23 mars 2021

35 ans (dont 15 avant Internet)

Merci Nora Hamzawi de m'avoir fait pleurer de rire au point de perturber la sieste de mon mec! Ce genre de livre qui vous fait vous redresser du lit à cause du mal aux abdos et la peur de mourir étouffée. 

Merci d'avoir rendu mon weed-end encore plus merveilleux qu'il ne l'était perdu au milieu des sommets pyrénéens enneigées.

Sur l'étiquette de mon paquet cadeau, je lis, spoiler ce cadeau est génial. C'était vrai. Chaque chronique est un monceau d'humour, d'autodérision, mais aussi un regard très juste sur notre société actuelle. Merci pour ce joli souvenir, moi fille de 1982 ayant grandi avec les t-shirt poivre blanc, une tête à coiffer, mon carnet secret et Melrose place. Merci de les faire réexister au milieu des Iphone, Hashtag et BFM TV.

Que celle qui ne se reconnait pas se lève!  Oui,  toi aussi tu as déjà regardé un tuto make-up intégralement, (personnellement j'ai même recommencé), oui, je fais partie de celles qui ont décidé de ranger leur appart pour s'apercevoir qu’elles ne sont pas faites pour suivre les conseil de Mlle Kombo et autres obsessionnelle de l'ordre ! Et oui, je ne sais pas marcher avec des talons... (sans ressemblait à une dame qui fait le tapin). 

Et oui, je recommande cet antidépresseur sans aucune contre-indication (si ce n'est votre date de naissance : j'ai peur que pour les moins de 30 et plus de 45 ça puisse être un poil moins désopilant)  


10 mars 2021

Les choses humaines


À plusieurs reprises, flânant dans mes librairies favorites, je l'avais vu, retourné, feuilleté puis toujours reposé... 

Depuis sa sortie en poche, il me faisait de l’œil avec sa couverture troublante, ce rouge à lèvres baveux, aguicheur ou déstabilisant de violence selon l'humeur. 

Je me laissais finalement convaincre par mon libraire arcachonnais et j'ai bien fait! J'ai plongé à pieds joints dans ce roman ultra moderne qui questionne brillamment sur les rapports humains, la zone grise du (non)consentement dans un petit monde bourgeois, parisien, intellectuel, où les apparences sont capitales, et le doute n'est pas permis. 

Le roman se découpe en 2 parties. 

Première partie. Et l'on pose les personnages. Le couple Farel brille. Jean, journaliste politique de 70 ans est sur tous les fronts. Refus de vieillir, besoin de plaire, de tout contrôler. Sa femme Claire 45 ans est une écrivain féministe. Ils ont un fils, Alexandre, qui étudie dans une prestigieuse université californienne. Claire est cocue mais cela ne semble pas son problème  majeur (Le sait-elle ? s'en accommode-t-elle?). Les deux époux se respectent, s'épaulent. Et puis les Farel se séparent. Claire part vivre avec son nouveau compagnon Adam, père de la jeune Mila, juive introvertie. Page après page, l'auteur pose les bases de l'onde de choc : la soirée. Alexandre aurait au cours d'une soirée étudiante abusé de Mila, la fille d’Adam. Une plainte pour viol est déposée et c’est le début de la chute des Farel. 

Seconde partie. Vient l'heure du procès. Très intéressant regard sur la justice, le procès, les rouages de la défense. En plaçant le lecteur dans la peau d’Alexandre, jugé pour viol présumé, on se sent incontestablement dans une position moins accusatrice. Et c'est là, tout l’intérêt du roman. Et s'il n'avait rien fait ? Du moins, s'il n'avait pas conscience d'avoir fait. Quelles étaient les (ses) limites à ne pas franchir ? Quelles étaient celles de Mila ? Avait-il les moyens de juger au moment présent sous l'emprise de stupéfiants ? 

