11 décembre 2018

A ce niveau là, c'est même plus du retard :)

Voila 1 mois que je n'ai pas alimenté ce blog. C'est plus dur qu'avant, le temps manque. L'envie et l'inspiration parfois aussi.

N’empêche qu'en un mois j'ai vu 5 films qui méritent plus ou moins d'attention. Je mettrai donc des étoiles et mon avis suivra !
  • Une homme pressé avec Luchini : 2 étoiles
  • Lola et ses  frères avec la délicieuse Ludivine Sagnier : 4 étoiles
  • Asterix et le secret de la potion magique : 3 étoiles
  • Le grand bain (vu 2 fois!!) : 4 étoiles
  • Amanda : 4 étoiles

20 novembre 2018

Le jeu

Un très bon moment de cinéma avec des acteurs sympathiques : Bérénice Béjo, Stéphane de Groodt, Doria Tillier, Roschdy Zem, Suzanne Clément, Vincent Elbaz. J'ai ri, j'ai pleuré, j'ai songé aussi beaucoup : aux secrets, aux silences, aux non-dits.  Le postulat de départ est simple  : et si le temps d'une soirée, on laissait libre accès à nos téléphones, et si nous laissions cet outil intime nous révéler? Qu'y cache t-on? Des amants, des maitresses ? Des photos, des sms anodins ? Tant de choses qu'on ne dit pas, pour ne pas blesser, ne pas détruire un équilibre familial,  une amitié de toujours ou parce que la vérité dérange. 
Sous des apparences de  comédie légère et entrainante, se cache à la fois une profonde réflexion sur la  transparence au sein du couple ou entre amis et une belle analyse de la paternité. A voir.
Mention spéciale à Grégory Gadebois toujours aussi émouvant !

22 octobre 2018

Sukkwan Island

Voila déjà quelques semaines que j'ai terminé la lecture de ce livre conseillé par MM. Pourtant, les mots pour le blog ne viennent pas:  comme incapable d'exprimer le trouble  qui m'habite depuis que j'ai refermé la dernière page.
Lorsque j'ai attaqué la lecture, je n'avais plus rien à me mettre sous la dent niveau bouquins et j'avais promis à M de lui donner mon avis sur ce roman qui lui avait plu, quelques années auparavant. Me voila donc coincée dans le froid glacial d'une île isolée de l'Alaska entre Jim, personnage insaisissable, père paumé, mari raté (dont je ne comprendrai pas, même après 250 pages, les sentiments) et son fiston de 13 ans embarqué malgré lui dans la folie paternelle. Après la première partie, l'envie tout poser grandissait, le style ne me touchait pas: trop brut, presque abrupt comme les paysages environnants et ces phrases courtes et froides comme l'eau des lacs. Puis, le choc. La deuxième partie, la parole du père se libère, et le malaise grandit...
Dire que j'ai adoré, impossible; dire que j'ai été dérangée, assurément. Par tant de noirceur, tant d’incompréhension et ces questions restées en suspens. C'est aussi peut-être ce qui en fait un grand roman, cette capacité à interroger sur les ténèbres de l'Humain. 

PS  : MM, AD, FA, et les autres, j'attends vos avis !
PS 2 : Pour les connaisseurs, on y retrouve , la solitude de "Seul au monde", l’égoïsme de "Into the wild" et la mélancolie des "chaussures italiennes de Mankell"...

2 octobre 2018

Bye bye bird

Comme je le fais régulièrement et avec beaucoup de plaisir, je laisse, le temps d'une critique, la plume (ou le clavier) à un amoureux des livres et de la littérature, mon ami E. 

