27 novembre 2013

Avant l'hiver

Je n'ai pas vraiment saisi tout l'intérêt de ce film, au casting impeccable, il est vrai! 
L'histoire: un professeur de neurochirurgie (Daniel Auteuil) confiant, aimé, entouré se retrouve du jour au lendemain pris dans un tourbillon qui lui échappe lorsque débarque d'on ne sait où, une  jeune femme, Lou. Ca se veut thriller psychologique, un peu tordu, puisque l'arrivée de cette inconnue va modifier l'existence des uns, les faire s'interroger sur leurs désirs, leurs certitudes, leur confort. Si, les acteurs sont impeccables, le reste m'a laissé un poil perplexe. Il m'a manqué cette tension, ce petit fil tendu au dessus du vide pour nous faire ressentir le drame, nous mettre à la frontière de l'inconfort. Il ne vient pas... Néanmoins, certaines images sont belles, notamment toutes celles de la maison, immense, transparente comme une prison de verre. Et toutes les scènes de la grande Kristin Scott Thomas (divine en épouse attentive mais résignée).
NB : pour les connaisseurs, cette phrase du grand professeur à son interne : "Dans un an tu seras chef de clinique et dans deux ans tu me remplaces". Euh??? la magie du cinema sans doute. 

21 novembre 2013

Les garçons et Guillaume, à table !

Je trépignais d'impatience...il aurait pu neiger que j'y serais allée quand même tant France inter, la veille m'avait mis l'eau à la bouche. Grande salle, honnêtement remplie, qui a ri dès les premières minutes. Pas moi. Oui, j'ai aimé, j'ai trouvé ce film bourré de sensibilité, de tendresse, de finesse mais pas hilarant! 
C'est un film autobiographique, sur l'identité sexuelle, la souffrance, la différence, le regard de l'autre. Guillaume Gallienne est épatant de sincérité, et incarne avec grâce à la fois son propre personnage et sa mère, sévère et fantasque, qui l'a toujours considéré comme une fille. Film superbe qui aborde des questions existentielles sans aucun doute, a pleurer de rire, pas en ce qui me concerne.

18 novembre 2013

Snowpiercer

Qui l'eut cru?? J'ai vraiment aimé!  
L'histoire se déroule en 2031: une poignée de survivants sont condamnés à vivre dans un train, qui tourne sans fin autour de la Terre, glacée. Les déclassés, en queue du train se nourrissent de blocs de protéines noirâtres (je ne dévoile pas l'origine de la protéine), alors qu'en tête, c'est l'opulence, le luxe, la vénération d'un leader charismatique et tout puissant. Tout bascule lorsque l'un des "queutard" (je n'invente rien) décide de renverser le cours des choses et de lancer la révolte: remonter le train et renverser le pouvoir. C'est un vrai bon moment de ciné, plein de références à la société actuelle, ses injustices, ses leaders, ses affrontements. J'ai été  époustouflée par les images, la tension progressive, de wagon en wagon, et cette peinture de ce monde "pas si post-apocalyptique" qu'il n'y parait!  Seule la dernière demi-heure m'a laissée de glace (ok, fastoche, le jeu de mots), un peu grandiloquente, trop appuyée. 
Mais l'ensemble est vraiment une réussite tant par sa forme que par son propos. 

12 novembre 2013

Quai d'Orsay

Hermétique!! Je n'ai rien compris...pas même ri une seule fois, contrairement à la salle: hilare, emballée et visiblement conquise par la prestation de Thierry Lhermitte (parodie de Villepin). Le constat  en ce qui me concerne: je manque de culture politique, d'affinités avec la comédie française burlesque. 
Clou du spectacle: sortie la première de la salle (encore noire) du ciné, croyant la porte à gauche, me suis lamentablement  pris le mur!!!  