Le livre se dévore, en particulier dans sa deuxième moitié. Où l'on comprend que rien n'est tout blanc ou tout noir. Il y a cette fameuse zone grise. On assiste aux versions des protagonistes avec un réalisme troublant. Brillantes plaidoiries, témoins de dernière minute, défense endiablée. Viol. Ou pas ? consentement non verbalisé ou refus tu ? C'est la toute la question et c'est fort intéressant et bien mené !

8 février 2021

Mon garcon

Prenez un père absent et un adolescent de 16 ans, un chagrin d'amour pour le môme qui ravive les souvenirs du papa, des deuils incomplètement faits, des ruptures non digérées, des souffrances inavouées.  Mettez-les dans une voiture, fermez les portières, appuyez sur la pédale : la  thérapie peut commencer.

A plusieurs égards, ce livre m'a fait penser au film de Chabat "Papa", que j'avais infiniment aimé il y a une quinzaine d'années.

Par son propos tout d'abord. Un road trip thérapeutique entre un père et son gamin. On connait tous cela (à moindre échelle sans doute) : la discussion de voiture. Bizarrement, coincés dans la carcasse de la bagnole, enfermés dans l'habitacle, les yeux sur la route et non yeux dans les yeux, la parole se libère. On prend la route comme on entame un travail de catharsis, une libération de l’âme. Et on avance, sans véritablement savoir comment on arrivera, mais avec l'intime conviction que les choses pourront bouger après.

Et surtout par sa sensibilité. Que d'émotions et de belles réflexions à la lecture de ces courts chapitres. Xavier de Moulins parvient à mettre des mots (fort bien choisis au demeurant) sur la culpabilité, le pardon, l'oubli, le souvenir. L'exercice est délicat mais le résultat à la hauteur!

Merci à Babelio, Flamarion et masse critique pour cette très belle lecture.


Le dernier enfant

Certains ici savent comme j'aime Philippe Besson. J'aime sa sensibilité,  ses histoires qui sonnent juste, qui font vibrer en chacun d'entre nous ce petit détail du réel et surtout sa facilité  déconcertante à dépeindre des sentiments complexes ! 

Dans "le dernier enfant", il est question d'une séparation. C'est le récit du grand départ, celui du petit dernier du foyer familial (pour s’installer à 40 km). Ce n'est pas bien loin me direz-vous? Certes, mais la distance, quels que soient les kilomètres, sonne la fin du foyer traditionnel, de l'équilibre du cocon. 

Le roman est difficile à lâcher tant l'émotion est omniprésente. Quel émouvant regard sur ce lien invisible, ce fil tendu entre ce petit dernier (fragile selon sa mère) et ses parents, une famille "France moyenne" provinciale. Quelle belle analyse des méandres de la filiation, de la complexité de ce fil tendu (noueux parfois) entre enfants et parents. Quand il faut couper ce lien, c'est une page qui se tourne et une vie à ré-imaginer .

J'ai d'ailleurs été troublée de l'écho qu'a trouvé en moi cet opus. Je ne suis pas mère, seulement fille et pourtant, c'est là le talent de Besson, tout raisonne! Je me souviens de mon départ de la maison, mon installation quelques rues à coté ! J'avais tout pour rester (disait-on) : le gite, le couvert, la faculté à proximité. Et, pourtant je rêvais (sans doute comme Théo) d'indépendance.

Besson, une fois n'est pas coutume réunit son talent pour dépeindre la solitude de cette mère, les dernières 24h avec son petit dernier, de la tartine grillée au déchargement de l'armoire en kit, jusqu'au hamburger insipide partagé dans un restaurant sans charme. Quant à la plume, on ne se lasse pas, subtile, rythmée, précise pour nous narrer admirablement bien les angoisses de solitude et de vide béant de cette mère, la vie à deux à (re)construire. La fin est à l'image du livre: forte et superbe!

Vivement le prochain.


24 janvier 2021

Le malheur du bas


Sombre plagiat du livre «  je me suis tue » de Mathieu Ménégaux qui m’avait à l’époque beaucoup tant remuée ! (Cf critique ici ) 

Même propos, personnages à la limite du copier collé et détails morbides la limite du tolérable! 

