11 janvier 2013

Un prince (presque) charmant

Après le navet "Nos plus belles vacances", voir la critique ici, revoilà Philippe Lellouche dans une comédie romantique. Ça s'appelle un  Prince (presque) charmant et ce n'est même pas "presque" bien...
Première demi-heure, on découvre un Vincent Perez, carriériste, égoïste dans un contexte de pays paralysé par une grève, très préoccupé par sa voiture de 300 chevaux... obligé de laisser celle-ci (ben oui, c'est la grève, y a plus d'essence) sur un bord de route pour la troquer contre une voiture électrique dernier cri: une Zoé de chez Renault. La, c'est le début de la pub Renault (qui ne cessera qu'au générique): Zoé, sous tous les coutures : de face, de dos, sièges inclinables, GPS intégré et senteur lavande de série. On nous apprend même à la recharger: 6 heures sur secteur.
Pendant cette première grosse demi-heure, ce n'est pas excitant mais pas non plus catastrophique. Puis débarque Marie, une jeune femme écolo, qui se bat contre les vilains patrons et dont il va tomber amoureux grâce à un trajet Paris-Clermont dans la Zoé (je répète pour les inattentifs: "la voiture électrique de chez Renault dont les sièges sont inclinables"!). La, ça devient pathétique: les dialogues sonnent creux, on ne croit pas une seule seconde au coup de foudre. C'est bourré de clichés (les rom lavent les vitres des voitures à Paris mais sont hyper cool dans leur caravane (soupir), les paysans coupent du bois et préparent du potage (re-soupir), de scènes attendues et le scénario est intensément vide.
Mon conseil, s'abstenir...

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