8 juillet 2015

Jurassic World film hybride.

"Pop-corn et oreille de chien face à Allociné, allégorie" (FM)
N'ayant trouvé ni la force ni le courage d'aller voir ce chef d’œuvre, je cède la place pour la critique à un ami cher.
Pop Corn

Vingt-deux ans après le Jurassic Park de Steven Spielberg, le quatrième volet de la saga nous propose une recette à l’image du personnage principal, l’Indominus rex : hybride. Le code génétique de ce nouveau spécimen de dinosaure, créé sur mesure en laboratoire est un mélange improbable d’ADN de dinos et d’animaux actuels, tous plus terrifiants les uns que les autres. L’Indominus est censé permettre de relancer les recettes du parc d’attraction qui doit, telle est l’époque, être plus rentable, attirer plus de visiteurs et effrayer encore plus : « more teeth ». Le film mélange ainsi tous les ingrédients pour produire un divertissement mondial tout public spectaculaire :
  • Une histoire éprouvée et connue de tous : une suite d’anomalies fait dérailler la mécanique perfectionnée du parc de l’île au large du Costa Rica et les animaux se retrouvent en liberté. Même lifté (nouveaux personnages, nouvelles attractions) le scénario ne réserve presque aucune surprise et la fin est connue avant d’aller voir le film
  •  Des effets spéciaux exceptionnels : la 3D est plutôt bien intégrée et les dinosaures paraissent réels, mais l’effet de nouveauté ressenti en 1993 n’est pas là.
  • Des références et clins d’œil appuyés au premier épisode : musique, hélico, chèvres, jeep, presque tout y est. 
  • Une pseudo amourette (poussive) entre deux personnages. 
  • Des méchants machiavéliques, mais on sait dès le départ qu’ils vont se faire croquer. 
  • Un casting international, mais le milliardaire indien pilote amateur en vient à nous faire regretter John Hammond (et son « We spared no expense ») et la présence d’Omar Sy au casting ne semble être qu’un artifice pour caser des jurons en français et son rire si spécial. 
  • Une belle morale : on ne domestique pas la nature et l’union fait la force.
Les catastrophes se succèdent ainsi pendant deux heures sur un rythme soutenu et attendu au fur et à mesure que le personnage féminin ôte des vêtements (une partie seulement) pour passer de business woman à héroïne de film d’action. Au final, Jurassic World et l’Indominus rex ont le même destin : ils remplissent parfaitement leur tâche, plus gros, plus forts (le film a déjà rapporté 10 fois son budget et battu des records de recettes), plus de dents, mais ne parviennent pas à surpasser leurs valeureux aînés ; techniquement parfaits, artistiquement oubliables. A croire que Spielberg avait déjà complètement fait le tour du sujet en une seule fois.

FM

5 commentaires:

  1. François Mauriac !!??
    Il est de mieux en mieux ce blog !
    Éric

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  2. Tu vis ton blog par procuration ( devant ton poste de télévision)? ( je viens de finir la croisière s'amuse en écoutant Jjg)
    Ad

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  3. La force et le courage!!! Ref à jjg!

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  4. Bon ok: la force et la foi! Mais faut du cœur et du courage!

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