14 septembre 2012

Les Lisieres (Ou comme on dit à Tahiti "y'a trop de lumière dans ta tete à toi, Olivier Adam")

Si le sujet de départ est plutôt bon (un écrivain bobo gaucho retourne à V. sa ville d'enfance pour s’occuper de sa mère malade et son père isolé alors que Sarah, sa femme l'a quitté gardant ses deux enfants), le résultat final est drôlement décevant!
Le texte est un récit geignard, portrait d'un écrivain nombriliste à la lisière de deux mondes: celui de la littérature parisienne (avec description acerbe de son éditeur -vas-y que je crache allègrement dans la soupe-, se moquant de ses congénères parisiens qui ne comprennent pas son exil breton...) et celui de son enfance/adolescence troublées, entre anorexie et tentative de suicide à V., en banlieue parisienne. Là-bas, ses anciens amis ont fait leur vie, la-bas, on est caissier à l'Hypermarché, on vit dans une maison de lotissement sans charme, on est endetté par deux crédits revolving...et Paul ne se sent plus appartenir à ce monde-là non plus.
Entre des parents mal-aimants, un secret de famille, une maison de famille à vider: Paul est perdu, donc il geint, se lamente, se cherche! Et c'est gonflant! Le parallèle avec l'actualité japonaise et le Tsunami qui ravage la seule terre qu'il aime ne fonctionne pas des masses! On a sans cesse l'impression de recevoir des leçons de sentiments et de politique! La "Blonde" déchaîne les débats dans les banlieue, le père de Paul va voter pour elle et Paul s'insurge! Son frère vétérinaire, capitaliste marié à une avocate fiscaliste incarne le Mal absolu: trop facile. En plus, le style n'est pas époustouflant, jamais je n'ai eu envie de corner les pages....En bref, merci les plages tahitiennes, un bon hamac (photo a l'appui) et plusieurs heures d'avion, sans quoi j'aurais probablement laisse tomber! Quand on pense qu'il est en lice pour le Goncourt...

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