29 novembre 2014

Qui vive

Un portrait sensible d'un homme à la périphérie, homme d'une cité jamais nommée, qui tente de s'en extraire. Chérif (Reda Kateb) a tenté plusieurs fois le concours d'infirmier. A échoué 3 fois. Pourtant, s'occuper des autres, agir, avec les gestes qui comptent, être utile, c'est son désir. Mais la réalité est plus abrupte et ne semble pas vouloir le laisser s'extirper d'une vie bornée aux murs de sa cité, sa tour HLM et le magasin où il fait la sécurité. Une rencontre, Jenny (la lumineuse Adéle Exarchopoulos), une lettre lui annonçant qu'il est autorisé à aller l'oral de l'institut de formation en soins infirmiers, une sortie est donc possible. Sauf qu'en une embrouille, en une nuit (celle d'une magouille qui tourne au fiasco), l'horizon s'assombrit. Le film mêle ces moments lumineux, et d'autre plus sombres, où l'on sent les tensions, les barrières, l'acharnement. 
Si, j'ai moins apprécié le côté "enquête/polar", en revanche la réflexion sur la difficulté à échapper à une réalité sociale est particulièrement bien menée et élégante.

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