11 décembre 2013

The lunchbox

Savoureux...
Voici le premier mot qui me vient à l'esprit pour évoquer ce film franco-germano-indien où il est question de correspondances, d'attentes, de cuisine, de solitude et d'amour. 
Ila est une jeune (et carrément ravissante) épouse, délaissée par un mari overbooké principalement préoccupé par son téléphone. Bien décidée à reconquérir son mari, elle lui mitonne des petits plats quotidiens pour son déjeuner sur son lieu de travail. Sauf qu'en Inde, on ne part pas le matin avec son lunch dans la sacoche, il est livré par le dabbawala, un système apparemment sans faille (dixit une étude de Harvard)  (ou quasi). Les chercheurs ont estimé qu'une mauvaise livraison n'arrive qu'une fois sur un million...et c'est ce qui arrive : la lunchbox arrive sur le bureau d'un vieux comptable solitaire à quelques mois de la retraite, aux allures de misanthrope. 
Débute entre Ila et l'homme un échange quotidiens de missives (via la lunchbox), dans lesquelles ils parlent de leurs doutes, leur quotidien, leurs espoirs. Ils se cherchent, s'attendent. Lui, guette le petit papier glissé entre deux Naans comme des SMS que l'on guette de l'être aimé (l'odeur du curry en moins et la poésie en plus). Ila elle, attend chaque jour le retour des boîtes vides pour lire la réponse. 
Petit à petit, au fil des lettres, l'homme retrouve goût à la vie, s'en lèche les doigts, en redemande. Et nous aussi. 
Les images de ces deux êtres seuls au milieu d'un Bombay surpeuplé sont superbes; la poésie et l'humour se mêlent comme deux aromates idéalement dosés. C'est à voir, (et même revoir) assurément. 
Revu hier soir: c'est encore meilleur!!! 

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