29 septembre 2017

Mary

C'est toujours avec un immense plaisir que je laisse la plume à mon ami Eric sur un film que je rêve de voir...en VO! 
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" Si un jour vous hésitez à accorder une seconde chance à quelqu'un, ce film vous offre une bonne raison de répondre à cette importante question par l'affirmative : il y a dix ans Marc Webb avait réalisé un clip pour Miley Cyrus.
Il vous offre en outre la possibilité de découvrir une merveilleuse jeune actrice nommée Mckenna Grace, alias Mary (traduction littérale de "Gifted" - et ce n'est pas Hélène, qui a acquis grâce à un long séjour aux États-Unis une parfaite maîtrise de l'anglais, qui me contredira), génie précoce des mathématiques dont la mère, elle-même génie des mathématiques dont l'enfance fut sacrifiée par sa propre mère au nom du bénéfice que l'humanité aurait pu tirer de la résolution d'une équation très compliquée, a mis fin à ses jours quelques années plus tôt. Mary est alors recueillie par son oncle (here comes Chris "Captain America" Evans), professeur de philosophie (ce qui lui confère un légitime recul sur l'existence et ses petits tracas) reconverti en réparateur de moteurs de bateaux (ce qui lui confère de la crasse sous les ongles), et tous les deux coulent des jours heureux dans quelque port reculé de Floride (dont on nous dit qu'il est peuplé de moustiques et de cafards mais où l'on aimerait quand même bien habiter) jusqu'à ce qu'intervienne pour Mary la question fatidique de l'école.
Doit-elle assister aux cours dispensés dans l'école primaire locale et apprendre à vivre une vie normale parmi les enfants de son âge (c'est l'avis de son oncle) ou doit-elle plutôt être orientée vers une structure spécialisée où son potentiel intellectuel sera exploité au maximum, au nom de l'intérêt supérieur de l'humanité (toujours lui), et accessoirement d'un nom laissé à la postérité et d'un portrait accroché dans le hall d'une université prestigieuse (c'est l'avis de la grand-mère et elle est prête à tout pour le faire valoir) ?
C'est cette lutte que se livrent l'oncle et la grand-mère (le fils et sa mère) quant au meilleur choix possible pour l'avenir de Mary que nous raconte ce petit film, avec beaucoup d'intelligence et de drôlerie, et à peine un ou deux violons (nous sommes tout de même aux États-Unis), jusqu'au "twist" final d'outre-tombe tant inattendu que pertinent. "

17 septembre 2017

Marie d'en haut

L'unique livre de Agnès Ledig que je n'avais pas lu, fut dévoré en une journée. 
On y retrouve tous les ingrédients d'un roman simple, émouvant et facile à lire, "de midinette" diront certains. Les personnages sont attachants, cabossés, avançant dans la vie un peu cahin-caha.  D'un coté, Marie, agricultrice, forte femme en apparence et maman célibataire d'une petite Suzie. De l'autre, Olivier, lieutenant de gendarmerie solitaire et un poil râleur. Et puis, arrive la rencontre, improbable, celle qui vous donne envie de tourner les pages. Du coup, c'est cousu de fil blanc, hautement romantique, une sorte de l'amour est dans le pré avec des héros charmants.  En somme, parfait pour les vacances. 

Elle et Lui

Un Marc Lévy sur la plage c'est permis : c'est en poche, ça ne craint pas le sable et ça se lit entre deux baignades! Dans cet opus, j'ai passé 48 heures assez savoureuses, j'avoue, avec Paul et Mia. Il est écrivain, américain, paumé. Elle est actrice, britannique, doucement allumée et malheureuse en amour.
Leur rencontre à Paris est improbable, leurs échanges plein d'humour et leur attachement irrésistible. Un livre qui donne envie de tomber amoureux (ou alors c'est le soleil crétois).
rendez vous l'été prochain Monsieur Lévy !

