6 janvier 2013

Renoir

Une jeune femme toute vêtue de orange, chevelure rousse flamboyante sur sa bicyclette pousse la grille d'un domaine : celui des Renoir. Voici la toute première scène de ce très très beau film (film, tableau, biographie ?)
Quelques instants plus tard, on y découvre un Renoir (Bouquet, épatant) vieillissant (rongé par une polyarthrite) mais toujours et plus que jamais artiste. 
Autour de lui gravitent des femmes, servantes, amies, anciennes muses, qui se dévouent pour permettre à l'artiste de poursuivre son œuvre, le soignant, le portant dans son fauteuil, le nourrissant.
La jeune, irrévérencieuse et tourbillonnante Andrée (Christa Theret) déboule dans ce monde et va inspirer les Renoir père et fils. Car quand Jean, revenu blessé de la guerre, vient passer sa convalescence dans la maison familiale, il la découvre à son tour. Jean, l'indécis et futur cinéaste se révélera grâce à Andrée.
L'image est belle, la lumière est sublime et les émotions superbement filmées.
Derrière moi, les gens semblaient s'ennuyer...moi non. Certes, c'est lent, mais beau et érotique. Les herbes, le vent dans les rideaux, les courbes délicates des femmes et comme le dit Renoir père, la fermeté de ses tétons, tout respire, transpire, vit. Difficile de ne pas faire un parallèle avec un tableau, qui comme le rappelle Renoir père, ne s'explique pas, s'admire. Les scènes de peintures ne sont pas la pour nous rappeler à quel point Renoir était un artiste mais pour nous faire sentir combien cette jeune femme André, est un hymne à la vie. 
Vraiment beau...

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