorer"...!

Julien Blanc-Gras nous offre dans ce tout petit roman une magistrale démonstration de poésie, de tendresse teintée d'ironie et d'humour noir.

À lire de toute urgence !

*lisez Touriste, du même auteur, c'est formidable aussi.

18 août 2020

La daronne

La petite pépite de mon été ! 

Critique en cours ...

Deux soeurs

Après avoir refermé la dernière page de ce roman de Foenkinos, englouti goulûment en une journée, je m'interroge. Ai-je aimé ? Réellement apprécié ? Pas si sûre après digestion...

Certes, j'ai dévoré le livre en quelques heures, comme embarquée sur une pente glissante. Assurément, le propos est intéressant...On y évoque le désarroi et l'abime causée par une rupture amoureuse, la rancœur laissée par une trahison et l’ambiguïté des rapports de sororité. Pourtant, la manière de faire me laisse plus dubitative. C'est un peu convenu, facile. Comme à son habitude, l'auteur nous entraine avec ses procédés stylistiques sympathiques (les fameuses notes de bas de page) pour nous laisser comme deux ronds de flancs à la 200e page, avec une fin à la limite du ridicule.

Amis lecteurs, fan ou non de Foenkinos, je voudrais bien vos avis !

Térébenthine

Merci Babelio, Masse Critique et les éditions nrf pour ce beau moment de lecture. 

Il y a 3 ans environ, je découvre Carole Fives grâce à Masse Critique avec "Tenir jusqu’à l’aube". D’emblée, j’aime son style, sa façon de nous entraîner sans nous épargner, de nous faire passer par toutes les émotions ! J’enchaîne avec le génial "Quand nous serons heureux", un recueil de nouvelles aussi acides qu’émouvantes puis le troublant « une femme au téléphone ». 

À l'annonce de ma sélection pour recevoir son nouveau roman, j'attends fébrile, guettant la boite aux lettres chaque soir. Il arrive un samedi matin et je plonge alors dans Térébenthine, sans trop savoir à quoi m’attendre. La quatrième de couverture évoque un trio d’amis, artistes peintres à l'école Nationale des Beaux Arts, à une époque où la peinture ne fait plus recette... Ce monde m’est étranger ; je ne suis pas une artiste. Je n’ai aucun talent mais j’y suis sensible toutefois. La peinture et la musique m’émeuvent parfois, la littérature souvent ! Vais-je adhérer ? La réponse est oui ! 

Le titre « Térébenthine » est à l'image du roman, odorant et évocateur. Dès les premiers pages, nous voila plongés avec Luc, Lucie et un personnage féminin, narratrice jamais nommée (entres les lignes Carole Fives, je pense) dans les sous-sols des Beaux Arts, au milieux des effluves de white-spirit. On y peint, on y refait le monde, on lutte pour un peu de reconnaissance. Aux étages, on y enseigne. Les œuvres et leurs maitres. Car, derrière les œuvres, c'est un hommage aux artistes que propose l'auteur en particulier aux artistes Femmes de toutes les époques souvent non reconnues à leur juste valeur. 

Et surtout il est question du passage de l'image aux mots, de la peinture à la littérature pour le personnage central dans une très subtile continuité, de la toile à la page.

Ce roman fut une très belle plongée au cœur d'un monde inexploré pour moi entre étudiants-artistes  engagés et/ou maudits (les peintres), traditions d'une école dont j'ignorais les codes et réflexion sur les artistes et leur condition.

 

27 juillet 2020

Le petit guide de la masturbation féminine

Que je vous raconte un peu comment je me suis retrouvée avec ce joli livre entre les mains.
Fin juin, je reçois une proposition de Masse Critique, le choix est vaste. Je coche dans un premier temps, "Corentine" de Roselyne Bachelot et un autre roman pas bien gai sur les camps de concentration. Des envies d'Histoire sans doute...Un peu intriguée par son titre,  je tente aussi "le petit guide de la masturbation féminine " sous titré "déclarons ouverte la révolution du clitoris". "Révolution" ? Ça doit être historique :)
Au moment où je fais ce choix, je souris intérieurement entre culpabilité et curiosité.  Si tu le reçois ma vieille, va falloir assumer la critique publique sur Babelio et sur le blog. En réalité, point de gêne, pas de tabou., Rien de scabreux ni de pornographique. Le livre est un très bel hommage fort bien documenté à un organe si longtemps oublié et méprisé.  On y trouve de l'Histoire (sauf que celle-ci est un peu plus récente que Corentine ou la 2nde Guerre Mondiale).  Le saviez-vous, ce n'est qu'en 1998 qu'est déclaré la connaissance de son anatomie exacte, de l'anatomie, de la science, des témoignages, des conseils !
Le tout sous forme d'un petit livre écrin, bleu nuit, cartonné, aux bordures de pages roses. On referme le livre le cœur léger, heureuse d'avoir lu un livre sur un organe 100 % dédié plaisir...