La tresse de Laetitia Colombani

Un très joli cadeau de mes internes et externes, dévoré en 48h.
La tresse c'est le récit croisé de trois destins, de trois femmes sur trois continents. 

En Inde, Smita est une Intouchable, elle ramasse les excréments et rêve pour sa fille  de liberté, d'éducation, d'école. En Sicile, Giulia travaille avec son père dans une entreprise familiale qui traite les cheveux pour fabriquer des postiches. L'accident de son père sera la début d'une remise en question de son métier et de ses choix de vie. Enfin Sarah, la canadienne, avocate, working girl apprend son cancer entre deux rendez vous professionnels.  La maladie est interdite dans son monde : cruel, masculin!  
Une fois commencé impossible de reposer ce livre, les pages s'enchaînent, les destins se croisent. Et, même si le lien qui les lie, le cheveu est "un peu facile", que la fin est prévisible dès le chapitre 3, on se laisse emporter par ces destins et l'écriture ultra fluide.

16 août 2017

C'est où, le Nord ?

Un livre contemporain, générationnel dévoré en une matinée. Ella a 24 ans, elle est professeur de français dans un lycée catholique dans lequel elle fait un peu figure d'OVNI ...Elle a des collègues bizarroïdes, des élèves de 6e aussi attachants qu'atypiques, un mec qu'on a envie de gifler, des potes un peu déjantés : Théo, l'homo fantasque et Lou. En 300 pages, nous voilà embarqués dans la vie de cette toute jeune femme, vie mouvementée entre poèmes de Prévert à commenter, soirées arrosées, histoire d'amour/sexe, virées à Budapest et substances plus ou moins licites. Le ton est, en apparence, ultra léger mais les situations abordées sont parfois graves : autisme, avortement, religion, relations familiales. Le style est aussi jeune et frais que son héroïne, à l'image d'une génération d'adultes en devenir. Franchement réussi ...

Passade

Encore toute  surprise d'avoir vu dans un grand cinéma de ma ville (pas réputée pour ses choix avant-gardistes) ce film pour le moins étrange, qui ne  restera vraisemblablement pas longtemps à l'affiche. Nous étions deux dans la salle...deux comme le nombre de personnages à l'écran: Paul et Vanessa.
C'est l'histoire d'une rencontre entre une prostituée de luxe , Vanessa et un trentenaire en mal d'amour, malheureux en couple. C'est l'histoire d'une soirée qui se prolonge, d'une nuit sans fin, de deux solitudes. Échanges des fluides, des mots, des maux...Le film est un huis clos, intégralement filmé dans une chambre d'hôtel pour intellos où s'étalent livres de poche et livres d'art, sur un fond de papier peint nuageux.  J'avoue avoir trouvé ce couple d'une longue nuit assez touchant, parfois drôle et assurément énigmatique!  Et si les dialogues sont parfois un peu appuyés, les voir savourer du champagne sous une tente improvisée est loin d'être déplaisant . 

11 août 2017

Quand sort la recluse

Topissime ...où comment je me suis clairement réconciliée avec Fred Vargas.
La critique ce weekend.

Song to song

de Terrence Malick.
Si votre projet est de voir de jolies jeunes femmes se frotter contre les murs et s'enrouler dans les rideaux de sublimes baraques avec piscine (prix : "nous consulter") : foncez. Sinon passez votre chemin, c'est pénible à mourir.
FA, AA : je suis prête à débattre :)

