2 septembre 2019

Lectures pyrénéennes

Au cours de ma semaine de vacances « coupée du monde », au sommet des montagnes, sans téléphone ni accès internet, j’ai pu bouquiner allègrement.
Voici un aperçu des 4 livres dévorés dans la semaine ...
1. Un bon donna Leon (égaré dans une étagère) avec un Brunetti transpirant, une Paola fidèle à elle-même et le charme vénitien...Où l’on fait la connaissance de la charmante Elettra et ses tailleurs colorés. Même si la fin est un poil bâclée à mon goût, le plaisir demeure.
2. Personne, prix Femina 2009. Un beau livre sur la maladie bipolaire, philosophique et troublant. Une écriture puissante pour raconter le destin d’un mouton noir. D’autant plus dérangeant que j’ai quelques souvenirs d’avoir croisé, avec mes yeux d'enfant, cet homme brillant.
3. Les poulets grillés : polar décalé et léger, parfait pour une matinée dans le brouillard ...et une fin de voyage dans un TER percutant un troupeau de vaches!
4. Les voyages de Daniel Ascher : une réflexion sur la famille, la paternité, la religion. Émouvant !

7 août 2019

Diner à Montréal

Dernier tome de la trilogie autobiographique* de Philipe Besson. 

Et s'ils avaient osé ? S'ils avaient osé vivre cette histoire interdite ? S'ils avaient envoyé valsé conjoint et conventions pour laisser exister cet amour ? Que seraient-ils devenus ? Seraient-ils plus heureux, différents ? Les fameux "et si..." qui nous hantent après une rupture. 
J'avais peur en ouvrant les premières pages d'être déçue. Au fond ne pouvais-je pas me contenter de la fin pleine de suspensions de "un certain Paul Darrigrand"? Les laisser là, page 220 dans cette librairie Québécoise avec leurs regrets et leurs silences. 
Dès les premières pages pourtant le doute s'efface, le style de l'auteur opère. Besson nous charme et nous malmène un peu aussi. En plaçant 18 ans plus tard ses 4  personnages : Paul, Isabelle (l'épouse, embourgeoisée désormais), Antoine (le jeune amant du moment) et lui même, dans un huis-clos oppressant (une salle d'un restaurant d'un quartier branché (je vous laisse savourer le passage du choix du lieu),  Besson nous convie à la table des regrets de la nostalgie, des questions sans réponses, des sentiments inavoués. Les échanges fusent, polis, anodins, bourgeois, entre verre de vin et cigarettes fumées par les conjoints. Ces pauses clopes, comme des bouffées d'oxygène (troublant pour une cigarette) qui seront l'occasion pour nos deux amants d'enfin parler à cœur ouvert.
Besson a définitivement un talent fou pour parler d'amours, amours vécues, inachevées, inoubliables pourtant (peut être parce qu'elles ont ce goût d'inachevé). "Il y a une seule chose dont je suis sûr" dit Paul à Philippe, "c'est que le seul fait de t'avoir connu, ça a fait de moi quelqu'un d'autre". N'est ce pas le propre de toute rupture amoureuse, nous laisser avec une blessure, dont la douleur s'en va avec le temps pour faire place à une cicatrice indélébile qui s'appelle le souvenir ?

* autobiographie, vraiment ? si le 2e tome me paraissait crédible, j'avoue que celui-ci a creusé le sillon du doute. Et si tout était faux ? Si on était dans la fiction pure ? Et si Besson se jouait (avec talent) de son lecteur ?  Si Paul Darrigrand n'était qu'un prétexte pour parler d'amour ? Et si...

Et après tout, quel est le problème, l'histoire même fictive n'entache pas la réalité du propos et des mots, si puissants et intimes.

