Merci LB pour ce bien joli cadeau que je n'aurais JAMAIS lu sans TOI!
C'est un livre au titre un peu repoussant, enfin en ce qui me concerne. La Rome antique, Saint Augustin, la religion, rien qui ne me ferait retourner le livre pour en lire la 4ème de couverture ! Et, surprise, un jour, il arrive, par la Poste, envoyé par une amie chère. Je me jure de le lire, LB me l'a présenté comme un livre fort, un roman de génération, bien écrit. Et, en effet, c'est un vrai grand et beau roman. Un de ceux qui vous prend aux tripes par son sujet, son écriture, ses personnages! Matthieu, Libero, Aurélie, Marcel...tous m'ont embarquée dans leur chute. Le personnage Aurélie, forte et lumineuse sœur, dont l'attachement à la famille est troublant et interroge sur l'éloignement.
Seule le dernier chapitre, un peu lourdingue, trop littéraire et pompeux ne m'a pas emballée.
Geronimo c'est le nom d'une éducatrice qui se bat pour maintenir un semblant d'équilibre dans une banlieue que je n'ai jamais réussi à situer. Cet équilibre se rompt lorsque Nil, sublime turque, échappe au mariage qu'on lui impose pour s'enfuir avec un jeune gitan dont elle est éperdument amoureuse. Les deux clans, les deux familles vont alors se déclarer la guerre dans une version moderne, dansante et musicale de Roméo et Juliette. Devant ce pitch plutôt alléchant et des critiques enthousiastes, je fonce.
Bilan: comme dirait l'autre, je suis passée totalement à côté de ce remake shakespearien. Je me suis profondément ennuyée entre des scènes de combats dansants et les tendres scènes de retrouvailles de notre Juliette turque et son Roméo gitan.
Reste la prestation de Céline Salette particulièrement sensible.
Le contexte est le suivant, mardi soir,
14 octobre, dernier jour à l'affiche, séance à 22 h pas de séance avant
si ce
n'est à 16 h. Je VEUX le voir, je sens qu'il faut le voir (ce qui
explique que je suis allée à la projection de Samba à 19h30 histoire de
tenir jusqu'à 22h) et j'ai bien fait. Il y a des œuvres qui retournent,
qui vous touchent pour longtemps, vous coupent le souffle, Flore en
fait partie.
Flore c'est un
documentaire, sublime et violent de Jean-Albert Lièvre, sur la maladie
d'Alzheimer qui raconte
l'histoire d'une descente aux enfers puis d'une renaissance. Flore
c'est la mère du réalisateur, artiste peintre aux racines corses chez
qui l'on diagnostique une maladie d'Alzheimer en 2004. Elle est
initialement placée dans une institution dans laquelle elle passe des
journées sans repère entre apathie et agressivité, gavée de
neuroleptiques et anxiolytiques puis dans une seconde institution, où
la descente aux enfers se poursuit: Flore maigrit à vue d’œil, ne
marche plus, va mourir. Ses
enfants refusent cette mort annoncée et font le choix d’installer leur
mère dans sa maison de Lumio, en Corse où Jean-Albert va s’établir
entouré d'êtres exceptionnels: l'infirmier, Philippe, la tibétaine
Tsomo, le kiné. Et, jour après jour, Flore, remonte la pente, revit,
renaît (au sens propre du terme). Pendant toute la projection j'oscillais entre rire, sourire et larmes, émue par tant d'humanité, de
patience et de générosité, fascinée par les massages tibétains de Tsobo (qui sont une
autre forme d'expression), les petits plats épicés, les ballades avec
Philippe, les odeurs qui transperçaient l'écran : celles de la mer, des châtaigniers, des tubes de peinture.
J'en suis sortie chamboulée avec l'envie de crier "courrez-y" (nous étions 9 dans la salle de 500 places de mon UGC préféré).
Film à très gros budget/gentillet/politiquement correct/plein de bon sentiments/avec une ribambelle d'acteurs bancable...qui m'a néanmoins fait plutôt marrer!
Après un dimanche entier à préparer un cours sur les médicaments du SNC (Système Nerveux Central), j'avais besoin de mettre le mien au repos. Nous optons donc pour la nouvelle comédie de Tonie Marshall, comédie sentimentale de barrière que la presse méprise. Je ne m'attends à rien sauf à maudire le corps de rêve de Sophie Marceau.
L'histoire c'est celle de Judith, nymphomane qui se fait embaucher dans un
cabinet de thérapie de couple avec pour seul diplôme la hauteur de ses talons et le galbe de ses seins. Elle y travaille aux côtés de Lambert (Patrick
Bruel), ex sex-addict en phase d'abstinence inscrit aux Sex addict anonymes, qui lutte au quotidien pour ne pas lui sauter dessus. On sent que ca le travaille pourtant!!
