10 août 2013

Landes

Un sujet ultra original, un rythme lent, une réalisation classique et élégante et un résultat positif. Certes, on est loin du chef d’œuvre mais j'ai trouvé à ce film de grandes qualités. 
En premier lieu, l'histoire: une jeune veuve (délicieuse Marie Gillain) qui décide de gérer elle-même les terres dont elle vient d'hériter, dans les Landes, et l'exploitation de résine de pin qui s'y trouve. Parmi les combats que mène cette femme: l'électricité, qu'elle veut installer partout sur ses terres. C'est quasi seule contre tous (les vieux paysans, les syndicats émergents, une belle famille opposante) qu'elle lutte pour cet idéal de modernité. Elle trouve en son régisseur Iban, le charmant Jalil Lesper, son seul allié (et plus si affinités).
Les paysage (la photo comme ils disent les critiques!) est sublime : des pins à n'en plus finir, un océan à perte de vue, des images du travail de la résine plus belles les unes que les autres. On sent presque la térébenthine...
Par ailleurs, c'est hyper bien documenté: de l’industrie du pin dans les années 20 à la production de résine, en passant par le syndicalisme, rien ne nous ait épargné.
Enfin, cette lenteur (oui, y a pas pléthore de rebondissements, les plans sont très longs et très posés) qui peut évidemment déplaire à certains, m'a apaisée!

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