5 août 2019

Un certain Paul Darrigrand


Comment dire à quel point ce livre m'a troublée ? Peut-être en vous disant simplement que je l'ai lu en 3 heures, que j'ai fini émue aux larmes avec la sensation que Philippe BESSON savait mettre des mots incroyables sur le sentiment amoureux. Que quelques heures après avoir refermé la dernière page de ce roman*, j'attaquais la suite "Dîner à Montréal"...
On est en 1988 à Bordeaux, ville oh combien familière et chère à mon cœur,  entre la rue Judaïque, la place Pey-Berland, le "Pala", l’hôpital Saint André et son jardin intérieur. Philippe Besson a 22 ans, sort d'une école de commerce avec un diplôme dont il ne sait que faire.  Il s'inscrit donc à la faculté de droit de Bordeaux espérant y trouver une voie plus noble. Il y rencontre Paul,  l'homme qui va bouleverser son année 88. Paul est marié à Isabelle (pétillante, généreuse, comment la détester ?), Paul sera l'homme des 5 à 7, l'amant, l'objet du désir fou.
Qui n'a pas vécu une telle passion (évidemment non durable au demeurant) mais qui vous donne ce sentiment d'immortalité ?  C'est d'ailleurs, ce joli parallèle que fait Besson puisqu'à la même période, on lui découvrira une thrombopénie idiopathique contre laquelle il luttera.
220 pages de poésie, pudeur, émotion pour raconter l'Autre, celui qui vous emporte, celui qui vous fait vous sentir vivant. Mais aussi cet Autre, dont l'absence vous déchire le cœur, vous fait vous sentir  incomplet. Cet Autre qui s'endort auprès d'une femme chaque soir et dont l'attente d'un signe, à une période où le téléphone portable n'existait pas devient insupportable.

"Une vraie saleté l'infériorité en amour" écrit Besson au milieu du roman.  Tout est dit. 
* roman ? (indique clairement la couverture). Qu'en est-il ? La trilogie (1. Arrête avec tes mensonges, 2. Un certain Paul Darrigrand et 3. Dîner à Montréal) est pourtant présentée comme l'oeuvre de la sincérité, les aveux intimes et explique même les précédents romans de l'auteur. On y reviendra. Est-un roman, une autobiographie, un récit autobiographique? Besson ne nous ballade-t-il pas entre réalité, souvenirs, fantasmes ? La lecture de l’épilogue "dîner à Montréal" a fait naître le doute. 

30 juillet 2019

L'homme aux cercles bleus

Le contexte : un Vargas jamais lu égaré dans une bibliothèque familiale,  le calme des sommets pyrénéens, un autre roman en cours pas très captivant (que j'essaie encore péniblement de terminer *), il ne m'en fallait pas plus. Me voila au milieu des cercles bleus!
Et, même si j'avoue ne pas avoir retrouvé dans celui-ci la complexité et la richesse de ses derniers romans (Quand sort la recluse  ou l'armée furieuse, par exemple), qu'il est bon l'espace de 48h de suivre Adamsberg et Danglard, comme de vieux amis fidèles, inchangés et attachants.

* le fameux roman c'est "my absolute darling" et je peine....

29 juillet 2019

Leurs enfants après eux

Une incontournable lecture générationnelle ! 
Que j'ai aimé ce roman et qu'il est triste de quitter ces gamins devenus de jeunes adultes.
Tout commence dans les années 90 dans l'est de la France,  à Heillange, au bord de la frontière luxembourgeoise, à quelques mètres de hauts-fourneaux désormais éteints.  C'est l'été 1992, Anthony a 14 ans, un père alcoolique et un avenir morose. Autour de lui, Hacine, Steph, Clem... Quels avenirs pour ces gamins de l'Est, fils d’ouvriers, fils d'immigrés, fille de petits bourgeois ? Une ascension sociale est-elle possible ? Quels sont leurs rêves ?
Nicolas Mathieu raconte avec un talent fou le destin de ces adolescents profondément attachants à la lisière de l'age adulte. On les suivra 4 étés, de leurs 14 à leurs 20 ans, entre ennui, désœuvrement, menus larcins, soirées adolescentes, amours naissantes, désirs et plaisirs charnels jusqu'au fameux 12 juillet 1998.
Un formidable roman social, une véritable fresque culturelle et politique, une écriture fine et vibrante. Chapeau Monsieur Mathieu et vivement le prochain !