9 novembre 2013

Il était temps

Touchée, émue, charmée, et ce, dès les premières secondes. 
L'histoire, c'est celle de Tim (Domhnall Gleeson) qui, a 21 ans apprend que comme son père et grand-père paternel il a hérité d'un don: celui de remonter le temps. Revivre le passé, modifier un peu le présent...il décide pourtant de n’utiliser ce don que pour être heureux en amour.  Un jour, lors d' une soirée "aveugle" (je laisse le mystère, c'est délicieux!) il fait la connaissance de la timide Mary. Sauf que pour améliorer le présent de certains, il manque échapper à cette rencontre. S'ensuit, un jeu (dangereux?)  de petits sauts dans le passé. C'est terriblement émouvant; parfois très grave. J'ai ri mille fois et ai passé la dernière demi-heure à sécher mes larmes, et suis sortie avec des yeux de panda. Car lorsqu'il s'agit de questions existentielles sur le temps qui passe, les priorités, les relations filiales, les choix de vie, tout ça filmé avec beaucoup d'humour....comment ne pas être touchée?  Les acteurs sont tous geniaux: le père (Bill Nighy) est carrément irrésistible en british, Rachel McAdams est charmante (as usual) et la galerie de personnages secondaires, tous plus attachants!  
Si une fois dans votre vie, il vous est arrivé de rêver de faire "pomme+z", de corriger une phrase, un geste pour arranger les choses ou changer le destin: courrez-y!!! 

8 novembre 2013

L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans unearmoire Ikea

C'est un roman de  Romain Puértolas, délicieux car drôle et profond à la fois. Une fois de plus merci AD:) pour ce joli cadeau d'anniversaire.
Ça démarre sur les chapeaux de roues (c'est le cas de le dire!) puisqu'un fakir "enturbané" fraîchement descendu de l'avion, monte dans un taxi parisien (conduit par un gitan) et demande à être conduit à Ikéa afin d'acheter le modèle dernier cri d'un lit à clous en sapin clair. Dans sa poche, un faux billet de 100 euros (imprimé d'un seul coté), des ustensiles de magie et la page du catalogue Ikéa).
À partir de là, s'enchaînent des aventures rocambolesques entre la Grande-Bretagne, la France, l'Espagne, etc. pour notre fakir, malencontreusement planqué dans une "armoire de teen-agers bleu pétrole".
La trame est vraiment loufoque et originale, le fond est beaucoup plus sérieux qu'il n'y parait puisque l'auteur aborde avec beaucoup d’intelligence le sort d'émigrés clandestin soudanais. 
A plusieurs reprises, je me suis arrêtée pour sourire, rire, apprécier un jeu de mots ou lire à haute voix, à ma voisine de week-end, les passages les plus savoureux A lire, à prêter, à offrir....

Blood ties

Décue.
Je n'avais pas vu la version française avec Cluzet et Canet mais cette version là ne me convainc qu'à moitié.
Ça n'a pas un intérêt démesuré. L'histoire est finalement assez quelconque: deux frères, l'un flic, l'autre gangster et des liens de sang qui les poussent à se sauver "mutuellement" sans nous faire vibrer pour autant. Marion Cotillard en prostituée puis tenancière de bordel (promotion oblige) et son accent américain?latino?indeterminé? n'est pas convaincante. Les deux frères eux, sont plutôt impliqués et crédibles, mais l'ensemble manque vraiment de punch et d'originalité. 

Le coeur des hommes 3

Là je crois qu'il est temps d’arrêter. Un c'est bien, deux ça va encore...trois c'était peut-être pas indispensable.
Les deux seuls trucs potentiellement sympas, c'est le sentiment de retrouver une bande de potes et une jolie bande son. Mais le reste!!! En plus d’être vieillissants, ils sont de plus en plus obsédés: les hommes y sont dépeints comme des vicieux sans morale, machos et gras. Les femmes, elles, sont résignées.
S'abstenir.