Le résultat est moyennement convaincant, pas franchement hilarant mais moins raté que prévu. Sophie Marceau minaude sur un scénario maigrelet, nous déballant ses jupes crayons, ses chemisiers prets à exploser et ses talons hauts! Oui, elle est sublimement sexy (c'est agacant!). Bruel fait du Bruel, plutôt pas mal d'ailleurs. Francois Morel est encore aller se fourrer dans une étrange galère que je vous laisse découvrir.
Pendant toute la séance, j'ai eu l'impression d'avoir vieilli (grandi??): La boom (opus 1 et 2) sont loin et mon premier concert de Patrick aussi! Reste que je ressortais de la salle plutôt détendue, avec une certitude : il est plus que jamais l'heure que je mette mes talons, c'est diaboliquement glam'.
Dans la famille séries, je suis plutôt branchée "format plutot court", "girly" et "américain". Mes series cultes s'appellent friends, sex and the city, HIMYM, girls, scrubs, new-girl ou les series médicales (d'Urgences à Dr house, en passant par Grey's Anatomy). Autant dire que la serie anglaise, masculine, format 90 min, sans histoire d'amour, c'était risqué! Et pourtant j'ai vraiment accroché! Merci Fabfab pour ce parfait cadeau d'anniversaire. Sherlock c'est moderne, vif, ingénieux et plein d'humour. Les épisodes s'inspirent des aventures de Conan Doyle mais transposées dans un Londres 2014, où agit un Sherlock, égoïste, prétentieux et irrévérencieux) accompagne de son fidèle acolyte (mon chouchou!)
Bref, allez-y, c'est fort bien.
NB : Fabfab, j'ai renoncé à la VO non sous-titrée, il pense trop vite le Sherlock!
Inspiré d'une BD pour petites filles, c'est l'histoire d'une gamine de 12 ans, qui vit avec sa mère, l'étrange Emma (Ludivine Sagnier) dans un appartement outrageusement kitsch. La jeune Lou se construit au milieu de ses copines, espionne son petit voisin Tristan et rêve d'une rencontre amoureuse pour sa maman lunaire. Voilà que le voisin, guitariste/berger s'installe sur leur pallier...
Parfait pour votre petite nièce/cousine/filleule de 7 à 13 ans. Pour les grands, disons que c'est vintage, un peu barré et allègrement coloré. Quant à ma sieste, je vais la mettre sur le compte du décalage horaire.
De Gilles Legardinier, l'auteur de "Demain, j'arrête"
C'est une histoire simplette, bienveillante (niaise, diront certains) parfaite pour un trèèèèèèèèès long trajet en avion. Parce que, même si j'ai soigné mon aérodromphobie, lire pendant le turbulences, faut pas que cela dépasse sujet/verbe/complément. L'histoire c'est celle du très gentleman Andrew Blake, qui, sur un coup de tête, plaque son Angleterre natale et sa société pour se faire
engager incognito comme majordome en France. La-bas, il rencontre Odile, la cuisinière au caractère bien trempé, la jeune Manon, Philippe le régisseur, Mme De Beauvilliers et bien d'autres. Dans ce petit roman, il est question du chat Méphisto (chat thermostaté), d'amitié et de solidarité, de bagnoles réparées et d'aventures humaines un peu à la façon "Barbara Constantine".
Bref, c'est comme les plateaux repas dans l'avion: ni bon ni franchement mauvais, ça passe le temps et ça s'oublie vite à l'atterrissage ;)
Quelle étrange coïncidence: il y a 2 ans quasi jour pour jour, sous le même soleil de Tahiti je tournais péniblement les pages des "lisières" d'Olivier Adam, livre que je trouvais particulièrement pompeux et narcissique, tout en jurant, qu'entre OA et moi c'était fini. Mais voilà, que la liseuse me donne la possibilité de lire "gratis" le nouveau OA, qui à écouter la presse se voulait plus généreux, tourné vers les autres.
Et je confirme, ce livre, où il est question d'humains, d'une société un peu en perdition, hésitante entre rébellion et désillusions m'a réconciliée avec son auteur. C'est un livre chorale sans chichi, comme je les aime, porté par une plume ciselée et belle. J'ai souvent été troublée par ces hommes et femmes "classe moyenne", ces gens que la vie bringuebale. On se retrouve un peu en chacun d'eux, cette jeune interne attentive ou Louise la sœur d'Antoine, qui veille sur lui comme une mère ou encore ce vieil homme qui ne supporte plus de vieillir seul. Bref, l'auteur nous emporte avec ses portraits d'êtres qui souffrent, aiment, vivent au bord d'une méditerranée d'arrière saison, délaissée par les yachts et les touristes.
Merci pour ce joli moment littéraire monsieur Adam. Rendez-vous pour le prochain!