16 juillet 2019

Suiza

Encore sous le choc de ce (premier!)  roman puissant, âpre, violent, mais profondément humain. Suiza c'est l'histoire d'une rencontre entre Tomás, agriculteur solitaire, rugueux et Suiza, une française, simple d'esprit pour ceux qui la croisent, débarquée en Galice pour voir la mer.
Entre eux, une attirance bestiale, une pulsion sans mots, sans chichi : juste deux corps aimantés. Puis la tendresse, le quotidien, la douceur s’immiscent entre les corps dénudés et transpirants pour laisser place à un grand Amour. Quel roman, quelle plume! Une fois commencé, impossible de lâcher ces deux-la, ni d'ailleurs, les personnages drôlement attachants  qui gravitent autour d'eux  : Ramon, le vieil et inséparable ouvrier agricole, Agustina, la mère nourricière, Lope, le "prince" délicat et attentif, Luis, Alvaro. A chaque page, on sent le rioja, l'huile d'olive, la moiteur de l'été espagnol, les champs d'été mais surtout la rage des êtres contre la la solitude et la maladie...jusqu'à cette fin étourdissante. 
Ne passez pas à coté!

15 juillet 2019

La salle de bal

Difficile de rester insensible à ce roman choral, qui mêle amour, roman historique, poésie, sur fond d'eugénisme. L'histoire se déroule  au début du 20e siècle au sein d'un hôpital psychiatrique, l'asile de Sharston, perdu dans la lande britannique. On y croise des fous, des simplets, des indigents, des agités ou simplement ceux dont la société veut se protéger, les indociles... Trois options pour les pensionnaires nous annonce Clem, personnage secondaire mais néanmoins clef du roman : "Tu peux mourir. C'est facile. Les gens meurent tout le temps. Tu peux t'enfuir. Presque impossible. Ou tu peux les convaincre que tu es suffisamment saine d'esprit pour partir." 
Trois personnages alternent la narration : John, un irlandais mystérieux, Ella, une jeune femme hospitalisée pour voir cassé une vitre de la filature où elle travaillait et Charles Fulher, médecin à la personnalité complexe, musicien raté, aux pulsions inavouables, qui rêve de gloire et de reconnaissance politique. Chaque vendredi, un bal est organisé, les hommes et les femmes s'y retrouvent pour danser sur les notes de l'orchestre du personnel médical. La rencontre entre la fragile Ella, illettrée et le sauvage John est aussi belle que déchirante.  Elle nous emporte par sa fulgurance  et son intensité... C'est aussi l'histoire d'une folie : celle des dérives scientifiques de l'époque, prélude du drame nazi qui surviendra quelques années plus tard. 

29 mai 2019

Les yeux couleurs de pluie

Comme une envie de roman de minette! Celui-ci me faisait de l’œil et j'avais envie de connaître les prémices de l'histoire d'amour entre Matthieu, interne en chir' et la jeune neurologue en devenir, Marie-Lou , rencontrés quelques mois plus tôt dans "Etre mes doigts coule le sable". En avant pour le 1er tome donc ...où tout commence.
On y retrouve les personnages, plus jeunes, plus naïfs, plus culculs aussi : Marie-Lou débarquant en Bretagne (la pluie, les yeux, bref...tu vois le concept) de ses montagnes, en mode Martine ... Marie-Lou découvre les joies de l'internat, Marie-Lou va à son premier  tonus,  Marie-Lou doit dessiner un sexe pour une fresque murale et Marie-Lou enchaîne les nuits de garde. C'est un peu couillon. L'énigmatique Matthieu est on ne peut plus énigmatique:  genre je saute sur tout ce qui bouge mais j'effleure la douce Marie-Lou au 14e rencard.  Leur reniflage de derrières, assaisonné à la crêpe bretonne ça va 5 minutes.  Bref, on accordera la moyenne à ce tout petit roman pour un trajet en train (avec rhume en plus) mais difficile de le recommander sur le plan littéraire...