28 octobre 2013

Prisonners

C'est de Denis Villeneuve (le réalisateur d'"Incendie"), c'est angoissant à souhait, sombre au possible et longggggggggg! Certes, c'est bien réalisé, ça fait peur (y a même quelques scènes carrément flippantes) mais c'est indigeste. Commençons par le propos, bien sordide: banlieue de Boston (je confirme, je ne comprends rien à leur accent!), un soir de Thanksgiving bien pluvieux, deux fillettes disparaissent sans laisser de traces. Un demeuré (avec une tête de psychopathe), vivant dans un camping-car est arrêté puis rapidement relâché faute de preuves. Déboussolé, le père d'une des fillettes (qui aime bien chasser les biches avec un regard de méchant) décide alors de faire justice lui même et tente de faire avouer le fameux suspect à coup d'épisodes de torture tous plus épouvantables les uns que les autres (sans jamais les montrer réélement). En parallèle, l'inspecteur, jeune, vaillant, solitaire et (beaucoup trop) gominé tente lentement de rétablir la vérité. 
Il faut donc y voir deux visions de l'Amérique qui s'affrontent: l'une droite, raisonnée mais pas à l'abris d'une erreur et l'autre individualiste, bestiale incarnée par ce père désemparé et ravagé par la disparition de sa fille. Si en effet, le film est un intéressant tableau de l'Amérique poisseuse, je n'y ai pas vu le chef d'oeuvre décrié par les critiques et les spectateurs. Une fois de plus, je dois manquer de références cinématographiques (Zodiac, le silence des agneaux...)


25 octobre 2013

L'Extravagant Voyage du jeune et prodigieux T. S. Spivet

Un vrai beau film pour les grands enfants comme moi!!
C'est plein de poésie, plein de tendresse et de gravité aussi. L'histoire c'est celle d'un petit génie de 10 ans, TS, qui vit avec des parents bizarres, son jumeau et sa grande soeur dans un ranch paumé du Montana. Le couple de parents est aussi désassorti qu'amoureux : la maman (divine Helena Bonham Carter) est un peu perchée, passionnée d'insectes, le papa est un taiseux cow-boy, pas très porté sur la demonstration des sentiments.
Dans ce ranch, où chacun vaque à des activités atypiques, le jeune TS s'est crée un univers, un monde fait d'inventions, d'explorations. A l'âge ou son frère colorie en débordant, TS analyse les distances entre les protagonistes des livres d'enfants.
Le jour où TS apprend qu'une de ses inventions doit recevoir un prix, il décide de traverser les USA d'Ouest en Est et de rejoindre Washington: un long périple débute alors, plein de couleurs, de rencontres et de mélancolie aussi.
Ce film est une parenthèse de couleurs, d'objets insolites mais aussi une très belle réflexion sur la culpabilité et la solitude. Merci à Monsieur Jeunet pour ce film qui ressemble à nos livres d'enfants en relief dans lesquels on aurait aimer se glisser parfois pour rêver un peu.
Le DVD est déjà sur ma liste de Noël.

20 octobre 2013

Planes

Un grand merci à AD (et ses insomnies) pour la critique, et ses petits pour les illustrations. 



Il parait que les critiques étaient mauvaises ... je ne les ai pas lues... En tant que parents de 2 fans de "Cars", nous ne pouvions pas ne pas y aller. Personnellement, je suis du style à mieux aimer les vieux dessins animés qui ne sont pas dans la surenchère d effets spéciaux ou de blagues un peu lourdingues qui sont le lot des nouveaux dessins animés dont certains en profitent pour faire passer un "message". Et bien, je n'ai pas détesté Planes, malgré les quelques invraisemblances. Les enfants n'ont pas beaucoup ri (pas de blagues lourdingues), ont eu peur (la scène de la noyade), ont vu du pays mais je crois qu'ils ont passé un bon moment. D'ailleurs, ils ont gardé la bouche ouverte et le ticket d'entrée serré dans leur main toute la durée du film et le petit est sorti en disant spontanément "c'était très bien" de sa petite voix sérieuse et fluette et c'est peut être la meilleure critique d expert qu'on puisse faire! Ah si moi j'ai ri aux éclats : quand la course va être lancée, à l aéroport JFK, la foule en délire dans les tribunes, des avions de chasse passent en faisant des volutes de fumée et le héros s'exclame "ouaou"! La patrouille de France!!"
AD
Ps: la salle était quasiment vide : nous avions choisi la séance 2D. Je me suis tout de même fait la réflexion qu'en 3D ça pouvait rendre pas mal
Pps: pour une fois les bandes-annonces étaient toutes pour des films pour enfants et non pas pour des films limite interdits aux moins de 12 ans ( mais c'est peut être un effet cinéma)