9 août 2017

Si le verre est à moitié vide ajoutez de la vodka

Vous savez surement à quel point j'ai aimé adoré "Les crevettes ont le cœur dans la tête" de Marion Michau". J'avais savouré ces histoire de trentenaires décomplexées, leurs amours, leurs emmerdes, leurs rapports aux hommes. Nous l'avions lu entre copines, aux 4 coins du monde. Nous avions lutté ensemble pour ne pas le sortir de sous les bureau aux heures de boulot. Nous avions même rebaptisé notre WhatsApp "Les crevettes" ...c'est dire!
Avec cet opus et son titre fort bien trouvé, Marion Michau, la plume toujours légère et un humour savoureux nous livre ses conseils, sous forme de micro-chapitres de 2/3 pages.  Nous suivons avec elle les grandes étapes de la vie d'une nana. Le barbu de 3 jours,  le voisin de palier (et surtout pourquoi il est particulièrement imprudent de tenter l'aventure), le salaud, l'amour à distance, l'ex collant, le couple avec enfant, les vacances, la demande en mariage ...
J'ai sans doute moins ri qu'avec les crevettes, mais j'ai malgré tout dévoré, ce Guide pratique à l'usage de toute Cendrillon moderne.
Un grand merci à B pour ce cadeau! (il y a déjà une liste d'attente pour le prêt ...)

31 juillet 2017

Venise n'est pas en Italie

Vous avez aimé Little Miss Sunshine ? Vous aimez les roadtrip en  famille, doux-dingues et poétiques ? Le mélange des genres type Lequesnoix/Groseille vous amuse ... FONCEZ! C'est émouvant, drôle, sensible et un peu barré aussi. 
Le narrateur, c'est Émile, 15 ans, un blondinet décoloré par une mère un poil envahissante, affublé d'un père VRP aux blagues douteuses, les hormones en folie et un regard troublant sur le monde qui l'entoure.  Il a fait la connaissance au lycée de Pauline, aussi jolie que distinguée, violoniste, un peu bourgeoise. Lorsque celle-ci lui propose de la rejoindre à Venise pour un concert à la Fenice, c'est toute la famille qui embarque dans la caravane!
J'ai adoré ce périple rocambolesque, avec pour point final la belle Venise, où il est question  d'adolescence, de familles (parfois) encombrantes, mais surtout d'amour. Un chouette livre qui mêle émotions et humour. A lire, sans hésiter. 
NB : Il parait que le livre a été adapté au théâtre et ça donne bien envie d'une escapade parisienne pour cette occasion !!

26 juillet 2017

Cherchez la femme

Une vraie comédie sur un sujet sensible. Fallait oser et c'est plutôt une réussite, rythmée, enlevée, maline! !
Ça commence comme une histoire d'amour improbable entre Armand (Moati parfait!), fils d'anciens opposants iraniens au régime de Khomeini, et Leila (Camélia Jordana, épatante)  tous deux étudiants à Sciences-Po. 
Sont pas vraiment du même monde ces deux-la, pourtant tout leur réussit: le billet pour les USA est réservé, le stage à l'ONU a été accepté ! Jusqu'au jour ou débarque le grand frère de Leila, parti faire de l'hôtellerie au Yemen mais qui revient franchement radicalisé et bien décidé à enfermer sa sœur et à envoyer le petit frère chez "les grands frères" du Yemen.
Pour voir sa belle, Armand décide de se faire passer pour une iranienne traditionnelle, Shérazade, de se revêtir du niqab ...sauf que le grand frère tombe sous le charme de cette "femme si pieuse et aimable".
Le sujet est risqué voire ultra casse g... et pourtant on rit, on s'amuse du travestissent (le voir traverser Paris avec ses petits talons, son Niqab et ses yeux soulignés de khôl), on sourit des quiproquos et  personnages secondaires aux traits certes un peu forcés (les parents opposants au régime, les réfugiés politiques, les "blancs" de la cité radicalisés, etc.). 
 

