21 août 2014

Les combattants

Voici un film qui parle d'amour, de survie (ou les deux?) décapant, original et admirablement interprété (sublimes Adèle Haenel et Kévin Azaïs).
Madeleine, étudiante désabusée et pessimiste a pour unique projet d'apprendre la survie et rentrer chez les para. Pour cela, elle s'entraîne à nager  avec un sac à dos lesté de briques dans la piscine familiale, mange des sardines crues (mixées) et se prépare au pire ("la fin" dit-elle) 
Un été, elle rencontre le jeune Arnaud, plus tendre, un peu dans l'ombre qui travaille avec son frère dans la société laissée par leur père juste décéde. Arnaud  captivé par Madeleine, par sa rugosité, sa logique imparable, part s'entrainer avec elle pour deux semaines, à la dure...
Surprenant, superbement réalisé (les lumières sont époustouflante), drôle aussi, "les combattants" parle d'amour mais pas que! Il parle aussi de jeunesse, d'espoir, d'illusions (et de désillusions). 
Que j'aime ce cinéma...

20 août 2014

Le liseur du 6h27

Emportée par mon engouement pour les livres numériques, j'ai "récupéré" (on ne s'attardera pas trop sur le comment) ce livre que je voulais lire depuis plusieurs semaines.  Je l’ai lu en deux soirs,  happée par cette histoire dont l’idée de départ est particulièrement originale.
Guylain Vignolles (merci papa et maman pour la contrepèterie) travaille pour une société de destruction de livres (quoi, ca existe !?). Tous les jours, il actionne le levier de la Chose une terrible machine dont l’auteur nous fait une description façon Bête Humaine de Zola. Tous les jours Guylain sauve au péril de sa vie quelques feuilles de livres dans la gueule de la Chose, feuillets qu’il lit chaque matin aux passagers de son wagon de RER.
Ça démarre très fort et la première moitié du livre est un régal de finesse à la fois dans la description  du quotidien à l'usine, des lames acérées de la Chose et des acolytes de notre Guylain : Rouget de Lisle son poisson rouge, Yvon (dans sa guérite, leveur de barrière, qui parle en alexandrin) et Guiseppe en fauteuil après un malheureux accident dans la Chose. Puis le livre prend une tournure "feel good book", beaucoup plus tendre, sucrée (trop?) et humaniste, un peu « vue et revue ». J'ai néanmoins noté de bien jolis passages (la dame-pipi qui compte les faïences) que j'ai pu "surligner" grâce à ma liseuse. 
Reste, que dans le genre  j’ai largement préféré « bon rétablissement » de Marie-Sabine Roger beaucoup plus cynique, plus drôle.                                                                                            
PS: en 2064,  y-aura-t-il des broyeuses de liseuses électroniques? 

17 août 2014

Demain est un autre jour

Révolution chez Pop Corn!

J'ai lu un livre sur ma liseuse (merci sœurette) et j'ai trouvé ça plutôt sympa. A l'idée de déménager prochainement, j'ai renoncé à acheter de "vrais" livres en ce moment (vu le prix du m3!) et me suis laissée tenter par une lecture numérique. Et, SURPRISE, d'une part, la lecture est agréable, on peut lire dans l'herbe sur le côté sans avoir à changer de côté entre  les pages paires et impaires, d'autre part, on n'a pas la fatigue d'un écran. Les 300 pages sont passées toutes seules. 

Revenons au livre..."demain est un autre jour" de Lori Nelson Spielman est un pur roman de vacances, entre chicklit et littérature doudou. L'histoire c'est celle de Brett Bohlinger qui, à la mort de sa maman, au lieu d'hériter de l’empire de cosmétique familial, reçoit une vieille liste qu'elle avait faite adolescente. Pour toucher sa part d’héritage, sa mère lui demande de réaliser tous les objectifs de cette liste (acheter un cheval, monter sur scène, aider les autres, etc). 
J'avais lu dans le Elle une critique plutôt élogieuse : http://m.elle.fr/Loisirs/Livres/Genre/Roman/Demain-est-un-autre-jour et je dois reconnaître que j'ai passé un moment sympathique en compagnie de cette trentenaire, pleine de rêves et de douceur entre ses cours aux enfants défavorisés, sa rencontre avec son père et autres aventures. 
Le problème (si problème il y a) reste que c'est cousu de fil blanc, pas toujours très crédible  et un peu sucré. La fin est même à la limite du comestible!!! 

