29 juin 2013

Les petits princes

Adoré!!! Comme quoi les bons sentiments, quand c'est bien filmé ça marche! 
Ça parle de foot, de jeunes espoirs, de malformation cardiaque, de désillusions et d'amitiés! Oui, je sais on dirait le scénario d'une série TF1, avec Mimi Mathy! Et ben pourtant je n'ai qu'un conseil: courrez-y, c'est un régal d'humour et un délice pour les yeux et le cœur. C'est léger, drôle, les personnages secondaires ont tous leur petit quelque chose qui les rend tres attachants. Quant au jeune Paul Bartel, il est bluffant de sincérité.

the Bling Ring

Sheila Levine est morte et vit à New-York

MERCI AAAAAADDDDDDDDDDDDDDDDDDDD:))))))))) (comment ai-je pu t'oublier ?)
Voici la Bridget des années 70. Sheila Levine est l'ancêtre de Bridget Jones en plus cynique et nettement moins romantique! Sheila est née dans une famille juive dont le mot d'ordre est : « trouve un mari à la fac, après ce sera plus dur », Sheila Levine, toujours célibataire à 30 ans, décide que la plaisanterie a assez duré et se lance dans l'organisation de son suicide. Le passage de la recherche du caveau pour celibataire est hilarant. Mais, ce qui m'a le plus frappé c'est le ton de ce bouquin (à la superbe couverture au demeurant), moderne, noir, déroutant et tellement actuel pour un livre écrit en 70. 
Je recommande vraiment. 

9 juin 2013

L'autre vie de Richard Kemp

Bonne surprise que ce film!! Pour plein de raisons je me suis laissée emporter par ce thriller plutôt fantastique. L'histoire de Richard Kemp, un commandant de police à quelques années de la retraite qui, alors qu'il enquête sur un crime se retrouve par mystère vingt ans en plus tôt, en 1989, à la veille du premier meurtre commis par un tueur en série. Kemp tente alors de perturber le passé, de modifier le cours d'histoire et d’empêcher les meurtres d'avoir lieu, mais un jeune flic lui complique la tâche : lui-même, vingt ans plus tôt. Tout est tourné à Bordeaux, que j'ai reconnu dès la première terrasse du quartier Mériadeck; la manière dont le réalisateur a réussi à reconstituer le Bordeaux des années 90 est épatante! Il est vrai que le quartier Mériadeck (pour les connaisseurs) se prête volontiers à un retour dans le passé: c'était déjà ultra moche dans les années 90. La Garonne, le pont Saint Jean, la base sous marine: tous ces lieux si familiers sont autant d'éléments décisifs dans l'intrigue. Les acteurs sont vraiment crédibles et Mélanie Thierry, sublime, qu'elle incarne la jeune psychologue trentenaire ou la mère de famille 20 ans plus tard. 
Fait troublant, l'actrice qui joue la copine de Jean-Luc Anglade n'est autre que mon ancienne voisine d'enfance, qui je le savais était comédienne, mais que je n'avais vue qu'au théâtre.
Fait troublant numéro 2, en sortant du ciné, je croise un ami du lycée, pas vu depuis 15 ans. A se demander si j'avais vraiment quitté la salle...

Pop redemption

A peine la moyenne pour ce film à l'idée originale mais au scénario bancal. L'histoire d'un groupe de rock satanique, les Dead Makabés, qui à la suite d'un bizarre accident de cercueil (sic),  pour échapper à la gendarmerie locale se fait passer pour un groupe de hippies. Pour leur leader, Julien Dore tyrannique chanteur de Heavy Metal c'est impossible ; pour les 3 autres (Grégory Gadebois, Jonathan Cohen et Yacine Belhousse) devenus aujourd'hui de gentils pères de famille, maris attentifs biens décidés à en finir avec cette époque, c'est peut être l'occasion de se "ranger"... Ils débarquent dans un village du Sud de la France au festival de la Fraise, cheveux longs, tatoués, ongles peints et enfilent alors le costume des Beatles et la frange.
Si l'idée est marrante, les acteurs plutôt pas mal, le reste l'est beaucoup moins. C'est un peu niais et pas franchement hilarant: trop de clichés, de bons sentiments, d'humour franchouillard (les gendarmes sont une bande de bras cassés faignants et au QI d'huître) et surtout les ficelles scenaristiques sont grossières.
Je n'ai pas passé un mauvais moment, mais la diffusion TV aurait amplement suffit. 

8 juin 2013

Oh boy

Surprise (plutôt positivement) par ce film en noir et blanc qui raconte 24 heures de la vie de Niko, un jeune allemand, trentenaire un peu perdu sans job ni études en cours. Au fil de la journée, on suit notre héros, sourit devant son impossibilité à boire un café (joli fil conducteur) et partage ses rencontres. De l'assistant social odieux, à une ex-obèse de la période lycée, en passant par le voisin dépressif, une mamie qui lui fait tester un fauteuil électrique, son père ...tous sont finalement assez paumés comme Niko. 
Je ne suis pas sûre que ce soit du goût de tout le monde mais j'ai aimé la poésie et le cynisme qui se mêlent dans ce film. 