C'était le temps de juste avant la fin du monde. Ce minuscule morceau d'Histoire coincé entre la fin de la seconde guerre mondiale et la prise de conscience que quelque chose de malsain se tramait au Vietnam. La musique était faite sur de vrais instruments par des jeunes gens épris d'émancipation et d'acide lysergique (drogue de l'exploration du subconscient et du cosmos) et non à l'aide de machines électroniques par des gens épris de rien du tout imbibés de cocaïne (drogue de la sensation de toute puissance). Les jours barbares étaient révolus, on pouvait à la fois être lucide et croire en la promesse d'un avenir meilleur. Orwell avait certes déjà écrit 1984 mais l'avènement de Big Brother n'ayant pas eu lieu, une forme de liberté était encore envisageable. C'était aussi le temps d'une adolescence. Ce morceau de vie coincé entre un vague sentiment d'immortalité et la prise de conscience aiguë que tout à une fin, y compris soi-même, et que l'on a coutume d'appeler âge adulte ou dépression nerveuse. À la faveur d'un échange avec son école bordelaise, Paco débarque dans une banlieue ordinaire de Bristol chez son correspondant Malcolm, rejeton d'Edward Terry, austère pompier à moustache, et de sa trop parfaite housewife Pamela. S'il est des écrivains qui tentent d'élever le langage parlé à la hauteur d'un style littéraire classique et pur, avec mots rares et imparfaits du subjonctif (c'est à ce titre un régal d'écouter parler Pierre Bergounioux), il en est d'autres qui empruntent le chemin inverse (et beaucoup d'autres encore qui n'empruntent aucun chemin du tout). Peu importe du moment que le style sert le propos : on peut lire la "Recherche" et le "Voyage" avec un égal bonheur. Cela ne peut guère étonner venant d'un homme ayant consacré sa thèse de médecine à l'illustre docteur Destouches : l'écriture de François Garcia doit davantage à Céline qu'à Proust. C'est donc dans une langue proche de l'oralité, à la première personne d'un singulier changeant au sein de la même longue phrase sinueuse ponctuée d'interjections en anglais, que le docteur G nous conte les aventures de Paco au pays des légumes bouillis. Loin de nos bases tout est étrange, surtout dans une cuisine où l'on appelle "big chicken" un poulet plus petit que le plus petit poulet du marché des Capucins. Étrange et attrayant comme les premières caresses et les premiers baisers, ou ce déferlement de musique libertaire et ses corollaires psychotropes. Étrange et effrayant comme l'omniprésence de la violence ou les fantômes d'une famille dont on ne comprendra que bien plus tard qu'elle était ordinaire. L'apparente légèreté d'une écriture minutieusement travaillée (c'est le moins qu'un lecteur puisse exiger) accentue la pertinence de ce récit d'éloignement initiatique, parce qu'il est ennuyeux de parler gravement des choses graves. Et s'il est un seul regret à nourrir après avoir refermé "Bye bye, bird", c'est que François Garcia n'ait pas suivi l'exemple de Bob Dylan lors de la parution de ses "Chroniques", et accompagné son livre du disque de sa bande originale.

1 octobre 2018

Au grand lavoir

J'ai rencontré Sophie Daull la première fois au travers d'un livre bouleversant : "Camille, mon envolée" qui raconte non sans une pointe d'humour la disparition brutale de sa fille des suites d'une infection. J'ai ensuite rencontré Sophie Daull physiquement, au salon du livre de Limoges, nous avions échangé des mots doux sur l'écriture, la peine, la résilience. La lecture de "La suture", son 2e roman, sur la perte de sa mère m'avait emportée.
La revoilà qui m'envahit, m'entraîne en 24 heures dans son écriture poétique dans un roman extraordinaire sur le pardon, le (double) mal de mère, la rédemption.  Dans ce livre, Sophie Daull, avec les outils aiguisés et infiniment puissants que sont les mots, avec un langage Ô combien poétique,  se met dans la peau de l'assassin de sa mère.C'est tragique, violent et admirablement écrit. Le texte interroge sur le pardon, sur la culpabilité et la reconstruction. "Je voulais qu'il re-tremble" dit Sophie Daull sur le plateau de la Grande Librairie.  Pas pour faire renaitre la peur mais pour le faire redevenir humain, "simple" jardinier, transparent dans une commune française.
Tout est beau dans ce livre, la couverture, le texte,  le sujet...Chaque phrase pourrait être lue plusieurs fois, lentement, à voix basse, pour mieux s'en imprégner, pour saisir la mélodie du propos.  Merci Madame pour cet immense roman !

27 septembre 2018

Une femme au téléphone

Depuis ma toute récente découverte de l'auteur, Carole Fives (merci encore Masse critique et Babelio), je me délecte à chacun de ses livres (le 3e en un mois!).
Celui ci est un  réjouissant monologue, transpositions des conversations téléphoniques d'une mère un brin toxique, un poil envahissante et légèrement culpabilisante ! 
C'est cynique, drôle, ça se lit d'une traite et ça fait doucement réfléchir sur les rapports humains.
Je file commander "C'est dimanche et je n'y suis pour rien" du même auteur.

24 septembre 2018

La vraie vie

Attention bijou littéraire ! Probablement un des livres les plus troublants et oppressants lus récemment. Une fois commencé impossible de le refermer.
Elle est, au début du roman, une toute jeune fille entourée d’un père chasseur, violent, une mère qualifiée d'amibe, éteinte, craintive et Gilles, le petit frère chéri. La maison, le Démo, est plantée au milieu d’un quartier sans charme entre d'autres pavillons copiés/collés. Il y a 4 chambres dans le Démo : celle des parents, celle de l’héroïne, celle du petit frère et celle des trophées de chasse. Il y a aussi quelques animaux vivants si importants pour la mère, le sacro saint journal TV sur TF1, des visites à la décharge de voitures et des rendez vous quotidien avec le gentil marchands de glaces. Le cadre est posé, la tension peut s’installer. Il suffira d'un événement terrible pour tout déclencher et faire sombrer le petit frère dans la cruauté. C'est électrisant, captivant, loufoque parfois. L’adolescente, véritable guerrière, douée, féminine, intelligente va lutter pour sortir de ce marasme où chaque humain révèle sa noirceur, sa peur ou au contraire son héroïsme au fil des pages! 
L'interview de l'auteur est particulièrement délicieuse : https://www.youtube.com/watch?v=cA3niat_A0k

