Je n'ai jamais lu le livre, enfin, pas au delà de la page 30, qui est
depuis dix ans cornée d'ailleurs. Le film, est apparemment fidèle au
livre mais je n'ai pas été emportée...Par une probable volonté de coller
point par point à l’œuvre, ça déborde d'inventions de mises en scène,
d'astuces, de détails ingénieux, de couleurs,
qui étouffent l'histoire. Gondry est un brillant réalisateur, cela ne
fait aucun doute...mais est ce qu’adaptation signifie nécessairement
retranscription exacte? On en vient presque à regretter un peu de
détachement face au texte de Vian, un peu de liberté, pour nous
permettre à nous spectateur de partir, avec Colin et Chloé.
30 avril 2013
28 avril 2013
La petite marchande de souvenirs
L'histoire d'un jeune médecin, Julien, brillant chercheur ayant renoncé à une prometteuse carrière universitaire après avoir osé dire "non" à son patron. Ce dernier lui ayant demandé d'arranger les résultats d'une étude sur un nouvel anticoagulant, Julien part à Hanoï, travailler pour l'ambassade de France. Son temps libre, il l’occupe à parcourir le pays et à apprendre sa langue. Avant Noël, il va faire face à une épidémie, partir en expédition sur la piste des cas contacts et tomber fou amoureux...Même si ma propre aventure vietnamienne fut infiniment plus courte, Saigonnaise et clairement moins romantique : j'avais l'eau à la bouche!!!
Et quand, un soir, j'ai entendu l'auteur interviewé par François Busnel, parler de ce Vietnam adoré (et de "Lumière d'automne", l'objet de désir de Julien), je n'ai pas pu attendre la sortie en poche. Et je ne fus pas déçue...
27 avril 2013
La cage dorée
Un petit régal, pas prétentieux pour deux ronds, certes un peu politiquement correct diront certains, mais sacrément bien écrit et interprété.
L'histoire, c'est celle de Maria et José, couple d’immigrés portugais qui vit dans la loge d'un bel immeuble parisien. Ce couple est apprécié de tous, ces "tous" qui oublient souvent de le leur dire. Maria et José sont toujours disponibles pour les autres, jamais contrariants. Mais quand le couple hérite d'une maison au Portugal, dilemme :
doivent-ils rester en France, ce pays où ils ont tout bati, famille, vie sociale ou rentrer au pays ? Se greffe une jolie histoire d'amour entre Paola et le fils du patron de José qui apporte la petite touche romantique.
Grâce à plein de finesse, de regards qui en disent long, de détails bien vus sur l'intégration et au son du Fado: ce film a illuminé mon vendredi soir.
Je vous laisse découvrir la bande-annonce.
Je vous laisse découvrir la bande-annonce.
24 avril 2013
Les profs
Euh, comment dire sans être méchante: idiot, affligeant, pas drôle...
"T'avais qu'à pas y aller!" rétorquerez-vous, "ça se sentait sur la bande-annonce". Oui, c'est un peu vrai. Mais des comédies lourdingues qui font passer un bon moment, ça existe malgré tout (enfin, je crois).
Bref, carte UGC oblige et copines motivées, j'ai VU! Et j'ai souffert. Pendant 1h30 interminable, il faut supporter une histoire dénuée d'intérêt, des gags pas drôles, des répliques au ras des pâquerettes et des acteurs aux talents douteux. C'est bien simple: j'ai ri UNE fois.
PS: Cher François (Morel): mais que Diable, allais-tu faire dans cette galère???
21 avril 2013
Promised land
C'est un film socio-écolo-politique qui parle d'extraction de gaz de schiste, dans les états reculés, agricoles états-uniens. Rien de bien follichon me direz-vous. Sauf que si!!
Matt Damon, y incarne, fort bien, Steve Butler,
un représentant d'un groupe énergétique, ultra doué, chargé de
convaincre les fermiers du coin d'autoriser le forage de leurs terre. On
est donc du coté des méchants, on s'attache même un peu à eux. Le film pose notamment la question de l'avenir économique et écologique de l'Amérique: les
gentils fermiers, endettés jusqu'au cou n'ont donc aucune échappatoire? Sombre avenir...