2 juin 2013

Gatsby

On m'avait tellement dit que c’était pourri  que je m'étais préparée. Ça risquait d'être long (2h15) et fatiguant (3D oblige). J'y suis donc allée tôt et en version 2D. ;)
Et ...ça n'a pas été si terrible que ça. Ce n'est certes pas inoubliable mais on se laisse tout de même emporter par l'histoire, assez romantique, il est vrai. Les effets spéciaux sont impressionnants et un peu usants : des plongées, des vues de villes a perte de vue, de nuit, de jour, des bolides, un château surréaliste. A plein de moments j'avais impression d'être dans un dessin animé ou au futuroscope. 
Au total, un sentiment de "pas si mal" après des échos détestables.
PS (pour AD) : c'est avec Léonardo et Tobey Maguire, et c'est le réalisateur de Moulin Rouge et Roméo et Juliette.

Ginger et Rosa

Un film vraiment troublant sur l'amitié entre deux adolescentes anglaises en pleine guerre froide. Ou comment deux amies, unies à la vie à la mort vont finir par se déchirer au moment du passage à l'âge adule. L'histoire se déroule dans les années 60 en pleine crise des missiles de Cuba. Ginger est une poète en herbe militante pour le désarmement alors que Rosa est plus attirée par les hommes que par la guerre froide. Et c'est justement un homme qui va les séparer et quel homme...
J'ai particulièrement aimé les silences, la lenteur, les visages de ces adolescentes qui se cherchent à l'orée de l'âge adulte. 



1 juin 2013

Une vie

Une vie...celle de Simone Veil. 
En passant dans les rayons de ma librairie préférée je vois que les 4 premiers chapitres de l'autobiographie de Simone Veil sont parus sous forme de petit livre de poche destines aux lycéens (l'enfance, les camps, jusqu'à la Libération en 1945). J'ai failli me contenter de ces premiers chapitres, quelle erreur cela aurait été. Car tout ce qui suit s'explique par ces premières années : son courage, sa ténacité, ses combats. Simone Veil raconte tout: son enfance dans une famille laïque, la déportation, l'horreur des camps puis sa carrière de magistrate, son entrée en politique, sa foi en l'Europe.
Moi qui ne lis jamais de biographie, j'ai lu avec beaucoup d'intérêt celle-ci. L'écriture est plutôt agréable et même si certains passages sont moins captivants (notamment celui sur le parlement Européen) l'ensemble est très instructif. 

31 mai 2013

Trance

Mouais, pas hypnotisant...Jeux de mot facile pour un film qui raconte l'histoire d'un commissaire-priseur qui vole un tableau de maître pour le compte du so frenchy Vincent Cassel. Sauf qu'après un mauvais coup sur la tête, il n'a plus de souvenirs de ce qu'il a fait de la toile. Pour recouvrer la mémoire, il commence des séances d'hypnose. Entre inconscient, retour dans le passé, retournement de situations, le spectateur est embarqué dans un thriller un poil indigeste. Car, si l’idée de départ est plutôt originale et le scénario parfois malin, l'ensemble est malgré tout  un peu prétentieux et bourratif!

Joséphine

Avant-première bondée + affiche alléchante + actrice et réalisatrice invitées!!! Gros challenge en perspective. 
Finalement, une soirée plutôt sympa (Marilou Berry est pleine de pep's), les personnages attachants et le tout plutôt divertissant.
L'histoire est inspirée de la BD de Pénélope Bagieu "Joséphine". Marilou Berry incarne donc Joséphine, une presq'trentenaire, aux fesses en forme de cœur (tout un programme), qui cohabite avec Brad Pitt, un rouquin tigré et partage son bureau avec sa copine Bérengère Krief (de Bref). Et puis y a Gilles, le collègue un peu lourdeau, sexy qui s'ignore. Pour faire taire ses parents et rivaliser avec sa sœur trop parfaite, elle s'invente un chéri brésilien. Sauf que ce mensonge va l'obliger à vivre incognito à Paris planquée dans son appart et virée de son boulot. Même si le scénario est parfois un peu rocambolesque, et tient parfois plus de la succession de scénettes, j'ai passé une heure et demi de détente sans prise de tête. La fin est prévisible mais ce fut parfait pour un jeudi soir, pluvieux. Le film sort le 19 juin, en attendant, voici la bande-annonce:

24 mai 2013

Only God Forgives

Ryan, Ryan, Ryan...C'est quoi ce film? 
Je te pardonne, tu restes encore mon chouchou mais sur le coup, tu m'as un peu perdue. Clairement, je manque de références cinématographiques. J'ai lu des papiers, Libé, nouvel Obs, tous élogieux. Il faut y voir du Lynch/Tarantino, avec un mélange d'absurde, de violent, de cynisme...Bien qu'ultra léché, d'un esthétisme quasi parfait, je n'ai pas trop compris l'intérêt, c'est lent, muet et hémoglobiné.  C'est ça au fond le chef d'oeuvre?
Reste que j'ai adoré la méconnaissable, peroxydée et très gonflée Kristin Scott Thomas, parfaite castratrice, qui après avoir commandé une salade sauce à part à la copine de son fils, compare les attributs de son défunt aîné et de Ryan, ici présent. Mais le reste m'a déstabilisée. Vraiment. 