Page 120 : Je renonce.  Comme on dit chez moi, la vie est trop courte pour s’encombrer de lectures pénibles et les librairies fourmillent de bons romans ...

11 janvier 2021

13 à table


Lire et faire une bonne action...Comme chaque année, comment résister ?
 
Toutes les nouvelles ne sont pas incroyables, ni vraiment inoubliables mais elles ont leur charme, la patte de leur auteur, comme une petite histoire singulière avant de dormir. Dans ce 7e opus au profit des restos du cœur, il est question d’amours : les premières, celles qui nous marquent, celles qui font probablement de nous ce que nous sommes aujourd’hui. Des déceptions, des peines, des désillusions. Mais aussi des souvenirs et de jolies cicatrices. Une préférence pour les textes de Philippe Besson, Jean-Paul Dubois, François d’Epenoux, Olivia Ruiz et Leïla Slimani. Celle que j'ai beaucoup moins aimées : Agnès Martin-Lugand et Maxime Chattam...mais d'autres y trouveront sans doute leur plaisir !

La petite dernière

Comment être une jeune femme, musulmane, pratiquante et homosexuelle au 21e siècle ? Comment aimer une autre sans être dés-aimée des siens ? 

La question est posée, et admirablement posée par Fatima Daas dans cette courte auto-fiction. Chaque chapitre commence par un « Je suis Fatima Daas » comme une affirmation de soi, une volonté d’exister. Chaque ligne vascille entre poésie, slam, roman, prière. 

Un très beau témoignage sur la difficulté de s’affirmer sous le poids des traditions.

Mon père, ma mère, mes tremblements de terre

Le roman s'ouvre sur une salle d'attente : Charlie, 15 ans attend son père qui vient d’entrer au bloc opératoire pour le grand saut, le passage vers un corps de femme. En face de lui, sa mère enchaine les parties de Candy Crush pour mieux lutter contre l'angoisse, pour ne pas laisser place au vertige de la mort de son mari Aurélien. Car il est bien question de mort : la mort du père "homme" pour une renaissance, celle d'Alice le nouveau père, celui qui se (re)sent femme. Une chirurgie au nom compliqué :  "Aïdoïopoièse" aussi compliquée que les heures d'attentes, qui l'entourent. 
Pendant ces 4 heures, Charlie retrace le séisme familial : de la première secousse (l'annonce officielle), jusqu'à la table d'opération en passant par les répliques nombreuses et violentes : dépression de la mère, moqueries familiales, du voisinage, railleries des collégiens, perte de repères...
Tout est raconté avec infiniment de tendresse, de poésie pour mieux laisser transparaitre l'amour familial. Amour d'un enfant pour ses parents, amour infini d'une épouse pour cet homme qui ne se sent pas homme, de cet homme, si malheureux dans un corps encombrant, pour les siens.

Un très beau livre, moderne et généreux.



30 novembre 2020

L'anomalie

L'anomalie d'Hervé le Tellier est sans aucun doute bien loin de mes lectures habituelles. C'est un peu un OVNI alors qu'en matière de littérature je suis très terrienne. J'aime les histoires ancrées dans le réel, les personnages qui me ressemblent un peu, qui aiment, vivent, souffrent, se dévoilent. 
 
De Le Tellier, je n'avais lu qu'un livre il y a quelques années "Assez parlé d'amour" que j'avais trouvé plutôt réussi. Mais surtout, j'aimais sa voix, sa fulgurance spirituelle, ses jeux de mots de vrai Oulipien écoutés pendant des années sur France Culture dans les papous dans la tête. 
 