Mille merci à Babelio, masse critique et les éditions  Better Call Julia

22 juillet 2020

Les petites reines

Dernière visite Montpelliéraine chez Gibert, derniers achats avant l'été...
Alors que je cherchais d'occasion un autre livre de Clémentine Beauvais (Brexit Romance), je tombe nez à nez avec ce roman, "Les petites reines". 
La 4e de couverture est dithyrambique!  "Un chef d’œuvre d'humour acidulé" dit Télérama. "Le genre de livre qui vous fait pousser des ailes" et de nombreux prix. Ni une, ni deux, il est acheté!
Les petites reines, c'est l'histoire de 3 "boudins". C'est pas moi qui le dis, ce sont elles! Elles ont été élues "Boudins de l'année" lors d'un concours interne du collège organisé par une petite ordure.  Elles ont des grosses fesses, de la cellulite, mais sont armées comme jamais d'humour et de force mentale! 
Faisant fi des moqueries, nos Boudins d'or, d'argent de de bronze décident de partir en road trip estival de Bourg en Bresse à Paris...à bicyclette ! Pour financer le voyage : ventes de boudins (y compris boudins veggie pour les âmes sensibles à la cause animale). Pour les chaperonner, Idriss, le grand frère de l'une d'elle, militaire beau comme un soleil, accessoirement amputé de ses jambes sur son fauteuil roulant Hi-Tech. Très rapidement, les médias locaux puis nationaux, et les réseaux sociaux s'emparent du scoop. 3 boudins sur des vélos colorés qui distribuent de la cochonnaille,  ça fait de l'audience! 
Tout n'est qu'humour dans ce roman, pas de politiquement correct, pas de démagogie exacerbée, ni de bons sentiments à la pelle. Les gens sont méprisants, racistes... les tweets sont souvent acerbes et lâches. En face d'eux, nos 3 nanas qui n'ont pas froid aux yeux, ni aux mollets. Elles atteindront la capitale, crevées mais armées contre la bêtise humaine!
Une lecture très sympa pour l'été...

17 juillet 2020

Les recettes de la vie

Comme diraient certains à la vue de la photo, j'ai pris mon pied à la lecture de ce livre de Jacky Durand.
Tout dans ce petit roman m'a régalée au sens propre comme au figuré. Oh comme on les imagine ces 3 compères Lucien, Henri et le petit Julien dans la cuisine. Chaque page est un délice, on y respire la morille, la truffe et le vol au vent. Entre les lignes, on aperçoit les desserts traditionnels et les viandes qu'on oublie sur le coin de la cuisinière du Relais fleuri, leur petit bistrot traditionnel.
Et entre les recettes, une fort jolie histoire d'héritage, de transmission de passions et de savoir.
Savoureux à tous les égards !