23 mai 2019

Changer l'eau des fleurs

Une fois de plus sous le charme de l'écriture de Valérie Perrin qui m'avait déjà ravie avec "Les oubliés du dimanche". Bis repetita. 
Il m'aura fallu moins d'une semaine pour terminer les presque 700 pages de "Changer l'eau des fleurs". Pour faire taire d'emblée les amateurs de lectures sibyllines et autres romans tortueux : passez votre chemin, c'est tout sauf prise de tête ! "Feel good book" diront certains: oui et non. Avant de vous expliquer pourquoi, posons les bases... 
Violette Toussaint est garde cimetière (quand on s'appelle Toussaint, ça aide!) : une reconversion professionnelle pour cette ancienne garde barrière (oui, les barrières de passage à niveau c'est plus très à la mode alors que garde cimetière, c'est pérenne comme job). Autour de Violette gravitent des morts (et leur famille) dont elle s'occupe avec un infini respect et surtout des vivants...Philippe, l'ex mari, les fossoyeurs, le Père Cédric, le curé, un avocat tombé du ciel, et des animaux (des chats notamment). Si la vie de cette gardienne de cimetière est désormais agréablement rythmée par les cérémonies, la compilation dans un carnet de chaque enterrement, le nettoyage des tombes, on comprend au fil des pages que le passé n'a pas été simple. Comme dans "Les oubliés du dimanche", le secret pointe son nez et vient donner un vrai rythme à l’histoire avec des retours en arrière, des êtres qui se dévoilent et une vérité parfois dure.
Alors, oui, à plusieurs égards : c'est clairement un roman positif, où se croisent des personnages croqués avec tendresse et des situations peintes avec délicatesse...mais non parce que ce serait réducteur! Chaque personnage laisse au fil des pages, entrevoir un passé plus ou moins complexe, des fêlures et l'espoir d'une incertaine reconstruction (résilience ?) finale,  pas si habituelle dans les classiques "pages turner estivaux".

Enfin, merci à Valérie PERRIN de m'avoir fait redécouvrir un poème de Jacques PREVERT incroyable ... 
Un village écoute désolé Le chant d'un oiseau blessé C'est le seul oiseau du village Et c'est le seul chat du village Qui l'a à moitié dévoré Et l'oiseau cesse de chanter Et le chat cesse de ronronner Et de se lécher le museau Et le village fait à l'oiseau De merveilleuses funérailles Et le chat qui est invité Marche derrière le petit cercueil de paille Où l'oiseau mort est allongé Porté par une petite fille Qui n'arrête pas de pleurer Si j'avais su que cela te fasse tant de peine Lui dit le chat Je l'aurais mangé tout entier Et puis je t'aurais raconté Que je l'avais vu s'envoler S'envoler jusqu'au bout du monde Là-bas où c'est tellement loin Que jamais on n'en revient Tu aurais eu moins de chagrin Simplement de la tristesse et des regrets Il ne faut jamais faire les choses à moitié

23 avril 2019

La chambre des merveilles

Une couverture kitch au possible, une 4e de couverture un poil tire-larmes, et pourtant : un joli moment de lecture...
La critique demain !