Mais la grande question du film est celle du choix de vie, de la morale, puisque Steve, va peu a peu remettre ses principes en questions, se demander si "it's a job" est une philosophie suffisante pour se lever le matin...C'est militant et réussi.
J'oubliais: la bande-son est extra.
Mais la grande question du film est celle du choix de vie, de la morale, puisque Steve, va peu a peu remettre ses principes en questions, se demander si "it's a job" est une philosophie suffisante pour se lever le matin...C'est militant et réussi.
19 avril 2013
Les gamins
Pur plaisir! C'est drôle et bien joué. L'histoire d'un cinquantenaire qui décide avec l'aide de son futur gendre de tout plaquer: femme (Sandrine Kiberlain, exquise chieuse, très attachée a sauver le Burkina et manger des graines), fille (Mélanie Bernier, so cute, comme d'hab) et canapé pour vivre (re-vivre) son adolescence. Les voila embarqués dans une quête de l'adolescence, déjantée et puérile, à coup de champagne, boites, soirées pyjamas, sorties roller en short moulant et épilation!
Le tandem Chabat-Boublil fonctionne parfaitement, les répliques sont fines et la musique impeccablement choisie (Big jet plane, the A-Team, ou encore Chabat-Boublil sur une moto au son de "Forever Young", ça m'émeut drôlement!! Parce que, selon moi, si le film fonctionne c'est avant tout par sa capacité à nous émouvoir tout en maintenant un grand et bon niveau de comédie. On se ressert volontiers! (j'y suis d'ailleurs retournée 4 jours plus tard) et j'ai autant ri que la première fois.
16 avril 2013
Mariage à l'anglaise
Avec Rose Byrne, Rafe Spall, Simon Baker et Anna Faris.
J'aurais fait la critique hier en sortant de la salle, j'aurais probablement dit: "pas mal, sans plus"...Après avoir vu "Des gens qui s'embrassent" de Danièle Thomson, je vais réévaluer à la hausse Mariage à l'anglaise, qui a au moins l'avantage de m'avoir fait rire et surtout de ne pas m'avoir donné l'envie de quitter la salle!
L'histoire d'un couple british, pas du tout raccord, auquel personne ne croit, ni le prêtre, ni les familles respectives, ni les potes, ni la conseillère/sexologue (le titre original: I give it a year est explicite et bien meilleur). Dans l'esprit parodie des comédies romantiques américaines, cette comédie du dé-mariage, trash, assez vulgaire, à bien y réflechir, n'est pas si mal!
PS: cela se confirme, je ne comprends pas un traitre mot de l'anglais british!
La vérité sur l'affaire Harry Québert
Mitigée...voici le principal sentiment que j'ai eu lorsque j'ai refermé la 700 ème page de ce livre! C'est addictif, efficace, prenant mais ça ne mérite pas tout ce buzz médiatique. Quant au Goncourt des lycéens, là, j'avoue, ça frôle l'hallucination. Certes, ça se lit d'une traite (je n'ai pas lâché le livre de mes 6 heures de TGV): on est pris par l'intrigue, entre thriller, réflexion sur l'écriture, réflexion critique sur la société américaine et histoire d'amour.... L'histoire d'un jeune écrivain américain en panne d'inspiration qui part dans le New Hampshire afin de prouver l'innocence de Harry Quebert, son professeur de lettres. Mais, à force de péripéties l'histoire perd en crédibilité et devient un peu pénible. Les 200 dernieres pages sont épuisantes tant elles snt chargées de renversement de situations.
Quant à l'histoire d'amour, mon Dieu, que c'est tarte! Les dialogues entre le héros et la jeune Nola sont à se faire pipi desus de niaiserie. Vous me direz, on est un peu con quand on est amoureux mais tout de même, un peu de tenue littéraire!!!
Enfin, une raison de plus d’être mitigée c'est ce sentiment bizarre d'avoir été embarquée un peu contre ma volonté, d'avoir été roulée sans m'en rendre compte. Comme si l'auteur, par un habile stratagème m'avait mis les indices à portée de main ou de vue tout en m’empêchant de les voir.
Etrange sentiment.