Comme promis, je me suis décidée à passer à de l'intello pour mes vacances. J'ai
donc cherché avec entrain le doudou de Tchoupi. Après avoir cherché
derrière les choux et les salades, entre les radis, dans les recoins du
jardin, j'ai mis la main sur le fameux ourson!!!! Quant à Tchoupi à la plage: entre les coquillages et les Bernards l'hermite, j'ai enfin réussi à dégoter le doudou. Trêve de plaisanterie, ces lectures d'été avec mon filleul, me font le plus grand bien ;-)
J'avais lu, de madame Martin-Lugand
"les gens heureux lisent et boivent du café" qui m'avait fait l'effet
d'un gâteau un peu bourratif mais réconfortant.
Pour
son 2ème livre: même couverture, même rythme dans le titre, même effet
sucrerie (un poil plus indigeste). C'est totalement futile, romantique,
ça se lit en une après-midi et c'est de la littérature de "toile cirée"
(un coup d'éponge et c'est oublié!).
L'histoire
d'une provinciale mariée à un homme qui ne la regarde plus, qui plaque
son boulot à la banque pour aller faire une formation de couturière dans
une école parisienne. Une fois, à la capitale, elle se frotte aux
milieux de la couture, se révèle talentueuse et fond pour le voisin de
l'atelier. Voilà. Ça c'est le scénario (ni plus ni moins!). L'écriture,
elle, est basique, un peu sans relief, faite de dialogues parfois
redondants. L'auteur ne nous épargne pas non plus quelques clichés: le
mari médecin hyper occupé et parfait goujat, le bellâtre parisien à
moto, madame qui sent la passion la gagner...(Ceci dit, niveau tension
érotique, c'est plus puissant que le livre de Valérie!!)
Conclusion:
pour un dimanche après-midi à quelques jours de mes grandes vacances,
ce n’était pas désagréable mais je crois qu'il est définitivement temps de se remettre à des lectures plus intelligentes!!
Portée par un mélange de curiosité (un peu) malsaine et une pulsion people, j'ai lu ce livre sans réel intérêt politique, encore moins littéraire mais qui fait tant parler! Ceci dit, pour en parler, c'est mieux de l'avoir lu, non?
Le premier qualificatif c'est "niais" et pourtant, je me suis vue tourner les pages ce déballage public, rire de bon coeur le matin avec les collègues qui le lisent aussi, découvrir à la pause café/dejeuner avec les copines ce que sont les tourtoux aux rillettes, se moquer du style Harlequin ultra soft, du baiser de Limoges et des tartines de faux Nutella.
Qu'il soit thérapeutique, vengeur ou machine à fric, qu'importe (ou trop tard): je l'ai déjà fini!
de Lasse Hallström, avec Helen Mirren, Charlotte le Bon.
Au menu ce soir: une soupe de genres!
Dans un grosse bonne production à l'américaine : mélanger une dose de Walt Disney façon Ratatouille, une rasade de "coup de foudre à Bollywood" et une louche de masterchef/top chef. Mettre au four pendant deux heures et servir avec un gros verre de clichés franchouillards. L'histoire d'une famille d'indiens qui débarque en pleine campagne française et s'installe en face d'un restaurant étoilé. Le jeune et beau fiston est un cuisinier hors pair mais la voisine va lui mettre des bâtons dans les roues.
D'habitude j'aime bien les comédies romantiques un peu niaises, mais là il y a trop de tout: trop d'épices, de couleurs, trop de feux d'artifices, trop de sucre dans cette histoire d'amour, trop de lumière sur une campagne française surréaliste et d'une autre époque.
Bref, à voir (éventuellement) un soir de grippe sous la couette.
J'en sors avec un sentiment étrange, comme déstabilisée par ce film "trop vrai".
Angélique a la soixantaine, fardée comme une voiture volée, moulée dans un legging panthère, des bagues de gitane à tous les doigts, elle est une femme de la nuit, oiseau de cabaret un peu minable, dans un no man's coincé entre France et Allemagne. Elle boit, fait la fête, partage des pique-niques sur des bords de nationale avec ses copines de cabaret.
Un jour, Michel un habitué lui propose une paisible vie de couple, d'habiter une coquette maison et de partager le quotidien. D'abord, surprise, elle accepte, elle l'oiseau de nuit, indépendante mais le doute s'insinue petit à petit.
Il y a des plans sublimes, des images intenses, des plans de visages magnifiques et surtout un personnage central criant de vérité, qui font de ce film, un film à voir. Sauf que, on frôle tellement le documentaire, on est tellement happé par ce réalisme qu'on en sort un peu dérangé. Les fils et les filles d'Angélique sont ses propres enfants (Mario et Samuel Theis, Séverine et Cynthia Litzenburger), c'est déroutant. L'histoire que nous raconte le film est la leur, celle de leur mère qui tente de "se mettre dans le rang".
Cet excès de réalisme (j'avais parfois l'impression de regarder "streaptease) qui transpire dans tous les plans, trouble. Je repense notamment aux discours - le jour de la noce- de ses enfants, si sincères, avec leurs pauses, leurs respirations : ils m'ont presque gênée.
Loin de m'avoir déplu, ce film m'a troublée et c'est peut-être ça, au fond, que l'on demande au cinéma.