20 février 2013

Syngué Sabour

Époustouflant!
Quelle gifle, quelle actrice. Je n'ai pas pu détacher mes yeux de l'image, pas une seconde tant la tension est palpable. Tout est à la fois lent et haletant dans ce huis- clos. L'histoire se déroule dans la chambre d'un homme malade, que sa jeune femme ne quitte que le temps d'aller acheter des médicaments ou rendre visite à sa tante. Dans cette chambre nue avec pour seul décor un matelas, un Coran et un flacon de Glucose, la femme se confie à cet homme inerte. Elle lui livre ses désirs, ses frustrations, ses angoisses d'épouse et de mère, toutes ses peurs qu'elle n'a jamais confiées à personne et certainement pas à lui, ce mari froid et non aimant. L'homme qui gît au sol, qu'elle lave, nourrit, protège devient sa "syngué sabour", sa pierre de patience. Plus elle se confie, plus la parole la libère, plus les confidences se font sensuelles et violentes à la fois. 
Un jour, elle est forcée par un jeune soldat et se révèle alors, en tant que femme.
J'ai rarement vu un film aussi sensuel et troublant, porté par une actrice ÉBLOUISSANTE.
La critique de Libé est toute aussi enthousiaste: Syngué Sabour, critique de Libération

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