J'attends vos réactions!
15 avril 2013
Suite à un accident grave de voyageur
Très beau livre Monsieur Fottorino. Une fois de plus je suis sous le charme de votre plume, votre capacité à mettre des mots sur des émotions, sur la mort, le suicide dans notre société et notre quasi indifférence...60 pages et une bien belle réflexion.
10 avril 2013
Effets secondaires
Après une hésitation à aller le voir la semaine dernière, j'étais finalement restée devant ma télé devant une enquête d'Envoyé Spécial sur les drogues de synthèse. J'avais donc choisi mon camp: addictovigilance 1 ; pharmacovigilance 0. Trêve de plaisanterie pour les initiées, j'y suis allée quelques jour plus tard et été vraiment happée par ce thriller efficace, assez noir, qui nous maintient dans une permanente incertitude.
L'histoire, c'est celle d'un psychiatre qui prescrit un médicament (Abixa) à une jeune
femme en pleine dépression. Celle-ci, après quelques prises de pilules du bonheurs, se retrouve accusée d'avoir assassiné son mari, le psy est poursuivi. Effets secondaires ?
On a l'impression d'être dans le tambour d'une machine à laver: Soderbergh nous emmène dans un sens pour mieux nous retourner quelques minutes après. Ça fourmille de dénonciations, plus ou moins en filigrane, très justement analysées: les dérives de la médecine, la puissance (machiavélique) des laboratoires pharmaceutiques, les dérives d'une société américaine sans système de santé juste, le rôle pervers de la publicité...Quant aux acteurs : ils sont excellents, notamment Rooney Mara tantôt séduisante et fragile tantôt angoissante et manipulatrice!
PS: s'il fallait faire la fine bouche, je dirais juste à Jude Law qu'une recherche bibliographique, ne se fait pas sur le site internet du laboratoire qui commercialise le médicament!! Jude, si tu veux une initiation "recherche sur pubmed", j'ai un peu de temps!
On a l'impression d'être dans le tambour d'une machine à laver: Soderbergh nous emmène dans un sens pour mieux nous retourner quelques minutes après. Ça fourmille de dénonciations, plus ou moins en filigrane, très justement analysées: les dérives de la médecine, la puissance (machiavélique) des laboratoires pharmaceutiques, les dérives d'une société américaine sans système de santé juste, le rôle pervers de la publicité...Quant aux acteurs : ils sont excellents, notamment Rooney Mara tantôt séduisante et fragile tantôt angoissante et manipulatrice!
8 avril 2013
Quartet
Sur le papier c'est un peu les choristes à la maison de retraite. En vrai, c'est plutôt divertissant.
4 avril 2013
Amour et turbulences
Pas déplaisant, mais pas extraordinaire
pour autant. La mise en scène est sympathique (le principe des fondus
entre l'avion et les scènes du passé notamment) mais le film, dans son
ensemble manque d'humour. Nicolas Bedos s'en tire pas mal en arrogant/sans-moral/alcoolo/fétard/misogyne (rôle de composition?), Ludivine est charmante.
Il y a bien quelques répliques aiguisées, des personnages secondaires
plutôt décalés, Bedos et Sagnier forment un couple plutôt crédible mais
je n'ai pas savouré comme "20 ans d'écart", vu (et même revu) récemment. Des comédies romantiques, j'en ai vu tant et tant, que je deviens exigeante!
Ceci
dit, si je devais choisir de revoir un film d'avions : entre Almodovar
ou amours et turbulences, mon choix ira sans hésitation vers le dernier!
Corps et ame
"La musique était là, depuis toujours, elle serait toujours là ! Elle était tellement plus vaste que la vie, tellement plus forte, tellement irrésistible, elle révélait si puissamment l’existence d’une sorte de paradis sur terre, qu’elle balaya tout, devant elle"
Voila quelques lignes de ce magnifique roman sur la musique, New-York d'après-guerre, le jazz, mais aussi et surtout un roman de rencontres.