13 septembre 2018

Quand nous serons heureux


PRUDENCE... Choc littéraire! Il faut avoir le cœur accroché car une fois ouvert, ce recueil de nouvelles vous emmène loin, loin dans la noirceur humaine, l’égoïsme, le mensonge. Chaque nouvelle vous happe pour vous laisser 4 pages plus loin, l’estomac un peu noué et/ou le cerveau tracassé ! Il est question d’hommes et de femmes, victimes ou bourreaux du quotidien, parents, maris odieux, femme en quête de jeunesse, grands enfants qui se cherchent, dans un monde de solitudes et de pouvoirs. Certaines nouvelles m'ont laissée tantôt grimaçante devant leur noirceur, tantôt émue devant des personnages profondément meurtris....  Dévorées en quelques heures, ces quelques 150 pages constituent assurément un grand livre. Encore merci à BABELIO de m’avoir permis de découvrir Carole Fives ...ce n’est qu’un début ! (NB : j'ai acheté de l'auteur, la femme du téléphone, l'après-midi même).

12 septembre 2018

La délicatesse du homard

Est-ce moi qui grandit (adieu naïveté enfantine), un excès de bon sentiments ou l'overdose ces dernières années de feelgood books (Agnès Ledig, Martin-Lugand, Marc Lévy et cie) ? J'avoue avoir trouvé cette histoire cousue de fil blanc et un poil tartignolle ! Pourtant, une fois commencé, comme à chaque fois avec ce genre de livre, difficile de le reposer. Faut dire qu'on n'est pas vraiment arrêté par le style soutenu, la structure du récit (à 2 voix pour deux personnages) ni la complexité de l'histoire ! 
François, est directeur d'un centre équestre en Bretagne. Il découvre, lors d'une promenade à cheval sur la plage, une jeune femme inconsciente  et amnésique au pied d'un rocher sur la plage ! Ça y est, vous voyez la fin? Évidemment !  Niveau clichés, on n'est pas mal, elle cuisine divinement, il est célibataire, sans enfant, possède un chat et est un peu bourru. Il a une grande bibliothèque, rempli de recueil de poésie...et saura la faire grimper aux rideaux (pas qu'avec la poésie!!)
Bref,  si grosse envie de douceur et de bons sentiments, attendre une grosse chute de neige, filer sous la couette ou le plaid, avec thé/café/chocolat et attaquer!

2 septembre 2018

Tenir jusqu'à l'aube

Tout d'abord, un grand merci à Babelio pour m'avoir proposé ce roman dans le cadre de l'opération Masse critique et aux éditions Gallimard (coll. L’Arbalète). C'est l'histoire d'un duo, une mère célibataire ("solo" dit-on désormais, ça fait plus battante) et de son fils de deux ans. C'est l'histoire d'un quotidien de maman  entre galère, solitude, culpabilité et moments de tendresse avec son fils. Ils n’ont pas de prénom pour mieux nous rappeler l’universalité du propos. Combien sont elles ces femmes, dans les grandes villes, démunies et épuisées dans la prison de la maternité ? Il n'y a pas de père, pas d'homme, juste ce duo mère/fils si étouffant parfois, qu'elle ressent le besoin de s'échapper, s'extraire,  errer dans les rues de sa ville pour un aperçu de la liberté perdue...
Le roman pourrait être lourd et moralisateur, il est, au contraire d'une lucidité incroyable et d'une légèreté incomparable. Les phrases sont courtes, saisissantes, le propos juste et féministe! On oscille entre attachement immense, compassion, colère devant une forme d’égoïsme, épuisement partagé. 
Carole Fives, que j'ai hâte de découvrir davantage nous offre un grand roman, humain et moderne !

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24 juillet 2018

Je voudrais que la nuit me prenne

Merci à Babelio pour m'avoir proposé ce roman dans le cadre de l'opération Masse critique et aux éditions Belfond.
D'Isabelle Desesquelles, j'avais lu avec un vrai plaisir son roman Fahrenheit 2010, offert par mon amie AD, qui racontait le rachat de sa librairie par un grand groupe et la dramatique issu.
Je partais donc confiante avec ce roman sur l’enfance qui disait on regorgeait de poésie! Hélas, je suis passée à coté de cette lecture. Elle fut même pénible je dois l'avouer.
L'histoire est certes originale mais je ne suis jamais parvenue à m'attacher aux personnages. Tout m'a semblé un peu faux: cette enfant qui n'en est plus une, ces parents amoureux bouffés par le vide et l'absence...L'écriture certes poétique ne m'a pas touchée, et les 60 dernières pages m’ont même  paru interminables ! 