9 juillet 2017

Central Park

Croyez-le ou non, j'ai lu un Musso (hyper vite) et je n'ai pas détesté !!
Ça commence sur un banc de Central Park à New York. Alice et Gabriel, se réveillent menottés l'un à l'autre. Ils ne se connaissent pas et n'ont aucun souvenir de leur rencontre. La veille au soir, Alice faisait la fête avec ses copines sur les Champs-Élysée, Gabriel jouait du jazz à Dublin. 
Je n'irai pas jusqu'à dire que j'ai adoré mais je suis surprise d'avoir été à ce point embarquée dans ce thriller un peu "facile"... J'ai plusieurs explications (excuses ?) 
- ça se passe à New York et vous connaissez ma tendresse pour cette ville! Entre la course poursuite dans le quartier de Red hook (cher à ma copine Cancan), le labo de Mount Sinai,  l'Apple Store de Grand Central, les diners américains , on s'y croirait !
- l'héroïne Alice est attachante, fliquette du  36 Quai des Orfèvres, au passé douloureux, 
- le style est hyper basique, même en sautant un mot sur deux, on comprend tout (parfait pour le train, qui plus est coincé en gare de Coutras),
- Musso sait happer son lecteur, alternant présent et flashback, avec des chapitres courts, qui donnent envie de tourner les pages,
- la fin et ses multiples rebondissements, relativement originale.
Bref, c'est comme un verre de rosé, pas extraordinaire mais sympa pour inaugurer l'été !

5 juillet 2017

Baywatch

Oui, oui, vous ne rêvez pas! J'ai vu ...j'ai survécu :)
En VO qui plus est.
La critique bientôt...

Les méduses ont-elles sommeil ?

Certains ici connaissent mon intérêt pour les addictions et autres troubles de l'usage (sic). 
Je pensais avoir l'estomac noué et les yeux humides à la lecture du récit d'une adolescente dans le gouffre de la cocaïne et de la MDMA. En réalité, j’assiste plutôt pendant 80 pages, à l'ivresse sous psychotropes de la jeune héroïne Hélène. En refermant le livre, j'avoue avoir ressenti un mélange de  frustration et de déception...manque d'émotions ? Difficulté à s'identifier au personnage ? 
A bien y réfléchir, le livre est en réalité fort troublant car il illustre parfaitement le sentiment de plénitude, de toute puissance que produisent ces substances, loin des effets néfastes.  Plus de faim, plus de fatigue, plus de vide, la vie sous MDMA devient légère, diaboliquement enivrante! Tout semble prendre sens. L'auteur décrit habilement cette dépendance à laquelle elle croit échapper, le bonheur superficiel offert par les psychotropes et la quête de sens à l'entrée dans l'âge adulte. 
Au final, un premier sentiment étrange de frustration, remplacé par une troublante impression de réussite littéraire 
J'attends vos avis.

30 juin 2017

Marie-Francine

Sincèrement, j’ai beau apprécier Valérie Lemercier, ce film est franchement oubliable. Pourtant, les critiques de la presse, radiophoniques (cher Masque!) ou de bloggeurs appréciés sont plutôt aimables voire carrément positives! On y voit une comédie "moderne", un film chaleureux, "une vision juste de la France".... Euh, on n’a pas du voir le même film ! Marie-Francine est chercheuse dans un laboratoire, son meilleur ami, c’est son cahier de paillasse. Elle porte des jupes longues, kaki, et des sandales plates qu'on imagine confortables…Du coup, son mari s’est barré avec une jeunette au ventre plat (sic) de 20 ans sa cadette ! Sans emploi (une histoire d’amiante pas très crédible), elle est obligée de retourner vivre chez ses parents, d’adorables bourgeois parisiens, dans un appartement aussi cossu que suranné! Personnellement, je n’ai jamais ri, vaguement souri (et encore je ne me souviens plus vraiment quand). Tout y est appuyé, cousu de fil blanc et bébête. Des bourgeois qui mangent du pain complet en mettant en vente leur fer à repasser sur le bon coin : hilarant ?? Oh non !!!!! Une pauvre fille abandonnée par son mari, obligée de travailler dans un magasin de cigarettes électroniques en fumant de vrais clopes, c’est ça la vision juste de la France? A part Timsit, diablement attachant en restaurateur amoureux, ça vaut juste les 4 euros de la fête du cinéma!

L'art de perdre

Mais comment avais-je pu passer à côté de ce chef-d’œuvre ? Acheté il y a neuf ans, au moment de sa sortie, il m’était littéralement tombé ...