1 janvier 2016

Le gout des Merveilles

L'histoire, c'est celle d'une jeune veuve qui fait dans l'arbre fruitier, et élève ses deux enfants dans une jolie propriété de la Drôme. Sur le marché, elle vend des tartes et ses merveilles en essayant de survivre sans  son mari, encadré sur la table de chevet. Un jour , elle renverse Pierre, superbe mâle et ... autiste Asperger. On le voit venir : il va être question d'autisme et d'amour, mariage pas évident! Il va surtout être question de deux êtres que tout oppose : l'un perçoit tout puissance 1000, l'autre ne voit plus la beauté de ce qui l'entoure .... Le résultat est loin d'être mauvais mais peut être un peu trop sucré à mon goût et manque de ce petit truc qui vous prend les tripes! Je sais que c'est Noël et qu'on a besoin de douceur mais c'est un peu invraisemblable. Les images sont très (trop?) belles, y a de la lavande, des champs de poiriers, des marchés sudistes, des abeilles .... pour exprimer l’hyperesthésie de Pierre mais les ficelles sont un peu trop visibles.  Restent deux acteurs à saluer: Virginie Effira  totalement nature, jamais vulgaire, comme on l'aime, dénuée de fards, dans des robes fleuries, portant des paniers de merveilles quelle que soit la saison. Et surtout  Benjamin Lavernhe, de la Comédie-Française étonnant dans le rôle de Pierre, alors que l'on pourrait s’attendre à des excès, du pathos, il met sincérité et tact pour interpréter ce personnage différent.
Note pour plus tard:  se mettre à la pâtisserie:  la tarte aux poires/pêches (last days of summer)  étant visiblement encore et toujours hautement sensuelle!!

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