17 juillet 2018

Et tu n'es pas revenu

Un immense merci à mon ami Anne pour cette lecture...Anne, comme tu le verras, les marges sont remplies de croix et des dizaines de passages soulignés pour signifier l’émotion procurée!

« Toi tu reviendras peut-être parce que tu es jeune, moi je ne reviendrai pas » dit  Shloïme à sa fille Marceline à Drancy en 1944 avant leur séparation. En effet, elle reviendra...à jamais meurtrie et envahie de cette absence trop lourde...Celle du père, du mari, du modèle.
Après la lecture de l'"Amour après", j’étais restée un peu éberluée par la modernité, la liberté de cette femme qui semblait vivre, sans s’embarrasser  du qu'en dira-t'on et des conventions.   Ici c'est le passé qu'elle raconte et la difficulté à vivre le présent avec des mots sur l'enfer d'une force incroyable. Dans ce livre court, puissant sous forme de lettre à son père Marceline Loridan-Ivens,  raconte sa vie d'après les camps ou plutôt sa difficulté à vivre, ce sentiment d’être revenue amputée.

A mettre entre toutes les mains pour ne jamais oublier.

18 juin 2018

ILove

Lorsque je parle à quelqu'un du premier livre de Marion Michau, "les crevettes ont le cœur dans la tête" je frémis encore tant j'avais ri avec ces trentenaires décomplexées, leurs amours et leur emmerdes! Son 2ème opus, "si le verre est à moitié vide..." m'avait légèrement moins convaincu. 
Quant au 3ème ILove :  c'est sympa, c'est frais, divertissant mais un peu systématique! Il y a tous les ingrédients de la comédie romantique 2.0 : des photos d'un bel espagnol (répondant forcement au doux prénom de Ramone), le portable d'Anouk, 37 ans, en mal d'homme bien et d'amour, une copine mère de 2 enfants qui a oublié de vivre,  et l'Espagne et ses tapas.
C'est d'une infinie légèreté, ça se passe à Barcelone (entre les ramblas, la laverie automatique et les boites de nuit), on rit (aux éclats, notamment au début), on sourit souvent ! Marion Michau n'a plus à nous prouver sa plume décoincée et son sens de la formule, ce qui n'est déjà pas donné à tous le monde. 
A lire dans une chaise longue au soleil entre un apéro (avec ou sans jamon) et un plongeon :)

7 juin 2018

Demi-soeurs

Mercredi soir, journée longue, moral aléatoire (comme la météo). Il est 19h30. Et si j'allais me changer les idées au cinoch ? Objectif : poser le cerveau et rigoler ! J'avais vu la bande-annonce de "demi-sœurs", réplique féminine des 3 frères. Le programme s’annonçait gai !
Résultat partiellement atteint : j'en sors plus légère qu'en arrivant avec l'impression d'avoir vu un gentil film de nanas. Pour les rires, on repassera, c'est une mini-comédie. On ne se bidonne pas mais on se laisse volontiers embarquer par la loufoquerie des personnages!  Elles sont canons, elles se balladent en culotte (ça, c'est pour les mecs qui auraient accompagné leur copine au cinéma),  elles sont demi-sœurs, elles ne se connaissent pas. Et surtout elles n'avaient aucune raison de se croiser...encore moins de cohabiter...si ce n'est  cet héritage, immense appart du 7e arrondissement. L'une, Lauren travaille dans la mode, branchée, snobinarde mais sans un rond carbure au champ'.  La seconde Salma, prof en Zep, n'a pas réussi à quitter sa famille; la 3e est un poil azimutée et se cherche un mari.
Niveau scénario, c'est light, niveau crédibilité aussi mais on se laisse porter par l’énergie des comédiennes.

23 mai 2018

La sorcière de la rue Mouffetard et autres contes de la rue Broca

Je laisse la parole à la jolie Charlotte, férue de bouquins, amatrice des mots et lectrice à toute(s) heure(s). J'en profite pour lui envoyer des bisous en retour !

Merci encore pour le livre. Il m'a plu et voici des critiques pour ton blog. Ce livre est très agréable à lire, les dessins sont magnifiques 
J'ai aimé l'idée des personnages qui apparaissent dans plusieurs histoires. Le conte que j'ai le plus aimé était : le fée du robinet. Je conseille ce livre aux personnes aimant lire (ou pas ) car il est facile à lire et en le lisant, j'avais quelques frissons à la dernière histoire (qui ne fait pas non plus "peur"). Je le recommande vivement!
Merci encore de me l'avoir offert et d'avoir pu me faire rêver ! Bisous ! Charlotte.