Une folie passagère

Il m'aura fallu moins de 24h pour lire ce sympathique concentré de bonne humeur de Nicolas Robin dont j'avais beaucoup aimé le précédent roman "Roland est mort". Ici adieu caniche et célibataire endurci,  embarquement Porte A avec Bérengère, 40 piges, chignon banane, escarpins cirés et tailleur turquoise. Décollage immédiat avec celle qui (et c'est elle qui le dit), fait du ciel le plus bel endroit de la terre !
Sauf que sa terre à elle est loin d’être un paradis ! Pas d'amant (ou alors, goujats et/ou éphémères), pas d'enfants, une mère insupportable, pas même de chat à qui laisser des messages lorsqu'elle quitte le plancher des vaches.  Dans le ciel c'est aussi compliqué mais elle a l'habitude et dans sa petite robe saillante, elle  enchaîne, jus de tomate, bretzels, sourires, sacs à vomi, re-sourires, mots rassurants, champagne...entourée de collègues en turquoise parfois pénibles. Jusqu'à ce fameux vol raté pour  Cancoon, direction Winnipeg, un bled perdu du Canada avec dans sa micro-valise,  une chemisette et un maillot. C'est le point de chavirement, le looping de sa vie! Adieu bienséances et conventions...Bérengère va enfin cesser d’être une simple passagère dans le Boeing de sa vie.
Au total, une agréable entrée en matière dans un long weekend de Pâques.  Ça se lit comme on mange un petit œuf en chocolat de Pâques, savoureusement et sans culpabilité.

14 avril 2019

Glacé

Un bon thriller francais, qui mêle psychologie, personnages attachants et frissons au cœur des pyrénnées.

Petit pays

Quel roman, quelle œuvre à la fois de restitution historique et politique du conflit tutsi/hutu... et de poésie avec ce regard d’enfant.

31 mars 2019

Les impatients

Reine a 32 ans, un parcours sans fautes, un CV à faire pâlir, un boulot à responsabilités, un mec trié sur le volet, fraîchement cueilli sur un banc d’HEC,  des talons hauts, des blouses en soie ...
Promise à une ascension fulgurante, Reine décide pourtant de tout plaquer. Pour un scientifique docteur es algues bretonnes. La voilà qui se lance dans l’algue et ses vertus bobo-bio-thérapeutiques ! 
Tout est magnifiquement orchestré dans ce roman : une écriture dingue de modernité, de cynisme, un récit troublant, vif, drôle à souhait. Ça va vite, c’est ingénieux, et nous lecteur admiratif on ne peut que se régaler à chaque page. A même pas 40 ans, on envie le talent d’écriture de Maria Pourchet, cette idée fascinante de placer le lecteur en observateur de ses personnages, d’ambitieux millenials. Vous êtes tour à tour, Etienne, Pierre, Reine...vous vous régalerez de leurs travers, leurs contradictions, leurs faiblesses, sous le regard drôle et féroce de la narratrice. On en voudrait 200 pages de plus. A plusieurs reprise, je secouais mon voisin de lecture pour lui lire tout haut des paragraphes mordants tant je voulais partager la puissance du récit. 
Quel roman! Sans doute une de mes plus intrigantes lectures ces derniers mois. 

Le livre des Baltimore

Une fois de plus je ressors d'un roman de Joël Dicker avec une impression mitigée et la certitude que je ne serai pas capable de vous parler de ce livre dans un an!  C'est comme la brasserie de la littérature : honnête, bon rapport qualité/prix mais oubliable et sans originalité. 
Ça se lit tout seul, pas besoin de mobiliser trop de neurones, on s'attache aux personnages et à leurs caractères bien trempés. On retrouve avec plaisir Marcus, l’écrivain dont nous avions fait la connaissance dans  La Vérité sur l'affaire Harry Quebert. Ajoutez à cela un soupçon de nostalgie très personnelle puisque Baltimore et l’hôpital Johns Hopkins rythmèrent mon quotidien pendant un an... Et pourtant, en refermant le livre, pas d'euphorie, pas de quoi crier au génie, ni au chef d’œuvre. Le simple sentiment d'avoir englouti une chronique familiale rondement mené, ou s’entrevoient rivalités fraternelles, jalousies et amours contrariées.


Nous traverserons des orages

Une vraie merveille ! Un de ces livres qui donne envie de se réveiller plus tôt, juste pour « lire un peu »,  profiter de la pause dej pour ...