De l'anomalie, j'ai dévoré les 100 premières pages, fascinée par des personnages aussi troublants que charismatiques (sans doute mon coté terrienne) . Le Tellier dépeint une galerie d'humains dont on devine un lien mystérieux (façon roman chorale). Quel peut bien être le point commun entre un tueur à gage, une avocate, un couple en perdition, un traducteur, une gamine et sa grenouille, un chercheur en mathématiques ? Visiblement un Paris New York en 2021. Ils sont tous profondément attachants et chaque chapitre donne envie de poursuivre pour une nouvelle rencontre…
Puis survient l’Évènement, celui qui va faire chavirer d'un roman classique à un roman de science fiction entre philosophie, politique et statistiques. Nous voila baladés entre surréalisme et rationalité. Rien ne semble approximatif, Monsieur Le Tellier est diplômé de mathématiques et cela se sent. On n'est pas ici dans l'approximation. L'évènement serait donc possible ...(je m'arrête là pour ne rien divulgâcher!) 
 
A tous ceux qui me demandaient "alors, tu as aimé ?" Je répondais difficile de parler de ce roman sans en abimer le mystère. Le fameux Événement ne peut se raconter. Il faut le lire. Difficile aussi de dire que j'ai adoré. En revanche, ce qui est certain, c'est que le livre m'a interpellée et réellement marquée par les questions qu'il suscite sur notre rapport à la vie, à notre identité, notre unicité.  Quid de nos amours, nos maladies, nos infimes existences s'il fallait les revivre? 
Merci Monsieur Le Tellier de m'avoir un peu sortie de ma zone de confort littéraire (et dieu sait que pourtant je déteste les turbulences !)

5 novembre 2020

Né d'aucune femme

Un immense merci à AC pour ce prêt ! 

Un de ces romans inoubliables par sa puissance littéraire et romanesque ; un modèle du genre en matière d’écriture, ou comme dépeindre l’innommable avec intensité et poésie parfois. Et pourtant le livre le plus violent lu à ce jour.

Rose a 14 ans, elle est vendue par son père Onésime pour quelques pièces d’or … C’est le début du calvaire pour elle, calvaire raconté dans ses cahiers, « les cahiers de Rose », comme un rappel de l’importance de l’écriture, celle qui transmet, celle qui perpétue, celle qui permet de ne pas oublier.

Il n’y pas que peu de détails de date et de lieu pour nous faire percevoir sa transposabilité à chaque coin du globe et à toutes les époques.

Elle est racontée par les différents protagonistes, Rose, d’abord, sublime héroïne, prisonnière de l’incarnation du mal et de l’ignominie.  Viennent ensuite le regard d’Edmond, impuissant spectateur des souffrances de Rose, Onésime et sa culpabilité, la mère, etc.   

A chaque page, j’avais la gorge serrée, oscillant entre envie de tout poser (tant la lecture est douloureuse parfois) et frénésie de lecture dès que l’auteur laissait entr’apercevoir une lueur d’espoir.  Chaque souffrance infligée à Rose était un coup de poing dans mon estomac, chaque regard d’Edmond une caresse laissant croire en la bonté humaine.

A lire. ÉVIDEMMENT

30 octobre 2020

Bénie soit Sixtine

Il y a quelques semaines, je me souviens avoir lu un résumé alléchant sur ce premier roman (découverte  de Vanessa Springora, aux Éditions Julliard) sur l'emprise et la fuite d'une jeune trentenaire du milieu catholique intégriste.  Faut dire qu'en matière d'emprise, Vanessa Springora a de quoi avoir du flair (cf. le consentement). 
 
Au commencement, il est question d'une jeune femme, Sixtine élevée dans la plus pure tradition catholique, par Muriel et Bruno, avec prières quotidiennes et confessions obligatoires. Quelques pages plus tard, la voila vierge et mariée à Pierre-Louis, un catholique pratiquant, rétrograde et violent envers tout ce qui ne répond pas à la SA morale divine.  Chez eux, pas de place au plaisir, tout n'est que sacrifice et rédemption. Rien ne lui est épargné : rapports sexuels obligatoires sans plaisir (pourquoi donc ?),  nausées de la grossesse, accouchement sans péridurale). La femme n'a pas à travailler, elle est là pour préparer des cakes qu’elle se doit de servir à 16h tapantes, dans de jolies assiettes en porcelaine et pondre de petits héritiers... Sixtine étouffe entre une belle-mère omniprésente et ce mari violent. 