 

Plaire, aimer et courir vite de Christophe Honoré

La critique arrive.

Le lambeau de Philippe Lancon

Comment dire l'indicible ? Comment raconter l'irracontable ? Décrire la souffrance, la reconstruction au sens propre comme au figuré ?  Il suffit de lire le roman de Philippe Lançon pour le comprendre. Quelle œuvre, quel choc ! 
Il y raconte tout. En quelques mots, l'attentat, l'attaque, la cervelle de Bernard (Maris) mais surtout l'après: ce long parcours médical entre la Pitié-Salpêtrière et les Invalides, entouré des vivants, les autres, ceux qui n'ont pas vécu le drame et qui gravitent autour de lui. On y croise des soignants hors pair (de l'aide-soignante à  l'anesthésiste mélomane) et surtout, Chloé,  chirurgien, pilier de cette reconstruction. C''est elle qui greffe, c'est elle qui ordonne, qui rassure.
Et tous les autres, son frère, son amoureuse, son ex-compagne, ses parents...
Il est fascinant de voir à quel point le Lambeau ne parle pas de mort, ni de violence, ni d’extrémisme mais de reconstruction, jour après jour, sans rien nous épargner, le VAC, la douleur, la gastrostomie, les pansements chargés de bave. Aidé par la littérature, la poésie, l'auteur apprend à être "autre": le Philippe Lançon d’après.
La plume est incroyable, m'obligeant parfois à lire à haute voix pour m’imprégner de la phrase, de son rythme. Et, même si bon nombre de références littéraires m'échappaient (Proust, Thomas Mann, etc.), qu'importe. Sans haine, sans rancœur, l'auteur nous ouvre la porte de sa renaissance. 
A lire, évidemment.

14 mai 2018

Larguée

Deux sœurs opposées sur tout, emmènent leur mè­re (Miou-Miou), fraîchement plaquée par leur père à la Réunion pour une semaine de plage et d'apéro.  C'est déjanté, rythmé, bien écrit et vraiment drôle. J'ai ri à gorge déployée devant l'enchainement de scènes burlesques, d’échanges acides entre les deux Camille, Cottin (plus que géniale) et Chamoux.
Fortement recommandé en cas de déprime météorologique ...(en plus, la bande-son est extra!)
Quelle ne fut pas ma surprise en entendant un matin, sur France Inter, une chronique sur la sortie d'un film touchant sur l'autisme qui raconte la rencontre entre un entraîneur de football et un jeune autiste Asperger, intitulée "Monsieur-je-sais-tout".
Troublée, je fouille dans ma bibliothèque et retrouve un livre, "la surface de réparation," dévoré deux ans plus tôt, dans le cadre de l'opération Masse Critique de Babelio (ma critique ici). En le lisant, j'avais pensé à une adaptation TV :  des personnages attachants, atypiques, charismatiques et une histoire touchante. Celui-ci, jamais sorti en poche n'avait probablement pas touché un vaste public. Cela risque de changer au vu de son adaptation cinéma réussie (c'est assez rare pour le souligner). C'est émouvant, souvent drôle, sur un sujet délicat et porté par un trio d'acteurs fort sympatique (Arnaud Ducret, Max Baissette de Malglaive et Alice David).  Chapeau au jeune Max Baissette de Malglaive alias   Léonard époustouflant de réalisme.  À voir en famille sans hésitation !

9 mai 2018

On regrettera plus tard

Je suis embêtée pour commenter cette lecture. C'est tellement léger, plein de bon sentiments dégoulinants et cousu de fil blanc que ça en devient gênant! D'ordinaire, j'ai une tendresse particulière pour Agnès Ledig, dont j'ai quasiment lu tous les romans (pars avec lui, Marie d'en haut) mais là, on oscille péniblement entre le roman Arlequin et Martine à l'école. Le tout entrecoupé d'une histoire de résistance, de torture de femme enceinte par les méchants allemands, un peu sortie de nulle part. Eric, est bohème, veuf, papa d'une adorable petite Anna Nina. Il vit dans une roulotte et fait la classe à sa fille. Valentine, elle, est célibataire (endurcie), institutrice en manque de sexe (mais lectrice acharnée ...on compense comme on peut!). Il débarque une nuit d'orage, la gamine fébrile dans les bras, elle l'accueille, les réchauffe, leur fait des tartines de confitures. Et puis, l'institutrice, maman de substitution s'attache...On frôle parfois le ridicule avec des phrases grand-guignolesques, genre "se retourner sur sa vie, c’est prendre le risque de voir les traces du passé dans le sable de nos souvenirs». Non, là, franchement, je renonce!