9 mois fermes

C'est marrant et original mais selon moi, loin du chef d'œuvre dont parlent les médias.
L'histoire d'Arianne (Sandrine Kiberlain) juge d'instruction psychorigide focalisée sur son boulot qui se retrouve enceinte d'un repris de justice globophage (Dupontel) après une saint Sylvestre plus qu'arrosée. 
Y a plein de scènes audacieuses et marrantes. C'est décalé, très 3ème degré et tendre aussi. 
Le problème c'est probablement que la bande-annonce délivre trop de "bonnes scènes" et que les critiques dytirambiques ont probablement gâché mon plaisir. 
Donc, oui, j'ai bien ri (cf. la scène de sexe sur la poubelle filmée par les caméras de surveillance, ou devant jean dujardin en traducteur de langue des signes) mais pas aux larmes comme certains.

Alors voila. Les 1001 vies de urgences

Tout a commencé il y presque un an à la lecture d'un blog: blog d'un jeune interne en médecine bourré de talent et à la plume sensible. L'adresse est là http://www.alorsvoila.com/
Baptiste Beaulieu a 27 ans , il est interne aux urgences de Auch. Il y raconte son quotidien puis vint le livre. Et ...c'est encore mieux!! Quel talent de conteur, quelle belle arme que les mots pour décrire un quotidien plein d'émotions, de rencontres, d'humour, de poésie. 
Et parce qu'il évoque ce livre (Corps et âme de Franck Conroy) comme ce qu'on ce qu’on a écrit de plus beau sur la musique ces dernières années (j'approuve), j'ajouterai que son livre est ce qui m’a été donné de plus émouvant à lire sur les blessures des corps et la guérison de l'âme.  

Merci AB pour ce bien joli cadeau d'anniversaire. 

19 octobre 2013

La vie domestique

Oh que c'est inquiétant, triste mais oh que c'est réussi. 
L'histoire se déroule sur 24h : 24 heures d'une vie de femme qui voit ses rêves se craqueller, celle de Juliette 40 ans mariée à Thomas, proviseur dans un lycée. Juliette et Thomas déménagent dans une banlieue pavillonaire gentiment bourgeoise. Tous les pavillons s'y ressemblent, toutes les familles qui y habitent se ressemblent aussi. Juliette croise le chemin de 3 femmes au foyer (Natacha Reigner, Elena Noguerra et Julie Ferrier) confrontées au même quotidien: enfants, courses, cafés (le choix de la capsule nespresso est épatant de cynisme), sorties d'école, dîners. 
Ca pourrait être inintéressant et creux, c'est superbe tant c'est triste et déprimant : de vacuité, de répétitions de renoncement. Emannuelle Devos incarne avec une grâce absolue cette femme dont les rêves se dissipent quasi heure par heure, entre banalités et faux-semblants. On suit avec énormément d'émotion cette femme qui cherche une raison d'être et on en sort ému et chamboulé. 

15 octobre 2013

Parkland

Pas convaincue par ce film un peu creux.  
Pourtant, les critiques sont élogieuses évoquant un film malin, bien mené, rigoureux. Mouais : bof ! 
S'il est vrai que le postulat de départ est plutot intéressant : la théorie du complot sur l'assassinat de Kenedy, le résultat l'est beaucoup moins. C'est sans originalité, sans frisson, sans vague. Le faits se suivent, historiquement, minutes après minutes, avec une précision certaine; la théorie conspirationniste se profile jusqu'à un dénouement plat. Cela dure à peine 1h30 : elles m'ont paru infiniment plus longues que les sublimes 3 heures de la vie d'adele. 
NB: Allez-y accompagné(e) d'une épaule chaleureuse.

Nos père, nos frères, nos amis. Dans la tête des hommes violents

Je crois que je suis dans une lancée.  Après le livre de Gisèle Pélicot, qui m’a littéralement laissée à terre, j’ai enchaîné avec "Les...