A la suite d'un événement tragique que je ne dévoilerai pas, elle s'enfuit, tentant d'échapper à cette prison spirituelle.  Fuite brutale avec son gamin sous le bras et le Break de son époux pour une plongée dans un monde totalement parallèle, de marginaux un peu déglingos et musiciens chaleureux. Fuite assurément salvatrice dans un environnement où c'est la musique (et le pétard) qui font oublier les péchés...

En parallèle, on découvre au travers de lettres de sa grand-mère, Erika, l’héritage culturel,  bien moins traditionaliste qu'on ne l'imagine, des ancêtres de Sixtine.

Entre thriller et réflexion philosophique sur l'emprise et la condition féminine, un roman passionnant! 


10 octobre 2020

Antoinette dans les Cévennes

Une petite comédie romantique sans prétention qui donne surtout envie de rechausser les pompes de randonnée pour se recentrer, se concentrer sur l'essentiel et respirer l'air frais des montagnes. 

Me tarde cet été, tiens !!

La daronne 0/5

C'est simple, j'ai trouvé ce film pénible, inutile, pas drôle! Le film échoue partout là où le  livre d'Anne-Laure Cayre brille par son cynisme et sa noirceur.

Isabelle Huppert, pour laquelle je n'ai pas une passion (c'est peu de le dire) n'est jamais crédible ni émouvante...Elle surjoue voire dénature totalement le personnage de Prudence, pourtant troublante dans le livre. Il faut la voir porter péniblement des sacs de shit, que l'on sait factices à 100 km pour se demander si elle est comédienne! Quant à son amoureux (Girardot), sa naïveté fait peine. 

Mème les petits dealers de banlieue, dont Anne-Laure Cayre se moquait avec tendresse par leurs attitudes, leurs accoutrements sont fades! 

Enfin, ce qui faisait la qualité du livre, c’étaient les références au passé, à l'enfance, ces rapports familiaux troublés, dans cette famille pas très honnête, où le jardin servait  parfois à cacher des cadavres. Rien de tout cela ne transparait dans ce "mauvais téléfilm". Bref, vous l'avez compris: j'ai détesté.

Passez votre chemin, zappez la séance ciné, courez chez votre libraire, pour le même prix vous avez un roman désopilant !!


5 octobre 2020

Histoire du fils

Vous connaissez peut être mon admiration pour Marie-Hélène Lafon (MHL). 
Il y eut d'abord "L'annonce" qui m'avait emmenée il y a près de 10 ans, loin dans un Cantal  austère, au milieu des bêtes et des agriculteurs solitaires. Puis "Les Pays", en 2014, oh combien émouvant par son caractère autobiographique.  Et cette plume, incomparable, ...rugueuse parfois,  précise toujours,  ce style, aiguisé, impeccable !  J'aime tout chez MHL mais surtout son phrasé, son érudition. J'aime qu'elle m'apprenne de nouveaux adjectifs, qu'elle m'emporte avec son écriture hors du temps, si atypique pour une auteur de notre siècle.

Dans celui-ci, il est question d'un fils, André né de Gabrielle, une mère absente, parisienne, distante et de père inconnu. André est élevé par sa tante Hélène dans le Lot.  Il grandit heureux, choyé, unique garçon, brillant et adoré de tous. Pourtant l’absence, celle des racines, est là, en filigrane sur près de 100 ans. L'histoire (et c'est là ce qui en fait le charme ) est construite comme un puzzle, une fresque chronologique désordonnée qui s'emboite chapitre après chapitre de 1908 à 2008. Comme d'habitude avec MHL, ça sent le terroir, les traditions et le silence de la campagne. On ne dit pas grand chose mais on ressent beaucoup.

Andeé, Paul, Hélène, Gabriel,  et les autres....qu'ils sont beaux ces personnages, qu'ils vont me manquer.

L'art de perdre

Mais comment avais-je pu passer à côté de ce chef-d’œuvre ? Acheté il y a neuf ans, au moment de sa sortie, il m’était littéralement tombé ...