14 août 2014

Le beau monde

On va mettre cela sur le compte de la lassitude, du besoin de soleil et de vacances, mais je pleure beaucoup au cinéma en ce moment, notamment devant de bien jolies réalisations comme celle-la.
Alice a 20 ans, Alice habite la province, Alice vient d'un milieu modeste et rêve de couture et de broderie. Elle détricote des vieux pulls pour en confectionner d'autres, plus originaux. C'est par l’intermédiaire d'un de ses ouvrages qu'elle est repérée par Agnès une notable normande et intègre une prestigieuse école de couture parisienne. Alice "monte" à Paris et y rencontre le fils d’Agnès, Antoine, né une cuillère en argent dans la bouche et dont l’avenir est tout tracé :  ce sera HEC. Sauf qu'il rêve de photos, de contrastes et de liberté.
On pense de suite aux livres de Marie-Hélène Lafon ou à Lucas Belveaux qui, il y a quelques mois m'avait conquise avec "Pas son genre" et pourtant on ne compare pas. On ne se dit pas, il fait mieux, elle décrit plus sensiblement. Non, on laisse la réalisatrice nous broder cette  fiction délicate sur la différence de classes, qui montre avec justesse les rapports de force entre deux mondes avec en toile de fond, la question de l'amour. Est-il plus fort que le fossé culturel et social ? Quel est le poids de la famille, de la norme sociale?
Les deux comédiens sont parfaits. Ana Girardot interprète une Alice gracieuse et observatrice avec ses doutes, ses hesitations,  mais aussi sa soif d'apprendre, de s'initier (à l'art, au beau). Quant à Bastien Bouillon, il incarne merveilleusement ce bourgeois en rebellion, qui voudrait exister pour ce qu'il est, ce qu'il fait. 
Et, même si le film n'est pas dépourvu d'images un peu faciles (la maman prolo, bien en chair s'oppose à la maman mondaine anguleuse, l'ex petit ami s’appelle Kevin et répare des voitures) , l'ensemble est bourré de finesse et de sensibilité.
Ne parlons pas de la fin : somptueuse tant elle m’évoque CETTE rencontre, celle qui vous fait changer, grandir, qui vous ouvre l’esprit et vous permet d'avancer.  "Je n'avais pas fini de t'aimer" dit Alice.....
Courrez-y, c'est très beau!


13 août 2014

Livre culte!

Une question inspirée d'un débat avec E et d'un tweet récent de La Fnac ...


Et vous? Quel est votre livre culte? Celui qui a marqué votre vie ou que vous sauveriez des flammes???
Toutes les réponses sont permises. 

10 août 2014

Nos pires voisins

Bon, je vais être brève: j'ai tenu 43 minutes. Je suis partie au milieu, dépitée par tant de vulgarité, de bêtise et de vide. 
Pourtant, le film régressif un peu ado, ça aurait pu me faire marrer et bien là, je n'ai pas pu. J'ai quitté la salle et atterri dans la salle d'en face pour revoir la fin de New-York Melody avec beaucoup de plaisir. 

7 août 2014

Lucy

Mouais, BOF BOF BOF !!
"Lucy" c'est quoi? C'est le titre du  dernier film de Besson, le nom de son héroïne à l'intelligence sans limite et du premier Homme Préhistorique (c'est aussi le prénom de ma nièce adorée mais vous vous en fichez pas mal!)
L'histoire du film: Lucy est une jeune et jolie américaine piégée par la mafia asiatique (je n'ai pas très bien compris s'ils étaient coréens, taïwanais, chinois) pour servir de mule et transporter une drogue spéciale (le CPH4).  Jusqu'à ce qu'une partie de cette drogue se répande en elle (note pour les addictovigilantes : la mule expérimente l'effet parachute), drogue qui a la propriété de démultiplier les capacités intellectuelles.
Ce que je pense du film: que c'est un grosse machine américaine, pas déplaisante, courte (1h30) mais sans réel intérêt avec pas mal de lourdeurs et de clichés. Les chinois/coréens sont les grands méchants (on se croirait dans Taxi), la drogue est bleue façon "billes de bain" (oui, quand on s'appelle CPH4, faut que ca fasse synthétique) stockée dans des poches plastiques de congélation dans les estomacs des mules (mais bien sûr!!). Ajoutez le soupçon de Matrix et les courses poursuites made in Taxi, c'est bon, c'est du Besson! 
Enfin, l'idée de départ, plutôt maline (que ferions-nous si nous utilisions les 100 % de nos capacités intellectuelles) apparait non explorée, comme non aboutie. Plus les capacités intellectuelles de Lucy augmentent, plus elle maîtrise le temps et l'espace. Au détriment de quoi? de ses émotions? C'est à peine évoqué, or c'est bien cela qui nous intéresse, à nous, pauvres humanoïdes.
Ce qui sauve le film c'est Scarlett, belle et impeccable.