12 juillet 2020

Le syndrome de Garcin

De ces livres dont on sort troublée et tremblante par le style et le propos. De ces romans qui vous font hésiter pour votre prochaine lecture tant tout semble fade à côté. Le talent de Jérôme Garcin pour nous parler des ses deux grand-pères est saisissant. Chaque mot, chaque virgule semblent choisis avec grâce pour nous dépeindre ces deux éminents, et pourtant si humains, médecins. Papy et Pam, Raymond Garcin et Clément Launay. L’un venu des îles pour devenir un brillant neurologue n’oubliera jamais l’exil et sa terre. L’autre descendant d’une génération de médecins deviendra un grand et moderne pédopsychiatre. Le premier donnera son nom à une atteinte des nerfs crâniens, le second consacrera sa vie à la pédiatrie et ses troubles. Et, pour nous dépeindre avec infiniment d’amour ces deux hommes dont l’unique ambition est le soin à l’autre, leur petit fils, Jérôme. Ce Garcin, qui berce mes dimanche soir depuis l’enfance. « Si soigner c’est sauver des vies, écrire c’est les prolonger » écrit-il dans les dernières pages... Oh oui, comme on aime à les prolonger ces vies là, ces hommes là, qui nous rappellent que le patient est un homme avant d’être un cas clinique ! Ce livre devrait être mis au programme de la première année de médecine, pour rappeler à chacun que le soin c’est aussi savoir prendre la main de son patient avant de prescrire un traitement, aussi efficace qu’il soit...
Ps: Merci AD et CC pour ce superbe conseil.

2 juillet 2020

Avant que j'oublie

Le prix du livre Inter mérite vraiment qu'on parle de lui. Parce qu'il est question d'absence et par n'importe laquelle. Celle du père, un père malade, alcoolique. Avec une finesse incroyable, une infinie tendresse et beaucoup d'humour, l'auteur parvient à nous  faire aimer un homme en apparence bien rustre. Un peu déglingo nous dit-elle, décalé aussi, violent avec sa mère  lors des épisodes alcoolisés. Et pourtant, on s'attache, on l'imagine ascitique et épuisé sur son lit d’hôpital mais aussi pensif et poète dans sa caverne d'Ali Baba qu'elle doit vider après les obsèques.  Que d'amour, que de vide aussi, laissé par cet unijambiste dans le cœur de sa fille.  Chaque geste est enveloppé de tant de patience aussi lors de ses derniers instants. Les objets si ordinaires, livres, figurines, outils sont minutieusement décrits par l'auteur, sans imaginer pouvoir s'en débarrasser. Ils le racontent, lui, ce "contemplatif fin mais gauche, gentil mais brutal, généreux mais autocentré, dévoré par l'anxiété et la timidité, incroyablement empêché".
Quant à l'ironie, elle est partout, comme un pansement à la tristesse! "Je vais plutôt me mettre dans mon Everstyl et puis on l’inclinera. Ok si tu veux. J’ai tout plié en quatrième vitesse pour l’installer (...) actionné la télécommande du fauteuil tout confort à housse lavable qu’on vend une fortune à des gens qui vont mourir dans six mois. Des fauteuils à la con : sur Le Bon Coin, on en trouve des centaines, pris en photo dans des intérieurs marron sous tous les angles et dans toutes les positions. Particulier vend arrogante merveille de sophistication mécanique pour corps délabré stade final. Très peu servi. Prix à débattre."

Un très grand et beau livre! Merci Anne Pauly.

7 juin 2020

Les livres de mes vacances !


Pendant cette semaine, au bord de la mer, entre vélo et ballades en famille, j’ai pu bouquiner un peu. Au programme, du léger, très léger voire de l'aérien... qui m’a, il faut l'avouer fait du bien. Pour la grande littérature, on repassera !
  • Ciao Bella. Un peu facile, un peu cousu de fil blanc voire improbable à certains égards (qui devient copine avec sa psy ?) mais malgré tout une jolie plongée dans l’Italie, bercée par la Nonna et ses douceurs napolitaines ...
  • Il est grand temps de rallumer les étoiles. Faut avouer que Virginie Grimaldi est plutôt bonne pour les "feelgood books". Elle a un vrai talent pour vous embarquer dans son monde de bon sentiments, d’aurores boréales et autres joliesses, le tout non dénué d’humour...À lire dans un hamac, les pieds en éventail pour une bouffée de bons sentiments.
  • Une évidence d’Agnès Martin-Lugand. Cucul la praline à souhait. 400 pages qui auraient pu être résumées en 200. Ça se lit sans réfléchir, entre un tour à vélo et une ballade sur la plage...Tout y est prévisible, sucrée, optimiste. Le point positif, c’est que depuis ce livre, j’ai des envies de Bretagne et de découvrir les remparts de Saint-Malo.



L'art de perdre

Mais comment avais-je pu passer à côté de ce chef-d’œuvre ? Acheté il y a neuf ans, au moment de sa sortie, il m’était littéralement tombé ...