15 avril 2018

Le ciel est à nous

Tout d'abord, un grand merci aux éditions du Cherche-Midi , à Babelio et à l'opération masse critique pour l'envoi de ce roman qui bien que lu rapidement manque un peu de caractère et de style à mon gout.
L'histoire est émouvante : un papa Rob (créatif, rêveur)  une maman Anna (cartésienne, organisées), une jolie histoire d'amour puis un petit bonhomme Jack. Tout se complique lors de la découverte d'une tumeur, un glioblastome (je vous épargne les détails sur l'histologie et l'imagerie cérébrale). Le pronostic...vous l'imaginez!  S'en suit l'incompréhension, la souffrance, l'isolement, le couple à la dérive et finalement l'acceptation et la leçon d'humanité...
C'est le premier roman de son auteur Luke Allnutt, journaliste, en chimiothérapie lors de sa rédaction (on sent que l'annonce diagnostique, les protocoles, les effets indésirables c'est du vécu). Le style est simple (iste?) donc très accessible. Le livre est construit en trois parties avec des chapitres courts que l'on avale sans même s'en rendre compte. Alors, oui, on se fait sa cure d'émotions, on renifle, on mouche mais c'est un peu basique à mon goût, ça manque d'une plume qui aurait servi la tragédie. C'est sans doute un livre à lire en anglais (ce que j'avais fait avec "nos étoiles contraires", d'ailleurs comparé à celui-ci) pour apprécier l'histoire sans tenir rigueur à l'auteur (ou au traducteur) de l'absence de style.
J'ajoute une contre-indication absolue en cas d'épisode récent de chimiothérapie d'un proche, d'anxiété, de tristesse ou de dépression et une précaution d'emploi en cas de sensibilité accrue ou d'intolérance à la maladie des enfants !
Bref vous l'aurez compris, un moment de lecture pas désagréable mais sans aucune étincelle ...

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La ballade de l'enfant gris

Vous connaissez peut-être ma tendresse pour Baptiste Beaulieu ce jeune médecin toulousain. La découverte de son blog il y a quelques années www.alorsvoila.com avait occupé bon nombre de mes soirées, lisant et relisant ses posts, si tendres, si généreux, si drôles parfois!
J'avais ensuite littéralement dévoré : 1001 vies des urgences son premier roman bourré d'humanité, sur l’hôpital, la vie d'interne, les secrets d'étages.
Son 2e livre "Alors vous ne serez plus jamais triste: conte à rebours" m'a laissée moins de souvenirs.
Celui-là me faisait de l'oeil depuis sa sortie en poche. J'allais pleurer, rire, réfléchir me prévenait la 4e de couverture. Je l'avais en version epub depuis des mois mais sans envie de le lire sur liseuse...je voulais corner les pages, pleurer sur du papier.
Acheté à Montpellier, la première moitié fut dévoré en un week-end et puis, la semaine professionnelle a repris son cours sans lecture.
Je m'y suis replongée le week-end suivant et je ne l'ai plus lâché! Malgré quelques longueurs (au milieu du roman), on suit avec tendresse le personnage de Jo' jeune interne en médecine hanté par un fantôme de 7 ans. La fin, sans la dévoiler, est très belle avec un pèlerinage à Jérusalem particulièrement émouvant. Le récit alterne chapitres dans le service de pédiatrie avec le petit No' (abandonné par une mystérieuse mère) et la quête de vérité de Jo entre Espagne et Israël. On y retrouve les thèmes de prédilection de l'auteur :  l'enfance, la mort, la tolérance. Certains chapitres ressemblent à un conte ou de la fantaisie, on adhère ou pas...J'ai marché!

13 avril 2018

Tout le monde debout

Contre toute attente, je n'ai pas détesté voire même apprécié ce film de Franck Dubosc (qui a d’ordinaire tendance à m'exaspérer) avec une Alexandra Lamy, jolie comme un coeur, pimpante et réjouissante !
C'est drôle,  pas trop mal écrit, Franck Dubosc n'en fait pas des caisses (il est presque sobre, oui! ) et l'histoire est attendrissante (j'ai versé ma larme, oui...mais je suis une pleureuse! )
Lui est un menteur professionnel, elle, violoniste et paraplégique. Sur un malentendu, le voila dans un fauteuil...sauf que l'amour pointe son nez. 
Pas sure que cela vaille une place de ciné plein tarif mais au tarif étudiant (vivent les DU), c'est sans regret !

12 avril 2018

La belle et la belle

Quel joli film sur le temps qui passe et les choix de vie porté par deux actrices merveilleuses: Sandrine Kiberlain et Agathe Bonitzer. C'est poétique, fantasque presque onirique et ça m'a fait un bien fou lors d'une soirée bien triste.
Margaux 20 ans tombe sur  Margaux 45 ans, celle qu'elle va devenir. Ou, vu différemment, Margaux 45 ans rencontre Margaux 20 ans, qu'elle a été. Au choix.  Changer l'avenir ou accepter le passé ?
Le postulat de départ est impossible et pourtant on se laisse prendre (comme dans Camille redouble). On s'attendrit devant l'amitié entre ces deux femmes. On sourit devant l’hésitation du beau Melvil Poupaud, ex-compagnon de Margaux et amant de son jeune "double".
Et surtout, on s'interroge, sur  les choix de vie, les renoncement, les erreurs de jeunesse, les amours ratées...le destin en somme ! Quelle belle surprise.

