11 mars 2018

Passage du gué

Vous connaissez sans doute ma tendresse pour les livres de Jean Philippe Blondel. Un hiver à Paris, G229, Mise à nu (tout récemment)...
De Jean-Philippe Blondel j’aime tout : le style, simple, sans chichi,  le propos (la mort, l'enseignement, la relation à l’autre, etc.). C’est après avoir lu son très récent et excellent "mise à nue", vérifiant que je n’étais passée à cote d'un de ses livres,  que je découvre l'existence de "passage du gué"... 
Commandé d'occasion en 2 clics (et une carte bancaire!), reçu quelques jours plus tard, j'ai profité d'un aller/retour Limoges/Paris pour m'y plonger.  On y retrouve les grands thèmes  de Jean-Philippe Blondel : le couple, la perte,  le trio amoureux et l’ambiguïté du désir...
La première moitié tient du roman psychologique. Qui sont ces 3 personnages ? leurs monologues intérieurs se mêlent et se répondent. Puis,  au fil des pages, le drame se trame. Effectivement , page 166, tout chavire. 
Sans trop révéler le drame du roman, j'ai été surprise par la capacité de l'auteur à se plonger dans la tête et le cœur de Myriam dans un chapitre/monologue absolument bouleversant sur la perte, le désarroi, qui rappelle dans sa forme (pas de ponctuation, hallucinations, pensées saugrenues, etc.)  les divagations d’Ariane dans Belle du Seigneur. 
C’est loin d’être mon roman préféré de l’auteur mais il mérite de s’y attarder!

8 mars 2018

Quatre murs et un toit

Camille Anseaume (ici et ici), c’est tout ce que j’aime en littérature. Une sensibilité à fleur de peau, une plume incroyable (douce et drôle) et cette incroyable aptitude à rendre impossible toute tentative de reposer le livre avant sa dernière page!
Comme j’aurais aimé que tu vives dans un château Camille, pour avoir plus de pièces de découvrir, plus de recoins de cette maison à explorer, plus de ces petits moments entre joie et nostalgie, à savourer. J’ai repensé à ma propre maison, son escalier interminable (et oh combien casse g....), cette cave qui me faisait si peur quand il fallait y descendre, le grenier/salle de jeux (et d'engueulades) entre sœurs...et cette odeur  (indescriptible qui mêlait cire d'abeille, feu de cheminée, tapis anciens, pot au feu). 
La vie est faite de petits bonheurs, la lecture des livres (et du blog) de Camille Anseaume en fait partie. Vivement le 4ème!

Défaillance de BA Paris

Il y a un an jour pour jour, je me laissais happer par le thriller "Derrière les portes" du même auteur. C’était une lecture fa...