22 mai 2013

Song for Marion

Paul Andrew Williams, avec Terence Stamp, Vanessa Redgrave et Gemma Arterton (la prof de chant)... Dans un shaker, versez une dose de "Sister act", une rasade de "choristes", un soupçon d'"Amour" et une ration de "Quartet": vous obtenez ce feelgood movie pas inoubliable mais néanmoins sympathique! L'histoire c'est celle d'une femme atteinte d'un cancer en phase terminale, dont les derniers mois de vie sont éclairés par une chorale, au dynamisme communicatif,  et menée par une jeune prof de chant. Son mari refuse en bloc de mettre un pied dans ce monde musical. Sauf qu'après la disparition de sa femme, la musique va lui apporter du réconfort et le sortir de sa solitude...Ok c'est un peu simplet et il y a pas mal de mélo (le couple vieillissant, uni à la vie à la mort est un peu caricatural et larmoyant) mais la fraîcheur de leur prof de chant,une brunette attachante et les scènes de répétition donnent à ce film un quelque chose de positif.

20 mai 2013

Le passé

Un film d'Asghar-Farhadi avec Tahar Rahim, Ali Mosaffa et la divine Berenice Bejo. Tout commence à l’aéroport. Ahmad (Ali Mosaffa) arrive de Téhéran. Marie (Bérénice Bejo) l'attend. Sur le parking de l’aéroport, sous la pluie, une marche arrière et....l'accrochage. Métaphore d'un retour vers le passé, retour douloureux qui s'annonce. Marie et Ahmad se sont aimés, Ahmad a élevé deux enfants Lucie et Léa, qui ne sont pas les siens. Aujourd'hui il est en France pour signer les papiers du divorce, Marie ayant refait sa vie avec Samir (Tahar Rahim), papa d'un petit Fouad. Petit à petit, apparaissent des zones d'ombre: Samir est toujours marié à une femme dans le coma après une tentative de suicide. Marie entretient une relation hautement conflictuelle avec sa fille Lucie et fait appel à Ahmad pour l'aider à l'apaiser et à dénouer le conflit. Amhad tel un pacificateur (l'est-il vraiment?) pose les questions, cherche la vérité, déterre les secrets.
Pourquoi  j'ai tant aimé ce film ? D'abord parce qu'il constitue une réflexion magnifique sur les histoires passées, le poids des secrets et les souffrances inhérentes aux séparations. Plusieurs scènes sublimes me resteront en mémoire. Sur le quai du métro, le petit Fouad interroge son père, sans détour, lui pose les questions dont personne ne veut entendre les réponses: "Et si on débranche la machine, elle meurt maman?". C'est tellement habile, tellement sensible et violent en même temps que c'est époustouflant. Et puis, le thriller psychologique est redoutable, l'énigme s'éclaircit peu a peu, scène après scène. Reste le final,  et ses mltiples rebondissements, un brin excessifs.
Les acteurs sont magistraux, dans leurs silences, leurs colères, leurs peurs. Le tout est superbe! Allez-y.

14 mai 2013

Cheba Louisa

Ce fut le film du lundi soir. Je crois que je l'aurais vu sur M6 un dimanche aprèm, avec un thé, un plaid, j'aurais adoré! Parce que quand j'allume M6, je sais que je vais avoir droit à des bons sentiments bien sucrés, un scénario édulcoré et des clichés! En revanche au ciné, ca colle au dents. Dans ce film sur la banlieue, les racailles jouent aux dominos en mangeant des Chupa Chups et en buvant des jus de goyave (même pas du Yop) (VÉRIDIQUE), les mamans sans argent parviennent toujours à payer les colos de leurs enfants et la beurette intello devient copine avec la fofolle en minijupe que tout le quartier prend pour une p... mais qu'en_fait_c_est_une_fille_fantastique_qui_a_perdu-son_mari_et_qui_élève_seule_ses_enfants.
Je suis sévère car les deux actrices, Rachida Brakni et Isabelle Carré apportent malgré tout une certaine fraîcheur, surtout Isabelle Carré, attachante et déconcertante dans ce rôle.
Au total, si vous n'avez pas le moral, que vous aimez "Plus belle la vie" et que l'excès de bon sentiments et de positivisme ne vous fait pas peur: go!!!!!!

Nos père, nos frères, nos amis. Dans la tête des hommes violents

Je crois que je suis dans une lancée.  Après le livre de Gisèle Pélicot, qui m’a littéralement laissée à terre, j’ai enchaîné avec "Les...