4 février 2012

La couleur des sentiments

Voila plusieurs semaines que je voulais parler de ce livre...
"Addictif", c'est le premier mot qui vient à l'esprit au fil des pages...520 pages dévorées, la fin d'un chapitre appelant la lecture d'un autre, le sentiment étrange d’être au milieu du Mississipi, à Jackson dans les années 60, avec ces personnages attachants, de vivre leur quotidien et de partager leurs espoirs, leur combat. Ce n'est pas un livre d'opprimées, mais plutôt une aventure humaine.
Minny, Skeeter, Aibeleen, et les autres, j'ai l'impression de vous connaitre...
J'ai lu sur un blog que l'auteur avait pris des cours d’écriture pour acquérir ce style, cette façon caractéristique de donner au lecteur l'envie de rallumer la lumière "juste pour lire un chapitre de plus". D'abord déçue, (mince c'est travaillé, rien de spontané alors, tout est donc "construit??") et puis finalement réaliste "et alors, puisque ça fonctionne, qu'importe!
C'est emouvant -juste ce qu'il faut- souvent drôle, les relations ambiguës (crainte/tendresse/haine/peur/attachement) entre les bonnes noires et leurs patronnes blanches sont décrites avec brio. Que deviendrait Miss Celia sans Minny? J'ai adore la description des "cours de cuisine", et me suis parfois demandé si au fond cette cruche de Célia ne prétendait pas avoir besoin de Minny juste pour ne pas être seule...Et le Mister Jonnhy qui fait semblant de ne pas savoir!
La relations d'Aibileen et la petite Baby Mae Mobey m'ont émues, me rappelant des câlins de ma propre nounou, cette facon que Simone avait de nous compter des histoires, simples, de son enfance, de son passe rude et de nous transmettre des valeurs.
A lire....et a savourer

2 commentaires:

  1. "sont decrites avec brio"
    me souviens pas de Brio ds le livre...Brian?

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