L'histoire, celle de Claude Rawlings, un petit garçon qui observe les voitures, les passants, la rue du soupirail de son appartement en sous sol de New-York et qui se découvre un don pour la musique. Comme par magie, même si on ne connaît rien à la musique (c'est mon cas), tout dans ce livre nous emporte dans le vie de Claude. Des ses premières notes sur le petit piano du fond de sa cave aux grands concerts autour du monde, Franck Conroy par une écriture sensible, subtile, musicale, nous fait vivre les rencontres inoubliables de Claude (Al, Weisfeld, le marchand d'instruments, Catherine, et tant d'autres), ses amours, des désillusions, ses pas vers la gloire...
L'histoire, celle de Claude Rawlings, un petit garçon qui observe les voitures, les passants, la rue du soupirail de son appartement en sous sol de New-York et qui se découvre un don pour la musique. Comme par magie, même si on ne connaît rien à la musique (c'est mon cas), tout dans ce livre nous emporte dans le vie de Claude. Des ses premières notes sur le petit piano du fond de sa cave aux grands concerts autour du monde, Franck Conroy par une écriture sensible, subtile, musicale, nous fait vivre les rencontres inoubliables de Claude (Al, Weisfeld, le marchand d'instruments, Catherine, et tant d'autres), ses amours, des désillusions, ses pas vers la gloire...
700 pages, certes, mais vrai trésor, incontestablement!
1 avril 2013
Les amants passagers
Déjà que je n'étais pas une grande fan d'Almodovar (en fait je connais
très mal) ce n'est pas ce
dernier opus qui va m'aider à le devenir! L'histoire d'un avion qui tourne en rond, faute de pouvoir atterrir, le train d'atterrissage étant HS, avec a son bord, entre autres, une vierge effarouché qui voit la mort arriver, deux jeune mariés, un homme d’affaires
véreux, un acteur malheureux, trois stewards gays, un pilote bisexuel et son co-pilote en plein coming-out.
En gros, il faudrait voir une métaphore de l’Espagne d'aujourd'hui gangrenée par la crise (l'avion tourne en rond), une dénonciation des clichés actuels (les homos se shootent à la mescaline directement sortie de leur orifice anal (sic), la vierge de première classe -finalement pas si effarouchée, apprend l'art de la gâterie sur un passager de la classe éco), tout le monde enfile tout le monde, s'essaie à la bisexualité. De mon tout petit point de vue, j'ai juste vu un film un brin trash, très porté sur le sexe, sans grand intérêt cinématographique et pas spécialement drôle. Pour sauver les meubles, je dirais qu'il y a deux ou trois jolies scènes, notamment hors de l'avion comme cette tentative de suicide sauvée par un téléphone (qui n'est pas un iPhone!) . J'ai également dégagé une jolie métaphore, toujours autour d'un téléphone: celui de l'avion, qui permet aux passager de téléphoner à leurs proches mais sans intimité. Ça c'est assez bien vu: bienvenus dans l'ère 2.0, tout est public, tout se partage... J'oubliais, j'aime aussi le titre du film, mais ça ne fait pas tout.
En gros, il faudrait voir une métaphore de l’Espagne d'aujourd'hui gangrenée par la crise (l'avion tourne en rond), une dénonciation des clichés actuels (les homos se shootent à la mescaline directement sortie de leur orifice anal (sic), la vierge de première classe -finalement pas si effarouchée, apprend l'art de la gâterie sur un passager de la classe éco), tout le monde enfile tout le monde, s'essaie à la bisexualité. De mon tout petit point de vue, j'ai juste vu un film un brin trash, très porté sur le sexe, sans grand intérêt cinématographique et pas spécialement drôle. Pour sauver les meubles, je dirais qu'il y a deux ou trois jolies scènes, notamment hors de l'avion comme cette tentative de suicide sauvée par un téléphone (qui n'est pas un iPhone!) . J'ai également dégagé une jolie métaphore, toujours autour d'un téléphone: celui de l'avion, qui permet aux passager de téléphoner à leurs proches mais sans intimité. Ça c'est assez bien vu: bienvenus dans l'ère 2.0, tout est public, tout se partage... J'oubliais, j'aime aussi le titre du film, mais ça ne fait pas tout.
Vous avez le droit de me dire que je suis
passée à côté. J'aimerais bien vos avis.
Louis, j'attends ton avis!!
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