5 août 2014

New-York Mélody

Une romance musicale délicieusement émouvante qui m'a fait pleurer jusqu'au retour à la maison ( et même un peu après). 
Le réalisateur c'est John Carney, dont j'avais vu Once en 2007. "Once" se déroulait à Dublin, porté par deux irlandais méconnus et par une bande originale fantastique qui nous avait emportées ma copine A et moi. (Tu te souviens A??). Ici, le casting est plus people (Keira Knightley et Mark Ruffalo ) et New York remplace la capitale irlandaise. Mais la même magie musicale opère. 
L'histoire c'est celle d'une jeune chanteuse britannique, Gretta, artiste dans l'âme, qui chante pour le plaisir et refuse les compromis. Elle atterrit à New-York pour suivre son chanteur de petit ami, qui va rapidement se faire bouffer par l'industrie du disque et du showbiz. Alors qu'elle s'apprête à reprendre un avion pour Londres, elle fait la connaissance de Dan, ex-producteur à la dérive (Mark Ruffalo), paumé, alcoolique.
Tout est mélodieux, les scènes en flash-back pour nous raconter la dérive du jeune couple d'artistes et la descente du producteur. Puis la rencontre de Gretta et Dan : l'harmonie, l'envie de "faire de la musique" pour eux, pour la rue, pour l'envie! Et New-York au centre de tout, cette ville que j'ai aimée et où j'ai aimé...
En sortant : une envie, sécher mes larmes et acheter le CD pour fredonner "Lost stars" comme j'avais fredonné "falling slowly" il y a quasi 10 ans. 

2 août 2014

Boyhood

Véritable petit bijou d'émotions, de tendresse et de justesse. A voir! (Les 2h45 passent toutes seules) 

1 août 2014

La mort aux trousses

Soirée extraordinaire ou quand un film culte, accessoirement l'un de mes films préférés passe à l'UGC, dans une très belle version recolorisée. 
#mynightwith #carygrant #lamortauxtrousses

les Francis

Effarant d'ennui et de bêtise...
Après avoir vu (c'est un bien grand mot, j'ai eu le temps de faire 7 mails, 4 sms et 3 parties de candy crush) ce film, j'ai des doutes.
Des doutes sur le cinéma français et sa capacité à nous faire rire ou à nous divertir, et des doutes sur ma santé mentale!  Oui, ca sentait la daube à plein nez et pourtant, j'ai pris une place, pensant éventuellement me détendre, ne pas réfléchir. Bien mal m'en a pris. C'est affligeant, bourré de clichés, de gags vaseux et jamais drôles.
Tous les acteurs (Alice David, Thierry Neuvic, Jenifer Bartoli, Jacques Dutronc, Claudia Cardinale Élie Semoun) sont plus ridicules les uns que les autres, dans la caricature du corse, du trader, du flic, de la grand-mère, du paysan...

Fuyez!!!! (En courant!)

30 juillet 2014

Beignets de tomates vertes

Un grand merci à ma voisine de catamaran pour ce bien joli conseil littéraire ;-) 
La critique arrive. 

25 juillet 2014

Maestro

Vrai hommage à Rohmer (le maitre) et à Jocelyn Quivrin (l’élève) mais pas que! 
C'est aussi un très joli récit de rencontres, de cinéma et d'initiation plein de poésie et d'humour... Que demander de plus ? 
 J'ai savouré chaque miette, chaque réplique parfois poétique, barrée ou cocasse lors de l'avant-première mardi dernier, dans une petite salle qui nous donnait (à nous, les 15 spectacteurs) l''impression d'être des privilégiés. 
Avec infiniment d'élegance, Léa Fazer, nous fait virevolter entre le film de potes, le film de genre ou intimiste ou la comédie romantique. Délicieux! Même que je vais m'empresser de le revoir. 

L'art de perdre

Mais comment avais-je pu passer à côté de ce chef-d’œuvre ? Acheté il y a neuf ans, au moment de sa sortie, il m’était littéralement tombé ...