La ch’tite famille

Franchement, faut pas être trop exigeant! 
C'est sûr dans le paysage de la comédie française, c'est sans doute moins pire que d'autres. Jamais vu les Tuches (ne comptez pas sur moi ! ) mais parait que les Ch'tis c'est du Audiard en comparaison. L'histoire d'un couple de designers branchouilles : Valentin et Constance, parisiens, hautains, designers de chaises à trois pieds. À la suite d'un traumatisme crânien, Valentin redevient le chti qu'il ne veut plus être. Sa chère et tendre compagne (à mon avis la vraie révélation du film: Laurence Arné) est désespérée. Débutent des séances de rééducation et de "savoir vivre parisien". Sans oublier le débarquement imprévu de la famille du Ch'nord avec l'accent, la finesse légendaire et les tartines de maroilles. Alors certes, c'est gentil , c'est bienveillant, tout le monde se révèle plein d'humanité, quelques scènes sont sympatoches mais c'est loin d'être hilarant. A voir éventuellement sur Canal un soir de déprime avec (ou sans) picon bière !

9 avril 2018

L’amour après

J’avais depuis plusieurs mois songé à m’acheter "Et tu n’es pas revenu", texte intense dans lequel Marceline Loridan-Ivens raconte sa déportation. Finalement les choses se sont passées différemment puisque mon ami E, grand lecteur et amateur de beaux textes à mis entre mes mains son 2eme et plus récent ouvrage : "L’amour après".
L'auteur y raconte l'amour ou plus exactement la vie après...après les camps, après l’indicible. Après ces mois de corps secs, d'oublis du corps. Au travers de lettres retrouvées dans une vieille valise, échangées avec ceux qui furent ses amants, Marceline Loridan-Ivens nous raconte la renaissance du corps, la liberté, l'apprentissage du plaisir et la découverte de l'amour. Il y eut les hommes de sa vie, les hommes de passage, les hommes éconduits...
Mille fois au cours de ma lecture, j'imaginais ces échanges, ces attentes, ces lettres raturées, réécrites, ouvertes à la hâte, lues, relues, à l'heure de notre immédiateté, de nos snapshats indécents et sms trop vite envoyés...
Quel beau texte sur la liberté.

11 mars 2018

Passage du gué

Vous connaissez sans doute ma tendresse pour les livres de Jean Philippe Blondel. Un hiver à Paris, G229, Mise à nu (tout récemment)...
De Jean-Philippe Blondel j’aime tout : le style, simple, sans chichi,  le propos (la mort, l'enseignement, la relation à l’autre, etc.). C’est après avoir lu son très récent et excellent "mise à nue", vérifiant que je n’étais passée à cote d'un de ses livres,  que je découvre l'existence de "passage du gué"... 
Commandé d'occasion en 2 clics (et une carte bancaire!), reçu quelques jours plus tard, j'ai profité d'un aller/retour Limoges/Paris pour m'y plonger.  On y retrouve les grands thèmes  de Jean-Philippe Blondel : le couple, la perte,  le trio amoureux et l’ambiguïté du désir...
La première moitié tient du roman psychologique. Qui sont ces 3 personnages ? leurs monologues intérieurs se mêlent et se répondent. Puis,  au fil des pages, le drame se trame. Effectivement , page 166, tout chavire. 
Sans trop révéler le drame du roman, j'ai été surprise par la capacité de l'auteur à se plonger dans la tête et le cœur de Myriam dans un chapitre/monologue absolument bouleversant sur la perte, le désarroi, qui rappelle dans sa forme (pas de ponctuation, hallucinations, pensées saugrenues, etc.)  les divagations d’Ariane dans Belle du Seigneur. 
C’est loin d’être mon roman préféré de l’auteur mais il mérite de s’y attarder!

8 mars 2018

Quatre murs et un toit

Camille Anseaume (ici et ici), c’est tout ce que j’aime en littérature. Une sensibilité à fleur de peau, une plume incroyable (douce et drôle) et cette incroyable aptitude à rendre impossible toute tentative de reposer le livre avant sa dernière page!
Comme j’aurais aimé que tu vives dans un château Camille, pour avoir plus de pièces de découvrir, plus de recoins de cette maison à explorer, plus de ces petits moments entre joie et nostalgie, à savourer. J’ai repensé à ma propre maison, son escalier interminable (et oh combien casse g....), cette cave qui me faisait si peur quand il fallait y descendre, le grenier/salle de jeux (et d'engueulades) entre sœurs...et cette odeur  (indescriptible qui mêlait cire d'abeille, feu de cheminée, tapis anciens, pot au feu). 
La vie est faite de petits bonheurs, la lecture des livres (et du blog) de Camille Anseaume en fait partie. Vivement le 4ème!

