22 juin 2014

En finir avec Eddy Bellegueule

Les médias en parlent, les bloggeurs en parlent, on parle même de phénomène éditorial (c'est le Seuil qui se régale) et j'ai tardé à le lire. C'est assurément un phénomène, tant par le coté politique que littéraire - rappelons que c'est le premier roman d'un "gamin" de 21 ans (accessoirement normalien) mais je reste un peu sur ma faim (et la fin).
Le style est direct, ciselé pour raconter une enfance sordide dans le nord entre un père alcoolo, une homosexualité insupportable pour une famille, des brimades, insultes, traumatismes. Mais, je pensais que la deuxième partie serait consacrée à la sortie de sa condition. A tord! J'aurais aimé m'attarder sur la fuite, l’échappée vers l'internat puis un monde plus littéraire, intellectuel qui l'a sauvé et hélas, seules quelques pages abordent cette période.
Reste néanmoins un témoignage troublant et révoltant sur une enfance et une adolescence dans un monde brutal incapable d'accepter la différence. Derrière les mots, on sent la vérité, on sent que ça pue la réalité. La question est : à quel point? Sur la couverture, il est noté "roman", y a-t-il eu réécriture de l'histoire, éléments de fiction,  violence "ajoutée"? La polémique flambe. Une chose est sure, la souffrance décrite, elle, est assurément réelle.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Ajouter votre avis, vos impressions, votre humeur :)