19 février 2018

14 février 2018

Danser au bord de l'abîme

A lire le bandeau sur le livre, j'avais entre les mains une ode à l’essentiel,  magnifique et virtuose qui plus est !
Faut croire qu'on n'a pas la même définition de la virtuosité ...
Pourtant,  le sujet avait des raisons de me toucher, une presque quarantenaire coincée entre ses 3 mômes, son mari sans aspérité et son monospace, qui redécouvre l'amour et le désir dans les bras d'un journaliste. En plus écrit par Grégoire Delacourt dont j'avais bien aimé la liste de mes envies, me voila tentée! 
Raté, ça m'a ennuyée... J'ai trouvé le livre plat, les références à la chèvre de monsieur Seguin inappropriées et le personnage féminin francgement sans profondeur... en plus elle s'appelle Emma au cas où on serait trop benet pour faire le parallèle avec Mme Bovary. 
Next ! 

30 janvier 2018

Eh bien dansons maintenant

Acheté un peu au hasard pour passer le temps dans un tram montpelliérain, je l'ai finalement dévoré au cours d'un week-end cosy, sous la couette et ai fini les derniers chapitres lors d'un trajet en train (à 2 mètres de Mélanie Thierry). (Il parait que les voyages forment la jeunesse...je rajeunis! )
Je craignais de ne pas parvenir  m'identifier à ces personnages :  Marguerite 78 ans et Marcel, presque 80 ans au compteur. Ils sont veufs, ils se rencontrent lors d'une cure santé Pyrénéenne entre deux asperges cuites à l'eau et des massages aseptisés. Elle n'a jamais connu la passion mais s'est contentée d'un quotidien sans amour avec un mari austère...Marcel, lui vit dans le souvenir douloureux de la  disparition de Nora, son âme sœur.
Le propos est touchant, l'écriture fluide et pleine de jolies phrases. Celle-la m'a beaucoup touchée : "Seul, il végète. Il a besoin d'être deux, c'est l'autre qui l'enracine".

25 janvier 2018

Ami-Ami

Ca fleurait bon la comédie romantique (c'est même marqué sur l'affiche), exercice ô combien délicat puisque comme son nom l'indique il faut que ce soit drôle et qu'on croit à l'amour entre les personnages. Ici c'est une sorte de mi-com' mi'rom !
Dès les premières minutes, les règles sont fixées, pas de sexe pas d'embrouilles, juste deux amis, parisiens trentenaires, qui emménagent ensemble. Vincent et Néféli signent pour une coloc'. C'est sans compter sur la rencontre inattendue de Vincent au détour d'une allée de PQ du supermarché du coin, avec une jeune interne en médecine,  Julie , alors qu’il avait juré de ne plus tomber amoureux. 
S'enchaînent cachotterie, quiproquos, imbroglios entre les 3 personnages jusqu'à l'affrontement final (féroce... à coup de frigidaire).
C'est plutôt moins bien qu'annoncé par les critiques ("rythmé", "cocasse", "bien ficelé") mais  non désagréable, court et plutôt pas trop mal interprété (y compris pour les personnages secondaires). Et, même si je n'ai jamais ri aux éclats, j'avoue que certaines scènes sont cocasses.
Quant au romantisme,  oui, à coup d'échanges de photos de poney par messenger ("Nous vivons une époque moderne" dirait Philippe Meyer). Retenons une jolie phrase  de Vincent:  j"e t'aime et j'ai envie de vivre le nul, le moyen et le bien avec toi..." et c'est peut être ça au fond l'amour.
A voir éventuellement sous un plaid avec une copine et une verveine! 
Un petit 13/20!

22 janvier 2018

Les loyautés

Moins saisissant que "d'après une histoire vraie", moins émouvant (sans doute car non autobiographique) que "rien ne s'oppose à la nuit", le dernier Delphine de Vigan  m'a rappelé ses précédents ouvrages : "No et Moi", "les heures souterraines" sur des problématiques de société, familiales, avec des personnages attachants dans leur solitudes et leurs angoisses. On y parle de dépendance, d'adolescence, de cette sortie complexe de l'enfance et de sa légereté de parents désemparés...comme toujours avec DdV, on s'attache, on tourne les pages et on en ressort troublé(e).
Un beau roman actuel englouti dans le train. 

Défaillance de BA Paris

Il y a un an jour pour jour, je me laissais happer par le thriller "Derrière les portes" du même auteur. C’était une lecture fa...